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propositions

  • Merci Sarkozy! Il fût le ciment de notre positionnement politique.

    %5B068%5D%20-%20articles_68.gifL'Hérétique nous a vivement invités à expliciter notre positionnement politique lors de sa participation à une chaîne sur le libéralisme (au départ et donc quelque peu modifiée par le disciple de Schumpeter et Montesquieu ) initiée par l'un de nos plus fidèles commentateurs de billets et blogueur lui-même, Claudio Pirrone (Alias Skeptikos, celui qui examine).

     

    L'originalité de notre groupe est sans doute de rassembler depuis déjà de nombreuses années des individus a priori si éloignés par leurs origines politiques qu'il aurait pu paraître totalement utopique de les imaginer collectivement travailler, réfléchir, se positionner politiquement d'une façon durable… Et pourtant!... Depuis un certain jour de 2003 (6 ans déjà!!!), et une petite phrase d'un ministre de l'intérieur concernant sa façon de se raser, nous n'avons cessé de renforcer nos liens mais aussi de coordonner nos actions après échanges de nos points de vue en se rapprochant d'un point d'équilibre politique. Aujourd'hui, il ne s'agit même plus d'une série de concessions afin de parvenir à un consensus, c'est un véritable credo partagé. (Sans Sarkozy, finalement, nous ne serions peut-être pas là…)

     

    Cette incroyable alchimie est très difficile à "décortiquer" aujourd'hui tant elle fût complexe mais pourtant rapide finalement, fusionnelle sur le plan philosophique et riche au plan humain.

    Nous aurons sans doute l'occasion de nous exprimer plus tard sur l'historique de cette aventure ne serait-ce que pour tenter de livrer notre expérience et l'éventuelle méthode qui serait susceptible de servir à d'autres… (suivez notre regard!). Ce n'est pas le sujet du jour. Mais il nous faut bien évoquer le spectre originel de nos origines politiques pour appréhender notre évolution collective. Nos responsabilités, engagements et crédos politiques à l'époque de notre première action collective en 2003 s'étalent de la partie la plus dogmatique des socio-étatistes du PS au pôle conservateur et souverainiste du RPF revenu dans le giron de l'UMP. Et, si on intègre aussi les expériences et influences de prime jeunesse de chacun, alors cela s'élargit de la JCML à Action Française et même des rapports plus lointains avec l'OAS! (Comme quoi, Sarkozy fait l’unanimité… contre lui!)

     

    Pour clore le chapitre "évolutions respectives», le rapprochement progressif fût sans aucun doute favorisé par le profond respect intellectuel que nous nous portions tous depuis fort longtemps ayant eu de nombreuses occasions auparavant de nous observer, de nous jauger, de nous opposer. Nous avions pu souvent mesurer et apprécier, malgré les clivages partisans, nos qualités en matière de loyauté, d'efficacité, de discrétion et surtout notre conception commune de ce que "l'intérêt supérieur" signifie.

     

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    Aujourd'hui, notre groupe, qui n'a connu aucun départ depuis l'origine mais qui s'est au contraire, étoffé pendant l’élection présidentielle bien sûr mais aussi durant le printemps 2008 par l'arrivée de nouveaux déçus du sarkozysme (de l'UMP et du Nouveau-Centre), a vraiment trouvé un point d'équilibre philosophique :

     

    Sur un plan sociétal : Nous avons tous fait, il faut le dire, un ou plusieurs pas vers une plus forte perception des problèmes sociaux et de la nécessité de concevoir des mécanismes souples de solidarité vis-à-vis des catégories les plus fragiles, les plus exposées, les plus facilement stigmatisées. C'est curieux, mais il est probable que l'attitude volontairement intolérante, blessante et de stigmatisation permanente du président actuel nous a sans aucun doute pousséS à prendre le contre-pied : Ceux d'entre nous qui étaient les moins portés au départ à comprendre certaines différences avec d'autres cultures (immigration, autres confessions) avec des pratiques qu'ils avaient préalablement rejetées (consommation de drogues, mariages homosexuels, adoption hors couples hétérosexuels) ou des situations d'exclusion qui leur paraissaient il y a peu encore, comme subies volontairement (jeunes des citées, chômeurs de longues durées) se sont très nettement (par opposition quasi-réflexe avec le modèle dominant) penchés sur ces phénomènes de société au point d'avoir, peut-être aujourd'hui une "conscience sociale" plus exacerbée que les autres . Aujourd'hui, sans nous consulter préalablement sur nombre de ces thèmes, nous nous faisons une totale confiance mutuelle lorsqu'il s'agit de publier un billet sur ce blog ou de commenter sur d'autres.

