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  • Le Parti Socialiste est malade, rejoignez le Modem

    C'est à peu près la petite annonce qu'il faudrait passer dans le journal du Parti Socialiste pour construire l'alternance à l'expérience Sarkozyste.

    Bien évidemment François Bayrou a vocation à rassembler au-delà des partis, des citoyens aujourd'hui centre droit, des verts, des socialistes, des radicaux de gauche...les hommes et les femmes de bonne volonté qui veulent travailler tous ensemble dans l'intérêt de notre pays et des nos conciyens. Il reste que le PS est malade et que c'est sans doute le moment d'expliquer que la France a besoin d'une sociale démocratie attentive aux plus faibles comme aux valeurs de notre pays.

    Le programme Présidentiel de François Bayrou est d'ailleurs encore d'actualité dans tous les sujets.

    A La Rochelle le PS ne parle pas programme, mais lutte acharnée pour la succession de François Hollande. Le spectacle est consternant et atterant pour les français qui, aujourd'hui, sont victimes de l'absence de pouvoir d'achat et d'une crise économique qui ne dit pas encore son nom. Et cette crise au PS n'est pas terminée, la presse aujourd'hui estime que ce sont 3 blocs d'égale puissance qui s'affrontent.

    Ségolène Royal est encore populaire auprès des militants, c'était visible dans les images de vendredi.

    Martine Aubry creuse sa stratégie à la gauche du partie. Laurent Fabius a annoncé son soutien à sa candidature. Elle dialogue même avec Emmanuelli le dinosaure idéologique.

    Bertrand Delanoë pourrait compter sur le soutien de François Hollande.

    Voilà la situation du PS aujourd'hui, pour la France il serait temps que cette guerre cesse et que ce parti participe réellement à l'opposition à Sarko.

    Une nouvelle fois, le Modem montre qu'il sera un élément essentiel de la nouvelle majorité de 2012 par ses idées et par son programme. François Bayrou a une bonne image auprès des français, cela prouve que les électeurs ont conscience de tout cela.

  • C'est fait, Claude Allègre a rejoint Nicolas Sarkozy

    Cela aura pris du temps, mais Claude Allègre a tourné le dos à ses amis socialistes alors qu'ils sont en train de se rassembler à l'occasion de leur Université d'été de La Rochelle. Pas certains que les militants présents se souviennent de Claude Allègre malgré tout.

    C'est l'édition de ce jour du Parisien/ Aujourd'hui qui précise que Claude Allègre vient d'être nommé par Nicolas Sarkozy à la tête d'une mission officielle. Son mandat : organiser avant la fin d'année, des Assises européennes de l'innovation. Nicolas Sarkozy attend en outre des propositions concrètes !

    Déclaration en sus de Claude Allègre : "J'ai décidé d'aider mon pays !"

    Beaucoup de bruit pour rien.

    Une nouvelle fois, nous sommes dans le cadre d'un débauchage systématique de personnalités très éloigné d'une quelconque cohérence politique !

  • Pour Barack OBAMA, Sarkozy a tout faux !

    Hier à Denver, pendant la Convention Démocrate, c’était le grand discours d’intronisation du candidat Barack Obama, dont l’Elysée s’est très récemment vanté d’un coup de fil à l’adresse de Nicolas Sarkozy pour (nous citons) recevoir ses conseils (Sic !).

     

    Nous avons bien écouté ce discours (que vous pouvez consulter in extenso ci-dessus) et, à son étude, il apparaît clairement que le candidat à la Présidence des Etats-Unis est totalement à l’opposé tant du candidat que du président Sarkozy. En effet, constatez par vous-même :

     

    Alors que Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse, pendant sa campagne et depuis son élection de répandre à longueur d’interviews et de meetings son indécrottable assurance et sa foi dans un système économique qui privilégie, toujours plus, d’abord ceux qui vivent le mieux dans notre pays, Obama, en avance lui sur le modèle dominant actuel, propose de rompre avec cette légende :

    Parlant de John Mac Cain, son concurrent républicain, il lâche « Depuis plus de deux décades, il adhère à cette vieille philosophie républicaine dépassée : donner toujours plus à ceux qui ont le plus et espérer que la prospérité finisse par s’instiller goutte à goutte sur les autres, en bas ; A Washington, ils appellent cela la société de la propriété mais ce que cela signifie en réalité c’est « ne comptez que sur vous ». Sans travail ? Comptez sur le coup de bol. Pas de sécu ? Le marché y pourvoira. Né dans la pauvreté ? Elevez vous par votre propre milieu même si vous n’avez aucun appui. Vous êtes tout seul. »

    Rappelons-nous également les nombreuses insistances du programme Sarkozy l’année dernière en matière de crédit hypothécaire pour l’accession à la propriété (voir son discours du 14/09/2006 lors de la « convention pour la France d’après », celui à Saint Quentin le 25/01/2007, celui du lendemain au futuroscope de Poitiers, ou celui de Nantes du 15/03/2007 ou enfin sa conférence de presse sur le programme présidentiel du 28/04/2007 soit quelques semaines avant l’explosion de la crise des subprimes) ! Ainsi, notre président cathodique, à l’époque, proposait de développer en France le refinancement hypothécaire inspiré du modèle américain, cela supposait la création de super(s) Caisse(s) des Dépôts et Consignations assumant un rôle comparable à celui des Governement Sponsored Enterprises qui s’écroulent justement aujourd’hui aux USA avec la crise des subprimes ! Quelle prescience économique décidemment…et dire qu'il était supposé avoir tout prévu avec son équipe...

