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débat

  • Débat sur l'identité nationale, on y ira pas sur le site de Besson, mais nous participons quand même

    Doigt 1.jpgC'est quoi l'identité nationale ? Voilà le sujet de réflexion posé par Eric Besson. Il y a un site Internet, et vous pouvez ainsi participer au débat. Qui est déjà clos, puisque l'on connaît la date du discours sur ce sujet du Président Cathodique.

    Alors, c'est quoi l'identité nationale :

    - Le drapeau français

    - Notre langue, le français

    - La Marseillaise, hymne de notre histoire de ces derniers siècles

    - La victoire de l'équipe de France en 1998 en finale de la Coupe du Monde du football. Les centaines de milliers de supporters qui ont magnifié à cette occasion la France multiculturelle

    - Le Cassoulet qui véhicule si bien nos valeurs de terroir.

    - Le drapeau européen car nous sommes fiers d'avoir participé à la création de l'Europe

    - Dominique de Villepin dans son discours à l'O.N.U qui manifestait le refus de notre pays de la guerre en Irak

    - La mer, la montagne et la campagne qui font que notre pays est beau, magnifique et authentique

    - Les droits de l'homme. Partout dans le Monde, la France est con sidérée comme une terre d'accueil, même si cette situation est ternie par le Gouvernement actuel

    - Zinedine Zidane. Partout dans le Monde son seul nom est un ambassadeur de notre pays.

    - Tous les prix nobel français, symboles français de notre intelligence

    ETC.

    Voilà, nous y avons participé à ce débat de politique politicienne. Mais Eric, le traitre (on le surnomme aussi "le doigt" - cf. illustration - Et désormais les jeunes ne disent plus "Je te fais un gros doigt" mais "je te fais un Besson"), n'attendait sans doute pas ce type de réponses.

     

  • "We're back!" On est de retour comme il disent à Wolfeboro

    Oui ! Nous reprenons le collier ! Après ces quelques semaines de pause, nous allons reprendre l’animation de ce blog. Les sujets ne manquent pas, loin de là…

     

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    Avec les initiatives législatives du gouvernement, la récupération politique constante en politique intérieure des initiatives européennes ( traité européen, candidature Stauss-Kahn au FMI…), l’épisode libyen et le rideau de fumée de la polémique piégée concernant les contrats d’armement, la sur-présidentialisation en marche, la « bling-bling-isation » constante d’un pouvoir « décomplexé », nous aurions pu réagir au jour le jour (malgré nos vacances…) sur l’actualité politique tant celle-ci nous apportait la confirmation de ce que nous redoutions tous.

     

    Au-delà de ce que les media ont simplement qualifié de « changement de style », la politique française a sournoisement dévié depuis le 6 mai.

     

    Oh, ne comptez pas sur nous pour tomber dans le piège de la caricature facile. Non, le Président de la République n’est pas un fasciste ! Non, la dictature (du moins dans son acception moderne…) n’est pas instaurée ! C’est bien plus subtil.

     

    Nous aurons pour constante dans les prochains jours de vous exposer pourquoi la France se dirige peu à peu vers une nouvelle forme de régime politique, totalement inédit.

     

    - Un régime politique qu’aucune définition existante ne peut englober.

    - Un régime parfaitement conçu et orchestré par ses auteurs, parfaitement assumé.

    - Un régime qui est tout aussi dangereux que les pires exemples récents dans le monde parce que plus médiatiquement populaire dans son organisation structurelle des injustices.

    - Un régime qui est tout aussi nuisible pour les français parce que profondément antinomique de tout de qui a caractérisé la France depuis le siècle des lumières : prééminence de l’intellectuel sur le matériel, équilibre des pouvoirs, notion de contrat social.

    - Un régime politique qui, sans le moindre scrupule (culture du résultat oblige), emprunte habilement à beaucoup d’autres ce qui a fait leurs forces : du cynisme des neo-conservateurs américains du PNAC (Project for a New Amercan Century)au contrôle de tout, partout, tout le temps digne d’un Poutine en passant par la mise en scène permanente des moindres faits et gestes du sommet de l’Etat surclassant tous les excès connus tant d’une Pravda encensant constamment la gloire, l’élégance et l’omnipotence du « petit père des peuples » que des médiocres  tabloïdes relevant perpétuellement les péripéties personnelles des dirigeants de principauté.

