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bayrou - Page 5

  • On était avec Marielle de Sarnez à la manif

    20090129 mds.JPGVoilà! Plusieurs d'entre nous étaient à la Bastille pour la manifestation de ce Jeudi 29 janvier 2009. Marielle de Sarnez était là aussi comme elle l'avait prévu.

    Hein? On est pas des pros de la photo? Bah non, nous par contre on est assez pros en matière de non-récupération politique d'une manif lancée par les organisations syndicales : aucune pancarte, aucune banderole, aucun autocollant! Pas le cas d'autres formations politiques qui pourtant s'étaient engagées en ce sens...

    Rappel de l'interview au Parisien de Marielle de Sarnez :

    François Bayrou a voté, hier mardi à l'Assemblée nationale, la motion de censure déposée par le PS. C'est officiel, le MoDem est-il entré dans l'opposition?

    Nous défendons des principes républicains, celui de la séparation des pouvoirs, justice-exécutif, ou encore celui de l'indépendance de l'audiovisuel public. Or nous avons le sentiment sur ces questions que Nicolas Sarkozy avec son extrême personnalisation du pouvoir porte atteinte aux libertés publiques. D'ailleurs sur ces sujets, dès le mois de décembre, François Bayrou avait soumis l'idée d'une motion de censure. Il est dans sa logique.

     

    Mardi, il n'empêche, vous avez voté avec la gauche..

    Et alors ? Nous votons en accord avec nos convictions. Au-delà des atteintes aux libertés publiques, il y a aussi ces milliards d'euros donnés aux banques sans réelles contreparties. Cette façon du gouvernement de réagir à la crise est choquante. Au minimum, dans cette période difficile, l'exécutif devait s'associer à la gouvernance des banques. Ce qui s'est fait en Grande-Bretagne et en Allemagne.

    Nicolas Sarkozy, selon vous, représente-t-il un risque d'atteinte aux libertés?

    Absolument. Il incarne une centralisation extrême de l'autorité. Avec lui, il n'y a pas de séparation des pouvoirs. Il ne veut pas de contre-pouvoirs. On le voit avec la suppression du juge d'instruction ou la nomination et la révocation par l'Elysée du président de l'audiovisuel public. Cela n'existe nulle part ailleurs en Europe.

    Le MoDem s'associe-t-il à la grève générale lancée par tous les syndicat, jeudi?

    Pour ma part, je manifesterai, comme citoyenne, et je pense que de très nombreux militants du Modem seront dans les cortèges. A l’image des Français qui vont se saisir de ce moment pour dire leur angoisse par rapport à la crise économique et sociale, mais aussi leur ras le bol. Ils veulent être respectés. Ils veulent être écoutés. Ils veulent plus de justice et plus d'équité de la part du pouvoir. Pour le moment, ce n'est pas le cas.

    Partagez-vous l'exaspération des Français?

    Oui. Il existe un décalage incroyable entre un pouvoir qui s'autocongratule et l'inquiétude croissante de tous les Français. Personne n'est aujourd'hui à l'abri.

    Nicolas Sarkozy dit comprendre l' "inquiétude" du pays mais il ne veut pas stopper les réformes. A-t-il raison?

    D’abord, il a calé sur de nombreuses réformes. Quant aux autres, elle sont souvent mal engagées, et trop souvent imposées par le sommet de l’Etat sans réel dialogue. Celle de l'Education nationale, par exemple. Au bout du compte, elle ne donne pas confiance aux enseignants et n'améliore pas le système éducatif. Ou encore celle de la suppression du juge d'instruction. Au final, la justice sera plus dépendante du pouvoir, et ceux qui auront les moyes financiers s’en sortiront mieux que les autres. Où est le progrès. Où est l’équité ?

    Entre le plan de relance du gouvernement et celui du PS où est celui du MoDem?

