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bourse finance

  • Les subprimes expliquées à l'électorat de Nicolas Sarkozy

    Bien que simplifié par rue 89, le mécanisme des subprimes est ici expliqué pour l'électorat de Nicolas Sarkozy qui avait cru au père Noël avec ses propositions de doper le crédit hypothécaire en France.

  • 52 mn de vérités, de craintes ou d'espoir?

    Voici le week-end et vous avez bien 52 mn pour enfin comprendre grâce à cette video ("L'argent-dette") d'où vient l'argent?

    Cette version de Money as debt est une adaptation française du film original d'animation de Paul Grignon, réalisée par Bankster.tv.

    Dans notre système contemporain, les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas. Elles créent de l'argent à partir de promesses de remboursement, donc à partir de dettes. "Comment ce « miracle bancaire » est-il possible ?", s'interroge Grignon.


    L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

     

     

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    Dans une grosse première partie il s'attache avec pédagogie, en remontant aux origines de la monnaie à expliquer le développement du crédit et le rôle croissant des banques, pour parvenir à cette première conclusion : "L'argent est une dette" et " Sans dette pas d'argent"

    Dans la dernière partie, Grignon délaisse la pédagogie. Il dénonce! Le "pouvoir invisible" qui nous trompe : "ce qu'on appelle démocratie et liberté sont devenus en réalité une forme ingénieuse et invisible de dictature économique."

    "Presque tout le monde sur la planète est enchaîné à un dette grandissante", constate Grignon, juste avant de se poser la question ultime : "Est-ce que tout cela serait arrivé purement par accident, ou est-ce qu'il y aurait ... conspiration ?"

    Comme s'interroge Arrêt sur images ( A lire absolument), qui dissèque parfaitement cette video "L'argent-dette est-il un simple enfonçage de portes ouvertes sur l'histoire des banques, à la sauce conspirationniste ? La démonstration est-elle viciée, et sur quel point ? Le film révèle-t-il le mécanisme occulté du fonctionnement bancaire dans l'économie néo-libérale ? A vous d'entamer de juger!

  • Incroyable : Trois bombes ont explosé à Wall street le 17 octobre

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    Une hallucinante révélation parue vendredi dans le Financial Times n’a pas été relayée en France par les grands media :

     

     

     

    Andrew Lahde était, jusqu’au mois dernier, un gérant de fonds spéculatifs basé à Santa Monica, en Californie. En 2007, il faisait l’admiration de tout Wall Street pour avoir réalisé des taux de retour sur investissement de 1000% à ses clients !!! Si, si, vous avez bien lu : 1000% (« Andrew Lahde : Le directeur de fonds spéculatif avec un 1000% de retour », Portfolio.com du 26 novembre 2007) . Ses fonds spéculaient en fait sur les défauts d'hypothèque de subprimes aux États-Unis (« avoir un Lahde », blog d’Alphaville sur le site du Financial Times du 18 octobre 2008). 

    .En septembre 2008, Lahde a fermé ses fonds, indiquant à ses investisseurs que les problèmes de crédit - la base de son profit - étaient susceptibles de continuer, mais que la possibilité de faillite des contreparties (en clair les banques qui détenaient les titres) était trop haute.

     

     

    Coup de tonnerre vendredi dernier. Lahde rend publique une lettre de remerciements sarcastiques à tous ceux qui ont participé à sa fortune et à celle de ses clients . Le Financial Times la publie d’abord et elle est reprise par tous les media financiers outre atlantique (« Lahde stoppe ses hedgefunds, et remercie des idiots pour son succès », Bloomberg.com du 17 octobre 2008).

    Sa diatribe est une triple bombe pour Wall Street.