    - Un régime d’autant plus sûr de lui et incontrôlé qu’il bénéficie d’une atomisation inédite de toute opposition, d’une quasi-totale disparition d’une presse d’investigation et d’une servilité généralisée d’une classe politique parlementaire manifestement décidée à s’autocensurer pour éviter à chacun de ses élèves les foudres effectives de l’Exécutif ou présumées d’une opinion publique trop hâtivement décrite (vous avez dit « sondée » ?... ) comme favorable.

     

    Nous avions emporté avec nous durant ces quelques semaines des « devoirs de vacances ». Nous vous rendrons les copies au fur et à mesure. Parmi les matières, voici quelques uns des sujets : 

     

    - Economie : « Qui va payer la note du paquet fiscal et comment ? Pour quel résultat ? »

    - Droit : « Lorsqu’on parle de toilettage de nos institutions, qui prend-on pour caniche ? »

    - Géographie : « Le Qatar, son émir, ses points forts, son rôle, ses interventions, ses liens avec la Libye, son pouvoir financier et sa capacité d’ingérence dans la vie politique interne d’un Etat européen »

    - Vocabulaire : « Quand l’expression « libération des infirmières bulgares » est-elle intervenue dans l’actualité depuis juin 2006 et pourquoi a-t-elle disparu jusqu’au deuxième tour de la campagne présidentielle en France ? »

    - Philosophie : « Valeurs déclamées synonymes de morale ou trompe l’œil tactique ? »

    - Histoire : « Sparte et Athènes deux citées, deux conceptions de l’Etat »

    C’est la rentrée ! On est de retour, comme vous le voyez ! «  We’re back », comme ils disent à Wolfeboro…

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  • Vote de confiance au gouvernement : François Bayrou s'abstient.

    b6500e41f30e31a47d5f4d1e07ba0b21.jpgSuite au discours de politique générale de François Fillon, cet après-midi, les députés ont été appelés à voter la confiance au gouvernement.

    François Bayrou a relevé les points positifs mentionnés par François Fillon. Il a noté avec satisfaction, par exemple, la volonté de s'inspirer d'un «small business act», sur le modèle américain, réservant des marchés publics aux PME. Cette dernière proposition figurait dans le programme présidentiel de François Bayrou.

    Mais François bayrou a également relevé deux hypothèques qui semblent incompatibles avec les promesses avancées :

    - La dérive vers une concentration de tous les pouvoirs au sommet de l'Etat : "De même qu'est incompatible avec l'impératif de modernisation, la concentration des pouvoirs qui est en train d'être exercée au sommet de l'Etat".

    - et surtout, ce qui est très largement préjudiciable au redressement du pays, le "laisser-aller" en ce qui concerne la dette publique et donc l'endettement de la France et des français: "l'addition de ces dépenses est naturellement, absolument incompatible avec la maîtrise du déficit budgétaire et le retour à l'équilibre de nos comptes publics".

    Néanmoins, François Bayrou, veut encore "donner sa chance au gouvernement". C'est pourquoi, il a déclaré qu'il s'abstiendra lors du vote de confiance : "Parce que je considère que le gouvernement doit avoir sa chance (...) et parce que je considère qu'il y a deux hypothèques indépassables au-dessus de votre action, nous nous abstiendrons dans le vote de politique générale".

    François Bayrou a eu le temps (malgré son temps de parole extrèmement réduit et si strictement et violemment controlé par M. Accoyer NDLR) de relever le décalage entre l'annonce de consacrer 5 milliards d’euros à la réforme de l’université sur les 5 ans qui viennent (donc au mieux, 1 milliard par an!) et les promesses électorales de Nicolas Sarkozy d'augmenter de 50% le budget de l'Université et qui laissaient donc augurer 20 milliards pour donner effectivement à ce secteur une priorité absolue.