    On l'a mis sur la table il y a deux mois! C'est un plan de relance européen avec un grand emprunt de l’Union européenne, une politique de grands travaux , sans oublier une aide aux plus modestes. Reste le plus important. Dans ces temps difficiles , Il faut gouverner d'une façon juste et solidaire avec ceux qui souffrent le plus. Ce n'est pas le cas depuis dix-huit mois.

    Eric Besson à la direction de l'UMP, est-ce une preuve d'ouverture de la part du parti du président?

    Cela démontre au contraire les limites de l’ouverture version UMP ! Je constate d’ailleurs que Nicolas Sarkozy non content d'avoir les pleins pouvoirs sur la politique française ne veut rien lâcher de son emprise sur le parti qui l'a mené à l'Elysée. Il va même jusqu'à participer au conseil national de son parti! Aucun président de la République ne l'avait fait jusqu'à présent. Ce n'est pas la conception que je me fais de la fonction.

    Question incontournable: est-il normal qu'au XXI° siècle, en France, une tempête de vent plonge le quart de la France, le Sud-Ouest, dans la pagaille la plus complète? Ni eau, ni électricité...

    Non. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi en France on ne fait pas comme dans les autres pays européens l'enfouissement des lignes électriques. On est franchement en retard et ce n'est pas seulement une question de budget.

  • Bonne année 2009, mais pas à tout le monde

    Bonne année 2009 pour vous-mêmes, vos proches et votre famille. Bonheur, santé et prospérité. Et sutout espoir. Voilà ce que nous souhaitons à ceux que nous aimons et voilà pourquoi les autres ne nous intéressent pas :

    - Nous aimons nos lecteurs. Ce sont eux qui nous donnent plaisir à écrire et qui motivent ce blog. Merci à eux.

    - Nous aimons françois Bayrou qui, plus que jamais, est l'espoir des français et d'une alternance plus humaniste et moins clientéliste. François c'est l'espoir des français.

    - Pas de voeux pour le Blogosphère Modem, individuellement à certains, mais il y en a tellement qui se regardent le nombril. Nous faisons de la politique pour que le changement ait lieu un jour dans notre pays. Alors les blogs qui parlent d'eux-mêmes, cela sert à rien.

    - Pas de voeux pour Nicolas Sarkozy, son année 2008 ne nous a toujours pas incité à avoir confiance dans ses capacités présidentielles. Il y a eu du bon, mais aussi beaucoup de mauvais !

    - Nous aimons les européennes et les candidats démocrates qui vont défendre nos couleurs. Une élection c'est l'occasion de montrer le rayonnement de nos idées. Il faut faire le score le plus haut possible pour que cela change en France et en Europe.

    - Nous aimons la France et tous se habitants. Alors bonne année à tous.

    - Nous n'aimons pas l'agravation de la crise économique alors que c'est le Président cathodique qui est aux manettes

    - Pas de voeux pour Dieudonné, la prison, juste la prison

    Etc.

    En 2009, comme en 2008, nous serons-là pour  nos idées et pour gagner l'alternance tant méritée.

     

  • Mouvement Démocrate, Ad augusta per angusta.

    modem.jpgLe 10 mai 2007, quelques jours après l’élection de Nicolas Sarkozy, François Bayrou lors d’un Conseil National de l’UDF à la mutualité, lançait officiellement le Mouvement Démocrate. Celui-ci tenait, quelques mois plus tard, en décembre 2007, à Villepinte, son congrès fondateur. Où en est le MoDem aujourd’hui ?

     

    Ce nouveau mouvement politique devait répondre à la formidable attente née durant la campagne présidentielle. 7 millions d’électeurs avaient manifesté leur volonté de sortir du clivage artificiel droite - gauche, UMP – PS. Résolument inscrit dans la « résistance » à la politique toujours plus inégalitaire proposée par Nicolas Sarkozy, ce mouvement avait pour objet de permettre aux citoyens de « faire de la politique autrement ».