     

    Sur un plan économique, comment dire… nous sommes, entre nous, débarrassés des faux-semblants! Nous n'avons plus à justifier l'injustifiable! Aussi, ceux qui, parmi nous, étaient réputés être les défenseurs acharnés d'un Etat intervenant nécessairement de façon massive pour palier les méfaits du capitalisme nécessairement sauvage et de la nature humaine nécessairement faible, voire d'un Etat planificateur suprême compte tenu de la naturelle opposition d'intérêt entre les acteurs économiques (allez… disons le, de la "lutte des classes"), ceux là même, ont depuis longtemps jeté les masques lorsque nous sommes entre nous. De même, ont disparu les dogmatismes antérieurs apparents des uns (partage du temps de travail, politique économique strictement keynésienne, abandon total de la politique monétaire, sortie des critères de convergence européens même en période de croissance et soutiens par les emplois aidés, protectionnisme renforcé des biens et services produits nationalement) comme des autres (politique de restriction de la fonction publique, privatisations massives pour cantonner les missions de l'Etat aux fonctions régaliennes de sécurité intérieure et extérieure, de diplomatie et justice - et encore -, dérégulation de tous les freins administratifs, normatifs, fiscaux et juridiques pour favoriser le commerce, ouvertures à la concurrence parce que, seule, celle-ci serait en mesure de limiter l'inflation, incitations pour favoriser les flux et si possibles les investissements capitalistiques).  Aujourd'hui nous pourrions dire que nous aimerions une politique économique qui laisse une large place à l'expérimentation de tous les acteurs simplement contrôlée régulièrement (et donc abandonnée si les résultats ou objectifs sont décevants) par des organes indépendants ouverts aux simples citoyens.

     

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    Sur un plan institutionnel : Nos débats internes, pour finir, ont permis ce point d'équilibre, parce que nous avons tous servis de nombreuses années, et souvent au niveau national, des chapelles dont nous connaissons tous les rouages, et beaucoup d'acteurs aujourd'hui devenus les têtes d'affiches. Nous avons donc, chacun, développé une sorte de sixième sens politique qui nous donne souvent un temps d'avance sur les arrières pensées et les buts cachés des actes et objectifs exposés. Nos fréquents débriefings nous permettent de recroiser les hypothèses et trop souvent encore de nous apitoyer sur la disparition quasi générale des notions d'intérêt public et de service de l'Etat qui devraient animer le personnel politique au profit des calculs personnels et d'une misérable partie de poker menteur. C'est sans conteste ce qui a servi de premier catalyseur entre des individus au départ si divers. Nous avons trop eu l'occasion dans nos "autres vies" de faire corps avec les doctrines, de créer puis véhiculer les mots d'ordre et de veiller à l'ajustement des œillères partisanes pour aujourd'hui nous laisser piéger encore. Aussi, sommes-nous attirés par des expériences novatrices de sciences politiques appliquées vers une société qui associerait souplesse et pragmatisme (rien à voir ici avec le cynisme actuel) pour un "nouveau pouvoir" politique au sens d'Alvin Toffler, partageant sans restriction ses éléments d'analyse pour ses choix stratégiques et si besoin procurerait les moyens pédagogiques pour comprendre et diffuser ces points; On aurait pu résumer ceci par une pratique du pouvoir en "transparence" avant que ce terme soit aujourd'hui galvaudé en servant de prétexte à l'exhibition contrôlée. Enfin, nos espoirs se portent vers une responsabilité illimitée des "magistrats" de la cité. (l'Hérétique y verrait peut-être une application du corollaire de la vision aristotélicienne de la liberté).

     

    Ainsi, nous avons la conviction que la dernière modification constitutionnelle est, en matière institutionnelle et politique une parfaite aberration aussi dangereuse qu'anachronique. Par exemple nous rejetons catégoriquement la limite nouvelle du nombre de mandats présidentiels successifs! Ce paravent faussement moderne est inutile, inefficace et même dangereux. Vous êtes surpris? Avez-vous un exemple, un seul, d'un précédent en France alors que cette limitation était absente? N'avez-vous pas de multiples exemples, a contrario, de régimes qui disposaient d'un artifice semblable et qui durent le supprimer pour de bonnes ou de moins bonnes raisons? Pensez-vous vraiment que cela freine les ambitions d'un Putine ou d'un futur candidat au consulat? Enfin, pourquoi courir les risques d'un cul-de-sac institutionnel si, dans l'avenir, les circonstances exceptionnelles et le peuple réclamaient un 3ème mandat pour un homme qui, seul apparaîtrait à même de servir efficacement l'Etat alors que la constitution désormais le proscrit? Plus grave encore, de nombreux think tanks américains remettaient en question récemment la même limitation (instituée chez eux après les quatre mandats successifs de Roosevelt) parce qu’elle faisait du président, dés le début de son second mandat (et chaque année un peu plus), un pouvoir sans nouveau défi, un exécutif suprême amoindri parce que borné dans le temps.

    Voici à nos yeux un exemple frappant d'une reforme qui n'est démocratique qu'en façade mais qui conjugue en fait tous les attributs contre la liberté (et la responsabilité, cher Hérétique) du peuple!