     

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    Bombe sociologique : En effet,  Lahde par cette missive, nous instruit tous sur le bénéfice qu’il a su tirer des « idiots » contre lesquels il pariait. Lahde lance ainsi un pavé dans la mare financière en se répandant en sarcasmes sur la stupidité d’un univers qu’il méprise copieusement. Vengeur, il lâche alors toute l’amertume accumulée durant ses jeunes années pendant lesquelles il s’est senti exclu n’ayant ni les relations ni les ascendants qui lui auraient permis de prétendre, comme eux, sans forcer à une place au soleil de la haute finance. Fort de sa réussite, il n’a que plus de facilité à décrire une caste trop prévisible, sans imagination, sans réflexion, qui s’est engouffrée par pur mimétisme dans un engrenage vicié : celui des prêts hypothécaires.

    D’une part, il communique sa vision vécue de l’intérieur d’un « capitalisme ayant fonctionné pendant deux cents années : « Les périodes changent, et les systèmes deviennent corrompus. »

    Après tout, Lahde, cynique, n’a fait qu’exploiter avant l’heure la bêtise des financiers en pariant sur le fait qu’ils allaient y laisser leur slip. Et c’est ce qu’il advint !

    « Ce que j’ai appris du business des hedge funds, c’est que je le hais » écrit-il. « Je ne pourrais partager davantage cet avis. Les fruits pendants, c’est-à-dire ces idiots dont les parents ont payé la prépa, Yale et le MBA d’Harvard étaient à ramasser. Ces gens qui étaient la plupart du temps indignes de l’éducation qu’ils ont (supposément) reçue se sont élevés jusqu’aux sommets de firmes comme AIG, Bear Stearns et Lehman Brothers et à tous les niveaux du gouvernement. Toutes ces choses qui soutiennent cette aristocratie n’ont abouti qu’à rendre plus facile pour moi de trouver des gens assez bêtes pour être de l’autre côté de mes transactions. Dieu bénisse l’Amérique ».

     

     

    Bombe financière : Parce qu’au-delà des couplets acrimonieux et du réquisitoire un peu tardif contre un système dont il s’est goinfré, Lahde divulgue la rapacité, la fringale irréfléchie et l’endogamie propres au capitalisme financier. « je laisse à d’autres d’amasser des fortunes à neuf, dix ou onze chiffres. Les agendas remplis à craquer pour trois mois, ils attendent leurs deux semaines de vacances de janvier pendant lesquelles ils resteront collés à leurs Blackberries ou d’autres trucs dans le genre. Mais c’est quoi l’idée ? Tous seront oubliés dans cinquante ans. Balancez les Blackberries et profitez de la vie ».

    Naïvement, il plaide même pour qu’un Georges Soros « engage et finance un forum pour que les grands esprits participent enfin à créer un nouveau système de gouvernement qui représente vraiment l'intérêt de l'homme du peuple »

     

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    Bombe sectorielle enfin contre les firmes pharmaceutiques : Il profite de la portée qu’il pressent de son adresse, en demandant de légaliser le chanvre et la marijuana, s’appuyant sur le fait que chanvre est utilisé depuis au moins 5.000 ans pour le tissu et la nourriture, et donc tout aussi légitime qu’environ tout ce qui est produit à partir des produits pétroliers, et devrait participer, à ses yeux, d’États-Unis « vraiment devenus autosuffisants ». Enfin, il provoque l’industrie pharmaceutique en mentionnant que «  la marijuana est seulement maintenue illégale seulement parce que « l'Amérique des géants pharmaceutiques, qui possède en fait le congrès, préfère vous vendre les Paxil, Zoloft, Xanax et autres drogues provoquant une dépendance, que de vous permettre de cultiver une plante risquant de faire fondre leur magot.  »

    Alors, gamin cynique désabusé par son génie ?

    Navrant exemple d’un monde financier qui part en vrille ?

    Ou gourou tardivement auto-proclamé des financiers repentis ?

    Pourtant les bombes ont bien explosé et ce document restera dans les annales d’une financiarisation excessivement débridée mais agonisante !

    N.B. : Voir également sur le sujet, le seul blog français qui relate l’explosion, celui de l’économiste Frédéric Lordon, ICI (repris, il est vrai par betapolitique).

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