     

    L’Hérétique, nous invitait, il y a quelques jours, à poursuivre une chaîne de blogueurs MoDem en mentionnant « 2 choses qui vous ont fait douter et 3 choses qui vous ont rendu fier d'être au MoDem ».

     

    Un petit tiers seulement des membres du Mouvement Alcibiade fait partie du MoDem, les autres ayant choisi de rester dans leurs formations d’origine (PS, verts, PRG, UMP) ou de se contenter d’une appartenance à divers cercles et clubs de réflexion tout en oeuvrant dans l’ombre vers le même idéal. Seuls ceux parmi nous qui ont adhéré au MoDem répondront donc directement à notre Hérétique préféré. Il n’en demeure pas moins que les autres ont suivi avec beaucoup d’intérêt l’évolution de cette formation politique originale et… pourquoi le cacher, plusieurs d’entre nous se sont souvent demandé si finalement ils ne feraient pas mieux de rejoindre le Mouvement Démocrate. Jusqu’ici, tous ont jugé être plus utiles ailleurs.

     

    Le bilan que nous dressons dans ce billet sera donc double. D’une part, le bilan du MoDem vu de l’extérieur, d’autre part celui vécu de l’intérieur par ceux d’entre nous qui y ont adhéré.

     

    Le MoDem vu de l‘extérieur :

     

    Il faut bien le reconnaître, malgré quelques ratés du début, ce mouvement semble dans la plupart des fédérations et au niveau national avoir réussi sa phase de lancement en relevant trois défis :

     

    -          Fédérer des courants de pensée, des femmes et des hommes qui n’auraient jamais pu se retrouver dans une UDF trop uniquement marquée au centre droit par l’histoire.

    -          S’imposer des procédures démocratiques de désignation des responsables sans verser dans la consultation systématique ou la formalisation de courants souvent sclérosantes.

    -          Permettre à des béotiens en politique de s’investir, de participer et de proposer.

     

    Pourtant, le MoDem a encore quelques lacunes qui obèrent son efficacité politique :

     

    -          Le quasi-amateurisme de cette structure est en décalage avec la volonté de son leader incontestable d’être en Résistance au pouvoir actuel. Une lenteur souvent chronique à réagir (sauf peut-être sur le Web) par des actions militantes coordonnées lui est encore préjudiciable. Certes, il sera encore longtemps difficile à cette formation de se doter d’une « machine de guerre » telle que l’UMP a su la développer. Il est même probable, que cette forme de militantisme ne soit finalement en phase ni avec la culture de ses militants ni avec les volontés de ses responsables. Peut-être, ce mouvement est-il finalement plus en avance que le PS, le PC, la LCR ou l’UMP en s’abstenant de grandes campagnes de tractages, d’affichages ou de grands rassemblements pour réagir à la politique gouvernementale ou relayer les « mots d’ordre » de ses leaders et candidats… Il reste qu’une des forces des formations politiques plus traditionnelles est encore de nos jours d’engager des démonstrations de forces tant pour impressionner les relais d’opinions (media, analystes politiques, partenaires sociaux ou associatifs…) que pour « regonfler le moral » de leurs adhérents.

    -          En dehors de François Bayrou, les autres responsables nationaux du MoDem sont encore trop peu visibles. Exception faite de Marielle de Sarnez, sans doute, l’opinion publique ne perçoit pas encore distinctement un groupe de poids aux cotés du leader et des personnalités prêtes à assumer les plus hautes responsabilités de l’Etat. Depuis quelques mois seulement, nous assistons pourtant à l’éclairage médiatique progressif de personnalités de talents tels Jean-Claude Benhammias, Corinne Lepage ou Jean Peyrelevade mais cela est encore balbutiant et il faudra monter en puissance sur cette valorisation (médiatique). L’apport d’un Jean-François Kahn dans les futures échéances électorales devrait étoffer cette visibilité. On a beau avoir les meilleures idées, les plus ambitieuses propositions politiques… si personne ne les relaie efficacement…

    -          Le travail de réflexion programmatique et de formation interne a été trop long à se mettre en place. Des mois furent perdus durant cette première année d’existence et les volontés les plus impatientes se sont usées, voire lassées d’un immobilisme qui fût, il faut bien le dire, souvent entretenu par la vieille garde UDF quelque peu effrayée par ces « hordes déferlantes » troublant leur routinière quiétude de notables.

