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  • Panier de crabes dans un étang et mort d'un ministre

    Boulin.jpgCurieusement, le jour du prononcé du jugement de première instance condamnant entre autres Charles Pasqua dans l'affaire dite de l"Angolagate", on entendait à nouveau le nom d'une autre affaire, vieille de près de trente ans, concernant la mort constatée le 30 octobre 1979 d'un ministre en exercice à l'époque, Robert BOULIN, retrouvé sans vie dans un étang des environs de Rambouillet.

     

    France Inter, dans un dossier très complet, fait état, cette semaine, de nouveaux témoignages  concernant la mort de ce ministre du Travail et de la participation. Ces nouveaux témoins accréditent la thèse de l'assassinat. L'avocat de la famille réclame la réouverture de l'enquête judiciaire pour faits nouveaux pouvant conclure à un assassinat.

     

    Cette affaire classée à la va-vite, après conclusion à un suicide, a été suivie depuis 30 ans par le journaliste Benoit Collombat. Parmi les éléments pouvant conduire à la piste criminelle aujourd'hui, France Inter annonce :

     

    • Un ancien assistant des médecins légistes ayant participé à la deuxième autopsie de Robert Boulin en 1983 parle pour la première fois publiquement d’un « coup » derrière le crâne du ministre et de la trace d’un « lien » au poignet.

    • L’ex-ministre gaulliste Jean Charbonnel dévoile les confidences d’Alexandre Sanguinetti sur l’« assassinat » de Robert Boulin. Des propos confirmés par la fille d’Alexandre Sanguinetti. Jean Charbonnel déclare : « Je n’ai plus de doute : Robert Boulin a été assassiné ».

    • Un ancien policier, aujourd’hui conseiller national UMP dans la 3ème circonscription de Vendée, affirme que son oncle, « indic » infiltré dans le « milieu » pour le compte de la police, aurait assisté à l’assassinat de Robert Boulin, avant d’être abattu un an plus tard dans une fusillade.

    • Un ancien fonctionnaire du SRPJ de Versailles -service de police chargé à l’époque de l’enquête sur la mort de Boulin- affirme aujourd’hui ne « plus croire au suicide » et met en doute le témoignage de certains de ses collègues à l’époque.

    • Des écoutes téléphoniques de novembre 1966 révèlent que le Procureur général en charge de l’affaire Boulin, qui s’est rendu sur place dans la nuit du 29 au 30 octobre 1979 avant la découverte officielle du corps, était intimement lié aux réseaux Foccart et faisait libérer des truands. Ce que confirme l’ancien patron de l’OCRB (Office central de répression du banditisme) Lucien Aimé-Blanc.

    • Un ancien acteur du BTP raconte pour la première fois publiquement comment trois semaines avant la mort de Robert Boulin un responsable du RPR lui tient cet étrange propos : « Boulin a cru que c’était arrivé. Le problème sera bientôt réglé. On n’en entendra plus parler ! »

    • 30 ans après la mort du ministre, la CIA (Central Intelligence Agency) refuse toujours de « déclassifier » le dossier Boulin, pour des raisons notamment de « politique étrangère ».

    D’autres témoignages inédits et documents sont à retrouver dans ce dossier spécial, 30 ans après la mort de Robert Boulin.

     

    Une affaire donc dans laquelle on retrouve bien entendu les grands acteurs politiques de la fin du XXème siècle (Jacques Chirac, Raymond Barre, Valery Giscard d'Estaing et le ministre de l'intérieur der l'époque Christian Bonnet) mais aussi le SAC, les réseaux africains de Jacques Foccart, de hauts magistrats, des milieux d'affaires, un actuel sénateur UMP de l'Aube, Yann Gaillard (directeur de cabinet de Boulin à l'époque) et même Philippe Mestre et Raymond Soubie (actuel conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires sociales), membres du Cabinet du premier ministre de l'époque ainsi que Claude Guéant (conseiller technique du ministre de l'intérieur à cette époque)...

     

    A consulter d'urgence pour bien appréhender les éléments de cette affaire colossale, le dossier de France Inter : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1004

     

     

     

  • Chez Ruquier samedi dernier la pornographie n'était pas où on l'attendait

    Dans la dernière émission "On n'est pas couché", affrontant les critiques d'Eric Zemmour et Éric Naulleau, se sont succédées l'une des plus célèbres actrice du X, Katsuni et Isabelle Balkany venue défendre l'indéfendable (mais après tout, c'est visiblement son habitude depuis les différentes affaires qui ont conduit aux condamnations de son mari, et sa momentanée mise à l'écart de la vie politique) mise en scène de la candidature du fils du locataire de l'Elysée à la tête de l'EPAD.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A noter ce commentaire furtif de Naulleau pendant l'émission ( dont vous pouvez visionner l'intégrale ici ) malheureusement laché (pour ne pas dire lâchement) alors que l'intéressée avait quitté le plateau depuis longtemps mais avec lequel nous ne pouvons qu'être en phase, surtout après la qualité du débat que Katsuni, ayant récemment reçu un Hot d'Or, a soutenu sur la place et l'évolution du porno et son influence sur les pratiques sexuelles :

     

    "Entre Isabelle Balkany et Katsuni, la pornographie n'est pas où on l'attendait."

     

    C'est vrai qu'il faut une certaine dose de vulgarité pour soutenir mordicus l'insoutenable!

     

    Pour finir sur cette affaire, demandez à tous ceux qui ne trouvent qu'une raison à la légitimité de Jean Sarkozy d'avoir voulu se présenter à la présidence du premier pôle d'affaires européens : son élection démocratque à 52% des voix comme conseiller général de Neuilly? Demandez leur s'ils se souviennent qui avait reçu l'investiture de l'UMP jusqu'à 5mn de la clôture des candidatures en préfecture?... Le nom de Arnaud TEULE leur rappelle-t-il encore quelque chose?

  • Quand le jogging présidentiel passe avant la correction

    sarko maleducato.jpgLa scène se passe la semaine dernière lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies à New-York. Si, peu de media français y ont fait allusion, en revanche à l'étranger, la presse n'a pas manqué de relever l'impolitesse française (à l'image de ce titre ci-contre de la Stampa).

     

    "Obama ne le trouve pas :

     

    Sarko faisait son jogging et arriva en retard au siège de l'ONU.

     

     

    Obama a trahi un instant de surprise lorsque, arrivé à la délégation française du Conseil de Sécurité de l'ONU, il n'a pas à trouvé le président Nicolas Sarkozy mais son ministre des Affaires Étrangères Bernard Kouchner. Kouchner a dû vraiment s'excuser pour "le retard du président" ; en expliquant, avec un sourire, que " il faisait son jogging dans les rues de Manhattan". Obama a rendu le sourire, en procédant rapidement aux poignées de main autour de la table. Sarkozy est arrivé deux minutes après mais Barack Obama n'est pas retourné en arrière. Et la poignée de mains entre les deux leaders n'a pas eu lieu".