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bourse finance - Page 3

  • Finance : Faites vos jeux… rien ne va plus

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    Nous n’avons que très peu évoqué sur ce blog les causes, enjeux et solutions de la crise financière actuelle. Nous avons entre nous déjà, il est vrai, des opinions et références si diverses que le défi de parvenir à une synthèse de fond nous avait paru au départ un exercice délicat.

     

    Pourtant, suite à une série de billets sur les blogs de Hervé Torchet (là et ), de l’Hérétique (ici et ) et de Christophe Ginisty (ce billet) et le débat qui s’est ouvert suite à quelques uns de nos commentaires (ici par exemple), nous sommes parvenus à rassembler nos idées sur quelques idées simples que nous avons voulu répartir dans les quelques billets précédents (un seul billet eut été indigeste pour beaucoup) :

     

    Crise financière : On nous a vendu de la poudre aux yeux

     

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    Les dix dernières années ont  été celles de l’euphorie marchande et du triomphe apparent de l’idéologie néolibérale décomplexée.  Ceux qui mettaient en garde l’opinion des risques d’éclatement étaient renvoyés d’un revers de main à leurs chères études. François Morin (pas Hervé !) entre autres avec « le nouveau mur de l’argent » (seuil 2006), Nouriel Rubini (qui avait alerté dès 2006 les autorités fédérales américaines sur le danger des subprimes) et même François Bayrou Lire la suite ici>>>

     

    Crise financière : Zorro est arrivé !

     

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    Comme toujours, Nicolas Sarkozy (qui voulait l’an dernier dépénaliser le droit des affaires… NDLR), après un silence pesant, s’est successivement mis en scène, la semaine dernière, à la tribune de l’ONU et devant un parterre de militants UMP médusés à Toulon dans le rôle qu’il affectionne tant : Celui du Zorro surgissant de la nuit courrant vers l’aventure au galop. Zorroooo Zorrooo Zorrooo !

     

    Soudain, celui qui se voulait l’avocat (le valet ?..) des puissants se mue en procureur médiatique des spéculateurs , des parachutés en lingots et des inconscients de la finance. Dingue ça ! Lire la suite ici >>>

     

    Crise financière : La stratégie CYA

     

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    « Cover Your Ass ! », planque tes fesses en français dans le texte fût bien le mot d’ordre de tous ceux (majoritaires) qui avaient en charge de gérer les actifs pourris dont ils avaient hérité aux fils de ces années. Alors on vit apparaître sur le marché des instruments financiers toujours plus nombreux, toujours plus complexes. Présentés officiellement sur toutes les places financières comme suffisamment sophistiqués pour garantir aux acquéreurs de tout risque, ils n’étaient pour la très grande majorité que des tours de prestidigitation. La manœuvre était simple, amalgamer de façon suffisamment opaque des titres déjà contaminés avec d’autres valeurs, elles-mêmes complexes pour qu’aucun acquéreur ne s’aperçoive de l’embrouille et le refiler ainsi maquillé le plus vite possible au voisin. Cette « titrisation par strates successives finit par créer ex nihilo une frénésie de valeurs dont même les créateurs finissaient par ne plus savoir exactement ce qu’elles représentaient. Lire la suite ici>>>

     

    Crise financière : Avec le Plan Paulson n°1, nous pissions dans un violon !

     

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    Le plan Paulson tel qu’initialement présenté et rejeté une première fois par la chambre des représentants n'aurait sans doute rien changé. Pour ceux qui lisent la langue de Shakespeare, nous vous suggérons l'analyse de Nouriel Roubini avec le lien ci après :

     

    http://www.rgemonitor.com/blog/roubini/253783/is_purchasing_700_billion_of_toxic_assets_the_best_way_to_recapitalize_the_financial_system_no_it_is_rather_a_disgrace_and_rip-off_benefitting_only_the_shareholders_and_unsecured_creditors_of_banks

     

    Roubini est le premier expert à avoir alerté l'opinion fin 2006 sur le risque de crise des subprimes (entre autres choses...)

    Pour résumer, Roubini analyse en détail pourquoi le plan de sauvetage des 700 milliards prévu était une erreur:

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    Crise financière : Virtualité de la finance et crise économique

     

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    On nous a objecté (ici) "Non, la finance n'est pas déconnectée de l'économie réelle, en fait mis-à-part la fantastique connerie du mark-to-market (l'enregistrement comptable à la "valeur de marché"), la finance ne créé par de richesse à partir de rien (à une exception près, qui est la création par les banques centrales, qui prêtent aux banques de l'argent -qui n'existe pas, donc qu'elle créé- qu'elles réinjectent dans l'économie, mais rappelons que ces prêts ne se font pas n'importe comment, sinon, on aurait une inflation délirante de la masse monétaire mondiale). "

     

    ET LES WARRANTS, LES ASSET SWAPS ET LES TRACKERS?? Ca part de quelque chose de réel! NON!


