03.10.2008

Crise financière : Virtualité de la finance et crise économique

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On nous a objecté (ici) "Non, la finance n'est pas déconnectée de l'économie réelle, en fait mis-à-part la fantastique connerie du mark-to-market (l'enregistrement comptable à la "valeur de marché"), la finance ne créé par de richesse à partir de rien (à une exception près, qui est la création par les banques centrales, qui prêtent aux banques de l'argent -qui n'existe pas, donc qu'elle créé- qu'elles réinjectent dans l'économie, mais rappelons que ces prêts ne se font pas n'importe comment, sinon, on aurait une inflation délirante de la masse monétaire mondiale). "

 

ET LES WARRANTS, LES ASSET SWAPS ET LES TRACKERS?? Ca part de quelque chose de réel! NON!


Un exemple pour finir sur ce point : Sait-on qu'une grande banque française a même lancé (commercialisé) auprès de ses clients un tracher "Royal" et un tracker "Sarkozy" début 2007? C'est à dire un titre fondé par des financiers sur la potentialité de progression ou de chute d'un panier de valeurs qu'ils attribuaient à l'un des deux candidats. C'est de la réalité économique ça? Non, c'est du jeu! Du pur jonglage!

 

N.B. : pour les trakers « Sarkozy » et « Royal » ref : ici

C'est bien sur ce postulat qu'il faut s'arrêter pour comprendre qu'en effet la finance actuelle est MAJORITAIREMENT FICTIVE! Les ratios entre le PIB mondial et le total des valeurs créées en une année sur le seul marché américain suffisent pour illustrer combien le décalage au fil des décennies en faveur du second caractérise une grande illusion. Et non ! Comparer un volume d'instruments financiers à un PIB (qui est une création de richesses, mesurant la valeur ajoutée créée par une économie) N'EST PAS une absurdité sans nom!

Tant que le ratio (personne ne nous démentira lorsque nous évoquons les ratios qui existent entre des éléments du bilan et les résultats nets des sociétés. C'est même ce qui souvent est la base de notations...) est raisonné, cela peut se comprendre. Mais si le facteur passe en dix ans de 5 à plus de 25 aujourd'hui, comment l'interpréter sinon pas une débordante (qui aura fini par débordé d'ailleurs tout le monde) frénésie instrumentale plus destinée à planquer la réalité et la refiler ainsi au suivant qu'à imaginer des schémas compréhensibles pour simplement "couvrir" les risques.

Lorsqu'il n'y a plus aucune corrélation entre la Valeur produite par tous les secteurs marchands et étatiques et le montant total de la somme erratique des titres créés pendant la même période, la bulle est inévitablement appelée à éclater à l'approche de la moindre aiguille.

Et il y a bien pire! Les responsables des organismes de cotation ou de contrôle (modérateurs COB, AMF, Euronext etc..) avouent facilement en privé qu'ils étaient dépassés par la masse des projets de mise en circulation de produits financiers nouveaux et leur complexité croissante.

 

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Commentaires

Le problème des valeurs de ce genre de titre est qu'on leur attribue une valeur fictive.

Exemple concret (et bidon):
Je collectionne les coquillages.
Me voici avec un superbe Spondylus clarksoni qu'un collectionneur évalue à 1000 euros.
Je peux inscrire dans mon patrimoine la valeur de 1000€ et dire que je suis riche de 1000€.
Le hic, c'est que tant que personne n'est prêt à acheter mon Spondylus clarksoni au prix de 1000€, il ne vaut rien...

La valeur d'une chose n'est que celle qu'on est prêt à (réellement) débourser pour l'acquérir.

Écrit par : KaG | 03.10.2008

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