     

    Mais, laissons maintenant le clavier aux adhérents MoDem dans nos rangs…

     

    Le MoDem vécu de l‘intérieur :

     

     

    Le doute est inhérent à toute action politique. Ceux d’entre nous qui ont adhéré au MoDem étaient parfaitement conscients de la tâche gigantesque que ce nouveau parti devait relever.

     

    -          Le défaut d’une organisation efficace fût souvent source de doutes. Combien de fois, des adhérents faisaient part de besoins locaux, de problèmes pratiques et ne recevaient aucune réponse...

    -          Nous avons regretté l’incapacité partielle à intégrer, rattraper certaines compétences, certains talents, certaines énergies qui peu à peu se sont lassés ou sont parties ailleurs. Souvent à la suite d’une incompréhension ou de la tiédeur de certains cadres, des initiatives furent bloquées, dénigrées et leurs auteurs, même s’ils n’avaient, sur la forme, pas toujours pu contenir calmement leur frustration bien compréhensible, furent alors écartés alors qu’ils n’avaient pour objectif que l’excellence du MoDem.

     

    3 raisons d’être fiers du MoDem :

     

    -          Ce qui à l’opposé a toujours redonné une grande fierté à ceux d’entre les Alcibiade qui ont adhéré au Mouvement Démocrate, c’est sans conteste, la valeur humaine de François Bayrou surtout. Mais au-delà, cette très grande générosité et cet engagement désintéressé et naturel de la plupart des militants, des blogueurs et des responsables nationaux.

    -          Le positionnement lors des dernières élections municipales fût, contrairement à ce que les media et les caciques des autres familles politiques se sont amusés à caricaturer, dans l’exact énoncé de l’utilité de ce mouvement. Ne pas se comporter, nationalement comme localement, en robots formatés mais, au contraire pouvoir s’associer à des femmes et des hommes dont les réalisations ou les projets allaient dans le sens du progrès humain, c’est finalement ce qui est arrivé. Ainsi, à Dijon par exemple la position du MoDem ne fût pas la même qu’à Bordeaux et c’est tant mieux !

    -          La réserve d’énergie et de compétences que recèle ce parti est impressionnante. Pour tous ceux qui ont participé aux différents travaux internes, une constante revient : la qualité et l’originalité des interventions.

     

     

    Il est trop tôt pour dire si le Mouvement Démocrate remplira sa mission. De toute façon, la création d’une formation plus large que l’ancienne UDF était nécessaire n’en déplaise aux Arthuis, Benoit et autres Mercier. Les Alcibiade continueront quoiqu’il en soit leur route parallèle. Qu’ils soient MoDem ou non, ils continueront à travailler ensemble jusqu’à ce que nous puissions tous ensemble être à nouveau fiers de notre pays, de ses institutions et des valeurs de tolérance, de progrès et d’humanisme qui l’animeront de nouveau. Et le combat pour y parvenir livrera son ultime bataille dans trois ans désormais !

     

    Demain de toute façon, il faudra que de vrais démocrates se rassemblent pour reconstruire après la triste parenthèse actuelle, un modèle de démocratie et de vie publique digne et respectueux de tous. Ce chemin est étroit tant pour le MoDem que pour tous ceux qui résistent ailleurs. Mais c’est par ce long chemin étroit que nous avons choisi MoDem ou non-MoDem de progresser vers la victoire. Ad augusta per angusta !

     

    Nous sommes curieux de connaître les réponses qu’apporteront SylvainLisette, et Antoine.