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    Crise financière : Lorsqu’on vous parle de « couverture » de risques, méfiez-vous !

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    Si la titrisation se bornait à ce qu’on annonçait partout comme la panacée en matière de couverture explicable de risques clairement définis, la vie financière serait merveilleuse! Mais c’est feindre d'ignorer ici ce que regroupe en pratique ce vocable : Il s'agit dans 80% des cas d'amalgamer dans un seul titre négociable une foultitude de valeurs (actions, obligations, options diverses, et sous-titres même). Si bien que même ceux qui créent ces instruments ne savent pas en réalité avec précision ce qu'ils représentent!


    Non la finance n'est pas LA MECHANTE FINANCE

     

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    Oui la finance est utile!

    Oui c'est une activité indispensable pour le développement d'autres activités humaines!

    Et de la même manière qu’il convenait de se montrer plus circonspect lorsqu’on nous faisait naguère l’éloge du marché autorégulé, l’apologie de la réussite facile et de la nécessaire valeur bienfaitrice de l’argent-roi, il faut aujourd’hui se méfier des parures torquemadesques d’un Sarko-guevara presque prêt à légitimer demain l’établissement de Kolkhozes et Sovkhozes financiers !

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    Précision : Bien qu'ayant, pour quelques uns d'entre nous, suivi des études assez poussées en économie, bourse ou finance, aucun d'entre les Alcibiade n'exerce de profession dans le secteur bancaire, boursier ou même dans un des pans du secteur public chargé de contrôler (wouarf!) le secteur financier. Cela ne nous rend pas plus objectifs ou crédibles... mais pas moins!

     

     

     

  • Crise financière : On nous a vendu de la poudre aux yeux

    Les dix dernières années ont  été celles de l’euphorie marchande et du triomphe apparent de l’idéologie néolibérale décomplexée. 

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    Ceux qui mettaient en garde l’opinion des risques d’éclatement étaient renvoyés d’un revers de main à leurs chères études. François Morin (pas Hervé !) entre autres avec « le nouveau mur de l’argent » (seuil 2006), Nouriel Rubini (qui avait alerté dès 2006 les autorités fédérales américaines sur le danger des subprimes) et même François Bayrou pendant sa campagne n’étaient considérés que comme des Cassandre mal embouchés qui venaient troubler la fête. Il fallait faire taire ces messagers de mauvais augures qui osaient remettre en cause cette main invisible du marché qui allait conduire les peuples vers la prospérité et autoréguler naturellement les déficiences de nos vieilles économies.

    L’Etat devait s’effacer en tout et partout. Les mots d’ordre étaient déréglementation, fluidification, désengagement de l’Etat. L’orthodoxie ultralibérale nous exhibait alors les visages rayonnants de ces golden boys audacieux et de ces génies de la finance moderne qui inventaient chaque jour toujours plus de produits et mécanismes complexes. Le contraste était saisissant avec ces tristes agents de l’Etat qu’on présentait toujours dépassés, anachroniques, et attentistes.

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    Le mirage de l’enrichissement exponentiel et généralisé faisait recette. Le bling bling s’affichait ! On nous abreuvait d’exemple et d’études censées illustrer les vertus d’un système qui en enrichissant toujours plus vite les plus audacieux et les plus aisés finirait (un jour) par profiter inéluctablement à tous. C’était d’ailleurs le fondement du programme de l’UMP dès 2005 : Christine Lagarde s’enorgueillissait même de le rappeler à la tribune de l’assemblée, il y a un an. L’objectif était de réconcilier les français avec l’argent:

     

    Souvenons-nous de son harangue de l’époque lorsqu’elle anticipait les pensées de son maître :

    « Il n’y a rien de honteux à vouloir gagner davantage d’argent. Cessons d’être aussi pudiques sur un

    désir qui rejoint bien souvent celui du groupe. (…) Ce qui importe, aujourd’hui, c’est de se battre pour s’imposer soi-même, et non pas de lutter contres les autres. « 

     

    Et ce qui suivait est encore plus énorme lorsqu’elle en appelle à la culture RnB :

     

    « Demandez aux jeunes, y compris et surtout ceux des quartiers difficiles : un riche, dans leur esprit, ce n’est plus un rentier exploiteur, c’est bien souvent un entrepreneur qui a réussi. Pour eux, l’argent n’est plus synonyme d’injustice, mais d’espoir. Nos jeunes, ils n’ont pas envie de renverser l’ordre des choses, ils ont envie de s’y afférer. Cet état d’esprit est bien reflété par la nouvelle tendance du rap et du R’n’B contemporains. Je vous invite à disséquer ces paroles. Vous y trouverez une vision de la société que ne renierait pas notre gouvernement, où créativité individuelle et solidarité collective sont intimement liées. Que la jeunesse de notre pays ait une telle envie de réussir, de "crier victoire", c'est, pour nous, le plus bel encouragement à poursuivre notre tâche. »

     

    C’était le temps, révolu désormais, de l’ultra-libéralisme débridé…

     

    Mais, les temps changent vite et les postures aussi pour la Sarkozie. Septembre 2008 et son avalanche de faillites et de « nationalisations » américaines de temples de l’économie libérale a bouleversé la donne et les discours du pouvoir.