    Enfin, là où les réformes économiques agitées en tout sens depuis un an et demi en France n’ont eu pour seul résultat que de prélever toujours plus sur la classe moyenne ou pauvre, le leader Démocrate américain lui, entend rompre avec ces vieilles lubies conservatrices pour résoudre les défis économiques du XXIème siècle avec des mesures fiscales plus justes et équitables.

    En France, on applique le credo tant entendu dans les années 80 aux cafés du commerce réactionnaires.

    • Ce fût le cas hier avec les franchises médicales, les suppressions d’abattement total de la redevance pour les personnes âgées.
    • C’est le cas aujourd’hui avec le financement du RSA par un prélèvement supplémentaire ne touchant finalement que les petits porteurs et épargnants, les plus gros étant définitivement protégés par le bouclier fiscal sarkozien.
    • Ce sera le cas demain avec l’augmentation inéluctable des cotisations de mutuelles, la réduction de l’intéressement et de la participation des employés qu’on va rendre moins attractive et l’augmentation des services publics.

    Barack Obama, pour l’Amérique, a lui une autre vision : « Le changement signifie un code fiscal qui ne récompense pas les lobbyistes qui l'ont écrit, mais les ouvriers américains et les petites entreprises qui le méritent. À la différence de John McCain, je cesserai de donner des allégements fiscaux aux sociétés qui embarquent les emplois hors du pays, et je commencerai à les donner aux compagnies qui créent de bons emplois ici en Amérique. J'éliminerai des impôts sur les plus-values pour les petites entreprises et les créateurs d’entreprises qui créeront les postes à hauts salaires et les emplois high-tech de demain. Je diminuerai des impôts – DI-MI-NUE-RAI LES IMPOTS ! - pour 95% de toutes les familles actives. Puisque dans une telle économie, la dernière chose que nous devrions faire serait d'augmenter des impôts sur la classe moyenne. »

    En fait, vous l’aurez compris, loin d’une pseudo complicité, que les services de presse de l’Elysée voudraient nous faire gober (pour améliorer l’image de leur patron), entre les deux hommes, tout les oppose en matière économique ! Philosophiquement, ils sont même diamétralement opposés :

    • Notre président bave devant les puissances d’argent et est servile avec ses puissants homologues (Hu Jintao, Poutine, Assad et autres Kadhafi…), pendant qu’Obama revendique sa distance par rapport aux lobbies et aux grandes fortunes.
    • Notre Chef d’Etat pense que la solution de tous nos maux est que les travailleurs pauvres travaillent plus ! Même le dimanche s’il le faut ! Que les chômeurs cessent de faire les difficiles et prennent n’importe quel boulot ! Même à deux heures de chez eux ! Et quitte à prendre un boulot sous qualifié !  

    Le  leader Démocrate insistait hier à Denver sur une mesure totalement différente de ce qui constitue le progrès pour une nation : « On ne mesure pas la force de notre économie par le nombre de milliardaires que nous avons ou aux gains des 500 plus grandes fortunes mais plutôt en constatant si quelqu'un avec une bonne idée peut prendre un risque et commencer des affaires nouvelles, ou si la serveuse qui vit de ses pourboires peut prendre un jour de congé pour s'occuper d'un enfant malade sans perdre son travail - une économie qui honore la dignité du travail. »

    La politique actuelle, comme l’a dit, redit et rappelé François Bayrou, n’innove en rien ; elle n’est que l’application en fait, des vieux fantasmes conservateurs et rétrogrades qui ont germé dans les années 80 dans les cercles aigris de caciques faussement désignés comme « libéraux » ! Les vieilles recettes employées en France aujourd’hui n’ont réussi ces 20 dernières années qu’à creuser toujours plus les inégalités. Monsieur Sarkozy en est le promoteur aujourd’hui dans notre pays, mais vous verrez que, lui qui aime tant copier ce qui vient des Etats-Unis, finira, dans 20 ans, par enfin prôner le même idéal ! Il aura eu, comme toujours, 20 ans de retard ! La France, elle, ne peut se permettre une folie de plus ! Il n’y a donc qu’une solution pour notre pays : que la parenthèse actuelle se referme le plus tôt possible !

    Alors nous, ces histoires de coup de fil… vous comprenez pourquoi ça nous fait doucement rigoler !