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  • Dieudonné en prison !

    Le spot-disant humoriste Dieudonné a fait applaudir Faurisson le négationniste de la Shoah par 5000 spectateurs vendredi dernier.

    Vous ne nous croyez pas, alors respirez un bon coup et regarder cette vidéo qui est à vomir http://www.lepost.fr/article/2008/12/28/1368301_dieudonne-introducing-faurisson.html

    Aujourd'hui, un inconnu notoire est en prison ainsi que sa femme pour avoir formenté des attentats contre les trains de la SNCF. Cela rappelle les lettres de cachet qui datent de la royauté en France. Il n'y a rien dans le dossier comme chacun sait et même pire encore les trains continuent à être en panne régulièrement. Alors qu'attendent les autorités judiciaires pour libérer ces deux personnes ?

    Par contre, messieurs Dieudonné et Faurisson sont toujours en liberté !

    Qu'attend la justice de Sarkozy pour agir ?

    Il y a des lois pour interdir des propos tellements orduriers. C'est scandaleux de laisser encore un micro à Dieudonné qui a toujours les insusltes aux lèvres. Il ne s'en cache plus, ses excès c'est pour se faire de la pub !

    Il faut que cela cesse monsieur Sarkozy !

  • Joyeux noël à tous avec une belle histoire en plus

    Elle est à lire en cliquant sur le lien suivant http://www.blogdei.com/index.php/2008/12/25/4500-un-ange-capture-par-la-camera-de-securite-d-un-hopital

  • Mouvement Démocrate, Ad augusta per angusta.

    modem.jpgLe 10 mai 2007, quelques jours après l’élection de Nicolas Sarkozy, François Bayrou lors d’un Conseil National de l’UDF à la mutualité, lançait officiellement le Mouvement Démocrate. Celui-ci tenait, quelques mois plus tard, en décembre 2007, à Villepinte, son congrès fondateur. Où en est le MoDem aujourd’hui ?

     

    Ce nouveau mouvement politique devait répondre à la formidable attente née durant la campagne présidentielle. 7 millions d’électeurs avaient manifesté leur volonté de sortir du clivage artificiel droite - gauche, UMP – PS. Résolument inscrit dans la « résistance » à la politique toujours plus inégalitaire proposée par Nicolas Sarkozy, ce mouvement avait pour objet de permettre aux citoyens de « faire de la politique autrement ».

     

    L’Hérétique, nous invitait, il y a quelques jours, à poursuivre une chaîne de blogueurs MoDem en mentionnant « 2 choses qui vous ont fait douter et 3 choses qui vous ont rendu fier d'être au MoDem ».

     

    Un petit tiers seulement des membres du Mouvement Alcibiade fait partie du MoDem, les autres ayant choisi de rester dans leurs formations d’origine (PS, verts, PRG, UMP) ou de se contenter d’une appartenance à divers cercles et clubs de réflexion tout en oeuvrant dans l’ombre vers le même idéal. Seuls ceux parmi nous qui ont adhéré au MoDem répondront donc directement à notre Hérétique préféré. Il n’en demeure pas moins que les autres ont suivi avec beaucoup d’intérêt l’évolution de cette formation politique originale et… pourquoi le cacher, plusieurs d’entre nous se sont souvent demandé si finalement ils ne feraient pas mieux de rejoindre le Mouvement Démocrate. Jusqu’ici, tous ont jugé être plus utiles ailleurs.

     

    Le bilan que nous dressons dans ce billet sera donc double. D’une part, le bilan du MoDem vu de l’extérieur, d’autre part celui vécu de l’intérieur par ceux d’entre nous qui y ont adhéré.

     

    Le MoDem vu de l‘extérieur :

     

    Il faut bien le reconnaître, malgré quelques ratés du début, ce mouvement semble dans la plupart des fédérations et au niveau national avoir réussi sa phase de lancement en relevant trois défis :

     

    -          Fédérer des courants de pensée, des femmes et des hommes qui n’auraient jamais pu se retrouver dans une UDF trop uniquement marquée au centre droit par l’histoire.

    -          S’imposer des procédures démocratiques de désignation des responsables sans verser dans la consultation systématique ou la formalisation de courants souvent sclérosantes.

    -          Permettre à des béotiens en politique de s’investir, de participer et de proposer.

     

    Pourtant, le MoDem a encore quelques lacunes qui obèrent son efficacité politique :

     

    -          Le quasi-amateurisme de cette structure est en décalage avec la volonté de son leader incontestable d’être en Résistance au pouvoir actuel. Une lenteur souvent chronique à réagir (sauf peut-être sur le Web) par des actions militantes coordonnées lui est encore préjudiciable. Certes, il sera encore longtemps difficile à cette formation de se doter d’une « machine de guerre » telle que l’UMP a su la développer. Il est même probable, que cette forme de militantisme ne soit finalement en phase ni avec la culture de ses militants ni avec les volontés de ses responsables. Peut-être, ce mouvement est-il finalement plus en avance que le PS, le PC, la LCR ou l’UMP en s’abstenant de grandes campagnes de tractages, d’affichages ou de grands rassemblements pour réagir à la politique gouvernementale ou relayer les « mots d’ordre » de ses leaders et candidats… Il reste qu’une des forces des formations politiques plus traditionnelles est encore de nos jours d’engager des démonstrations de forces tant pour impressionner les relais d’opinions (media, analystes politiques, partenaires sociaux ou associatifs…) que pour « regonfler le moral » de leurs adhérents.