  • Crise financière : Zorro est arrivé !

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    Comme toujours, Nicolas Sarkozy (qui voulait l’an dernier dépénaliser le droit des affaires… NDLR), après un silence pesant depuis des semaines sur le sujet, s’est successivement mis en scène, la semaine dernière, à New York et devant un parterre de militants UMP médusés à Toulon dans le rôle qu’il affectionne tant : Celui du Zorro surgissant du fond de la nuit courrant vers l’aventure au galop. Zorroooo Zorrooo Zorrooo !

     

    Soudain, celui qui se voulait l’avocat (le valet ?..) des puissants se mue en procureur médiatique des spéculateurs , des parachutés en lingots et des inconscients de la finance. Dingue ça ! A l’entendre, il faudrait désormais le croire lorsqu’il prétend vouloir s’attaquer aux responsables de la crise actuelle…

     

    Et dans sa foulée, ses habituels thuriféraires d’en rajouter comme lui sur la nécessaire lutte contre « un système, celui de la finance folle » (Figaro Magazine), contre « cette financiarisation de l’économie » engendrant des « comportements anormaux et immoraux » (Le figaro), contre même « la racaille de Wall Street » (Les échos)! Un seul mot d’ordre désormais « sus aux charognards ! », « A bas les prédateurs !» Demi tour donc (une fois de plus) pour la stratégie présidentielle !

     

    Sous la houlette d’Henri Guainot, le président cathodique n’a pas de mots assez durs maintenant pour un marché irresponsable et dans grand sac fourre-tout, il hurle à la terre entière que maintenant, avec lui, ça va chauffer ! Z’ont qu’à bien se tenir les banquiers, agents de notations, traders et autres margoulins du « milieu », il l’a dit, il les traquera jusqu’au bout de la nuit et leur fera rendre gorge !

     

    Comme toujours, il en fait trop ! Avec cette facilité populiste qu’on avait déjà détectée lors de ses sorties contre la BCE, les immigrés égorgeant des moutons dans les baignoires, ou les racailles de banlieues qu’il voulait karcheriser, il voudrait aujourd’hui qu’on gobe son attachement pour le rôle régulateur d’un Etat qu’il n’a eu de cesse de vilipender. Après tout, plus c’est gros… plus ça pourrait passer…

     

    D’ailleurs, derrière ces mots, quel début de commencement de faits ?

     

    Et surtout, cette précipitation soudaine, cet emballement, ce déluge de vociférations gratuites ne participent-elles pas à troubler l’opinion plus encore ? Ces discours anxiogènes, loin de rassurer les épargnants français, ne vont-ils pas participer de la panique jusqu’ici latente ?

     

    D’autant que s’en prendre ainsi en bloc à des boucs émissaires faciles parce que lointains (Wall  Street) ou intouchables parce qu’ayant depuis longtemps disparus en empochant les plus values (les premiers responsables de prêts hypothécaires douteux et les premiers titrisateurs), participe de ce dont il a le secret : la rodomontade gratuite et sans effet!

     

    Pour les agences de notation, comme l’indiquait, fort justement Oaz (En allant plus loin, je crois que c'est plutôt à mettre sur le dos des impossibilités d'information (à ce niveau là, on ne peut même plus parler d'asymétrie).En toute logique, quelqu'un qui épargne ou qui emprunte (puisque toutes les opérations financières se résument à ces 2 actions là) devrait avoir les moyens d'évaluer le risque qu'il prend. Et s'il y a bien un problème, c'est qu'il semblerait que, désormais, la plupart des intervenants en sont bien incapables au vu du nombre d'abstractions et d'indirections empilées les unes sur les autres. Pour les particuliers, on le savait déjà : placer son argent ou emprunter pour acheter un bien relève plus de la loterie qu'autre chose. La nouveauté c'est que nombre de "professionnels" en soient réduit au même niveau. Mettre cela sur le dos des agences de notation ne me parait pas fair-play : à chacun de prendre ses responsabilités.), leur mettre une grande partie des responsabilités sur le dos est en l’occurrence, sur ce point précis une erreur.

     

    Enfin, il faudra nous expliquer en quoi, pour le coup, même si certains niveaux de bonus sont effectivement attribués sans rapport avec l’efficacité du bénéficiaire, les golden parachutes sont responsables de la crise des subprimes…