Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Lorsqu’un Président se revendique comme un sale gosse qui ne pense qu’à casser ses jouets

François Bayrou, a présenté hier matin ses vœux à la presse et est intervenu sur France Inter, sur Itélé et sur RTL après la conférence de presse de Monsieur Sarkozy hier.

 

 


A plusieurs reprises, François Bayrou a insisté sur la puérilité de la méthode de cet « enfant de la télé» (comme aime à se définir Sarkozy lui-même). La politique du tournis, comme l’a définie le président du MoDem, c’est cette avalanche d’annonces, de prétentions souvent antinomiques les unes des autres à quelques semaines d’intervalles :

 

- Passer du «Tout deviendra possible pour la France » (notamment discours d’investiture du Congrès UMP 14/01/2007) au « On ne peut pas vider des caisses déjà vides »,

- Passer de la présentation des heures supplémentaires revalorisées à partir de la 36ème heure comme le remède magique à l’aveu de vouloir en finir définitivement avec les 35 heures (et donc en finir avec les heures supplémentaires) après avoir dit qu’il n’y toucherait pas « parce que c’est un acquis social » lors de son interview télévisée il y a à peine un mois puis revenir aujourd’hui pour rattraper la bévue lors de ses vœux aux parlementaires alors que son premier Ministre l’a clairement laissé entendre dans sa lettre d’orientation de fin décembre,

 

- Lancer tous les chantiers à grand renfort de commissions en tout genre mais sans prendre la moindre précaution de dialogue préalable,

 

… nous pourrions multiplier les exemples qui caractérisent cette boulimie infantile. A commencer par cette soif, cette jouissance de se mettre en scène de façon permanente ! Ou encore cette mauvaise foi ostensible qui lui fait dévier toute critique sur le fond en la caricaturant à l’extrême en une atteinte injuste de sa personne (voir attaque suite à la question de Laurent Joffrin). Il y a manifestement un constant délire de paranoïa maniaco-dépressive  comme le décrivent de plus en plus de journalistes et d’observateurs politiques (voir émissions C dans l’air du 8/01/08).

 

69747ad0c9f5bce2e165ae916a348f5d.jpg

 

Ces tocades, fanfaronnades, et ce constant désir d’attirer l’attention pourraient en effet se pardonner chez un enfant agité mais talentueux. Cette mégalomanie assumée (la culture du « moi, je »), cet usage immodéré de l’exhibition « décomplexée » voire l’usage désacralisé d’un mauvais goût et même de la vulgarité ne sont pas les qualités attendues d’un Président de la République !

 

Ce mépris affiché des valeurs intellectuelles au seul bénéfice des valeurs de l’argent comme mesure unique de la réussite n’est pas digne et toute référence galvaudée à un concept de « politique de civilisation » qu’il ne maîtrise manifestement pas n’y changeront rien.

 

Nous sommes tristes de constater que nos craintes d’avant l’élection se matérialisent aujourd’hui si profondément dans la méthode utilisée par le pouvoir (Nous avions pourtant voulu espérer que l’homme avait en effet changé… NDLR).  

 

Quant au fond, nous y reviendrons mais force est de constater qu’ainsi que nous le pressentions, les mesures prises n’ont rien arrangé dans notre pays au contraire ! Que les cadeaux du paquet fiscal de l’été ne marchent pas pour dynamiser l’économie française et ne servent en rien le bien-être des moins aisés.

 

Non, cette fameuse « rupture » qui justifierait tout ne sert qu’à casser, défaire méticuleusement, un par un les derniers ressorts de notre société française qui n’avait pas besoin de nouveaux clivages, de nouvelles luttes, de nouveaux conflits. C’est défaire pour défaire ! Aussi, nous serons moins aimables que François Bayrou, et nous condamnons ici ce qui n’est depuis 8 mois qu’une gigantesque entreprise de démolition des fondements de LA CIVILISATION FRANCAISE par un sale gosse capricieux désireux uniquement de jouir de son arrivisme avec le plus parfait cynisme.

卡拉·吕尼

 

 谢谢您

 

 

Commentaires

  • Oui, "un sale gosse" mais "ses" jouets c'est la République et ce seraient donc plutôt nos jouets!

Les commentaires sont fermés.