    -          En dehors de François Bayrou, les autres responsables nationaux du MoDem sont encore trop peu visibles. Exception faite de Marielle de Sarnez, sans doute, l’opinion publique ne perçoit pas encore distinctement un groupe de poids aux cotés du leader et des personnalités prêtes à assumer les plus hautes responsabilités de l’Etat. Depuis quelques mois seulement, nous assistons pourtant à l’éclairage médiatique progressif de personnalités de talents tels Jean-Claude Benhammias, Corinne Lepage ou Jean Peyrelevade mais cela est encore balbutiant et il faudra monter en puissance sur cette valorisation (médiatique). L’apport d’un Jean-François Kahn dans les futures échéances électorales devrait étoffer cette visibilité. On a beau avoir les meilleures idées, les plus ambitieuses propositions politiques… si personne ne les relaie efficacement…

    -          Le travail de réflexion programmatique et de formation interne a été trop long à se mettre en place. Des mois furent perdus durant cette première année d’existence et les volontés les plus impatientes se sont usées, voire lassées d’un immobilisme qui fût, il faut bien le dire, souvent entretenu par la vieille garde UDF quelque peu effrayée par ces « hordes déferlantes » troublant leur routinière quiétude de notables.

     

    Mais, laissons maintenant le clavier aux adhérents MoDem dans nos rangs…

     

    Le MoDem vécu de l‘intérieur :

     

     

    Le doute est inhérent à toute action politique. Ceux d’entre nous qui ont adhéré au MoDem étaient parfaitement conscients de la tâche gigantesque que ce nouveau parti devait relever.

     

    -          Le défaut d’une organisation efficace fût souvent source de doutes. Combien de fois, des adhérents faisaient part de besoins locaux, de problèmes pratiques et ne recevaient aucune réponse...

    -          Nous avons regretté l’incapacité partielle à intégrer, rattraper certaines compétences, certains talents, certaines énergies qui peu à peu se sont lassés ou sont parties ailleurs. Souvent à la suite d’une incompréhension ou de la tiédeur de certains cadres, des initiatives furent bloquées, dénigrées et leurs auteurs, même s’ils n’avaient, sur la forme, pas toujours pu contenir calmement leur frustration bien compréhensible, furent alors écartés alors qu’ils n’avaient pour objectif que l’excellence du MoDem.

     

    3 raisons d’être fiers du MoDem :

     

    -          Ce qui à l’opposé a toujours redonné une grande fierté à ceux d’entre les Alcibiade qui ont adhéré au Mouvement Démocrate, c’est sans conteste, la valeur humaine de François Bayrou surtout. Mais au-delà, cette très grande générosité et cet engagement désintéressé et naturel de la plupart des militants, des blogueurs et des responsables nationaux.

    -          Le positionnement lors des dernières élections municipales fût, contrairement à ce que les media et les caciques des autres familles politiques se sont amusés à caricaturer, dans l’exact énoncé de l’utilité de ce mouvement. Ne pas se comporter, nationalement comme localement, en robots formatés mais, au contraire pouvoir s’associer à des femmes et des hommes dont les réalisations ou les projets allaient dans le sens du progrès humain, c’est finalement ce qui est arrivé. Ainsi, à Dijon par exemple la position du MoDem ne fût pas la même qu’à Bordeaux et c’est tant mieux !

    -          La réserve d’énergie et de compétences que recèle ce parti est impressionnante. Pour tous ceux qui ont participé aux différents travaux internes, une constante revient : la qualité et l’originalité des interventions.

     

     

    Il est trop tôt pour dire si le Mouvement Démocrate remplira sa mission. De toute façon, la création d’une formation plus large que l’ancienne UDF était nécessaire n’en déplaise aux Arthuis, Benoit et autres Mercier. Les Alcibiade continueront quoiqu’il en soit leur route parallèle. Qu’ils soient MoDem ou non, ils continueront à travailler ensemble jusqu’à ce que nous puissions tous ensemble être à nouveau fiers de notre pays, de ses institutions et des valeurs de tolérance, de progrès et d’humanisme qui l’animeront de nouveau. Et le combat pour y parvenir livrera son ultime bataille dans trois ans désormais !

     

    Demain de toute façon, il faudra que de vrais démocrates se rassemblent pour reconstruire après la triste parenthèse actuelle, un modèle de démocratie et de vie publique digne et respectueux de tous. Ce chemin est étroit tant pour le MoDem que pour tous ceux qui résistent ailleurs. Mais c’est par ce long chemin étroit que nous avons choisi MoDem ou non-MoDem de progresser vers la victoire. Ad augusta per angusta !

     

    Nous sommes curieux de connaître les réponses qu’apporteront SylvainLisette, et Antoine.