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Livre

  • Bernard Laporte, l'un des amis du Président Cathodique

    b laporte.JPGBernard Laporte vient de sortir un livre (Si si!)sur son passage en politique.

    A lire sur ce sujet, les quelques anecdotes retrouvées hier et aujourd'hui dans toute la presse.

    La lecture des meilleures histoires fait plutôt rire et sourire, il est évident que ce qu'il ressent est le reflet de la réalité. Nous sommes bien en face du monde politique. Prétentieux et puant, qui sait tout, qui a tout vu et qui ne veut surtout pas s'intéresser au sort des autres.

    Loin de nous l'idée de pleurer Bernard Laporte, ancien secrétaire d'Etat aux sports qui connaissait le sport de haut niveau c'est vrai, mais qui était surtout un affairiste de haut niveau. Un futur successeur annoncé, le judoka Douillet, n'est pas mal non plus. On dirait que le Président cathodique regrette ne pas être dans les affaires, et qu'il s'entoure d'amis de ce type pour compenser.

    Mais le mépris du politque c'est vraiment extraordinaire. Oui lorsqu'il dit que Bernard Kouchner ne le saluait pas, nous le croyons.

    Ce livre c'est surtout l'occasion de réfléchir à l'accueil des autres et à l'ouverture du système politique français.

    Il faut s'enrichir des expériences des autres et alors il est possible d'avancer.

    Le livre de Bernard Laporte aura au moins servi à cela.

  • « Ca va mal finir », Un réquisitoire de François Leotard

    On se souviendra dans quelques années que le premier à rompre la loi du silence imposée depuis l’accession de Monsieur Sarkozy à l’Elysée aura été François LEOTARD.

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    Parce qu’il est aujourd’hui plus libre qu’il ne l’a jamais été, François Léotard, qui lui, n’attend aucun poste, aucune distinction du pouvoir, publie un véritable réquisitoire contre le président : "Ca va mal finir" (Grasset, 138 pages, 10 euros).

    Et, François Léotard ce n’est rien d’autre qu’un des principaux dirigeants politiques du camp libéral des années 80 et 90. Ancien Secrétaire Général du Parti Républicain, Ancien Président de l’UDF, ancien Ministre de la Culture du gouvernement Chirac de 1986 à 1988 et ancien Ministre de la Défense du gouvernement Balladur, il a voté Nicolas Sarkozy et désormais il est "inquiet".

    Le Nouvel Obs livre les meilleurs extraits d’une analyse au vitriol.

    Morceaux choisis :

    Concernant la dette publique : « Il a fallu plusieurs mois pour entendre parler de faillite. L'homme de Matignon, Mon le velouté, s'était laissé aller. Faillite ! C'est un mot que l'on aurait aimé entendre au mois de mars, avant l'élection... [...] C'aurait été une promesse de grande qualité. Un millésime rare au rayon de l'œnologie politique. J'avais oublié que la dette, c'est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a donc choisi la béatitude. »

    Sur la pratique du sarkozysme : « Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le clair de lune sur un scénario de Fitzgerald, le clapotis des flots au large de Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux nigauds baptisée modestement "ouverture", les infirmières bulgares, le drapeau tricolore relooké par Prada, les intermittences du cœur sous les ombrages de la Lanterne, un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du pouvoir, le gratin du Bottin mondial : Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. [...] »

    Sur la posture sécuritaire : « Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer 'un suivi' en milieu fermé, c'est-à-dire une deuxième prison qui s'ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ? C'est l'Etat qui doit décider, c'est-à-dire l'exécutif, c'est-à dire la police. Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l'on rend la justice Place-Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l'Elysée. [...] »

    Et de conclure : « C'est vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il ne faut pas être sur le passage d'un prédateur. [...]Le fauve avait - si l'on peut dire - une mémoire d'éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m'avait dit : "François, n'oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis." J'en ai encore froid dans le dos. L'ouverture n'a rien changé à cela. Elle donne à la victime un côté comestible qui la fait s'aplatir avec une docilité déconcertante.

    "C'est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d'ADN pour le regroupement familial, ce n'est pas toi ! Tu t'es fait déborder par quelques malades de l'UMP Des frénétiques... [...]"

     

  • Sarkozy en France, les mêmes résultats/échecs que dans les Hauts-de-seine ?

    " 9.2 Le Clan du Président" : un livre à ne pas rater

    aadfd85cf3c1a520af9ec24593ce7e77.jpgTout le monde en parle dans les Hauts de Seine, beaucoup d'élus ont cherché à s'en procurer un exemplaire avant sa parution officielle (le 8 février 2008). Il s'agit du livre enquête sur le département, résultat d'un an de travail et d'une bonne connaissance du département : « 9.2, le clan du Président (Fayard, Collection Documents) signé par Héléne Constanty, auteur notamment de « Députés sous influence : le vrai pouvoir des lobbies à l'assemblée nationale » et Pierre-Yves Latrou, journaliste à l'Express qui suit les Hauts de Seine depuis longtemps. Ils ont rencontré de très nombreux acteurs dont Charles Pasqua qui hésita 8 mois avant de répondre favorablement, pour écrire le « roman politique » d'un département pas comme les autres, modelé par un grand fauve politique : Charles Pasqua qui s'y créa une famille politique dont les « enfants » investissent mandats et fonctions. Il ressortira de cette lecture que ce « clan du président » est davantage celui de Charles Pasqua que de Nicolas Sarkozy. C'est pourtant la description d'un système politique. Nicolas Sarkozy va t il mener les mêmes excès au niveau du pays ?

     

    Lien : Voir le Chat de l'Express à ce sujet