     

    Notre vision de l’Etat est clairement celle d’un mode de gouvernement modéré et intervenant suffisamment dans les sphères privées pour assurer la concorde civile, préalable nécessaire au dépassement collectif, par exemple dans les périodes de crises comme celle que nous connaissons actuellement. Mais un Etat accessible, simple dans son organisation et que l’individu peut contrôler aisément. Un Etat efficace parce que souple à se mobiliser et ferme dans ses principes. Les débats entre les tenants du «plus d’Etat» et du «moins d’Etat» servant à nos yeux de prétexte à des aspirants aux fonctions électives qui finalement voudront tous, une fois élus, asseoir leur influence par un interventionnisme renforcé autant qu’inefficace.

     

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    Europe : Ce mode de gouvernement, nous sommes tous convaincus qu'un jour, que nous espérons le plus proche possible, les peuples d'Europe, le trouveront ensemble plus aisément que chaque nation, rivées qu'elles sont toutes sur des schémas, des structures qui phagocytent leurs élites et, toujours plus budgétivores les unes que les autres, entretiennent finalement un noyau de caciques déterminés à ignorer ce qui chez le voisin le libère ou qu'ils pourraient ensemble construire plus efficacement et à un moindre coût pour chacun. Plusieurs parmi nous ont, l’an dernier, profité la réédition par Flammarion en partenariat avec Le Monde Diplomatique de l’ouvrage de Tocqueville, «De la démocratie en Amérique» et ont été passionnés par l’émergence progressive aux premiers temps de cette Union de la conscience d’une communauté de destin entre des individus d'origines si variées, s’inventant des règles simples mais fermes de gestion des affaires publiques notamment parce que cette terre était vierge des fiefs, baronnies et aristocraties propres au «vieux continent»… (Tocqueville, encore un point commun avec l’Hérétique qui le pressentait).

     

    Pour résumer (et fatalement simplifier), probablement grâce à l'hôte provisoire de l'Elysée dont nous abhorrons tous copieusement tant l'agitation perpétuelle (pour ne pas parler de ses emportements pathologiques aujourd'hui parcimonieusement révélés), l'inefficacité tangible dans la quasi-totalité de ses fonctions nationales successives et son goût immodéré pour subordonner si besoin brutalement tout ce qui l'entoure, nous avons construit sans nous forcer un groupe soudé sur un positionnement politique en équilibre stable :

     

    Nous nous définirions donc aujourd'hui comme :

    • des démocrates extrêmes parce qu'attachés viscéralement à l'équilibre des pouvoirs, à la laïcité républicaine,
    • des libéraux au sens originel, politique, du choix d’un Etat efficace parce que modéré,
    • à forte conscience sociale, parce qu'il est plus utile à l'ensemble que tous progressent que de réserver cela à ceux qui ont déjà tout pour progresser,
    • européens convaincus parce qu'à la recherche d'un mode novateur de gouvernement démocratique réellement pragmatique sur ses fondements économiques.

     

    Finalement la réussite que représente cette cohésion si improbable, nous la dédions bien volontiers à celui qui incarne de façon si «décomplexée», chaque jour, tout ce qui nous révulse.

     

    Finalement, MERCI SARKOZY!

     

    Il avait raison: «Ensemble, tout devient possible»… contre lui!

     

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    Maintenant il nous faut, à notre tour, refiler le bébé à cinq blogs qui entretiendront la chaîne:

     

    Lozère socialiste parce que le «Politburo» a joué le jeu volontiers la dernière fois

    Orange sanguine parce qu'en se donnant du mal ce blog des Deux Sèvres progresse en qualité.

    Nelly Margotton, pour lui rendre la "monnaie de sa pièce" (héhé!)

    Patricia Gallerneau du Blog collectif du Modem de Pornichet parce qu’on s’inquiète de ne plus avoir sa visite ici

    Et Farid Taha parce que ses réponses apporteraient sans doute beaucoup à ceux qui s'interrogent...

    On oserait même ajouter un joker : Hervé Torchet, parce que le positionnement de l'historien de la famille centriste éveille notre curiosité, mais nous savons qu'il a d'autres "rédactions" sur la planche, et nous ne lui en voudrons pas s'il décline.

     

     

  • L'urgence absolue : François BAYROU doit rapidement disposer d'un "Shadow Cabinet"

    L'encyclopédie Wikipedia donne la définition suivante du "Shadow Cabinet", à lire en cliquant sur le lien suivant http://fr.wikipedia.org/wiki/Cabinet_fant%C3%B4me

    L'action des démocrates doit s'inscrire dans la probabilité de gouverner.

    Il faut que des personnalités puissent s'exprimer sur tous les sujets qui concernent la vie de nos concitoyens. C'est ainsi que François Bayrou apparaîtra accompagné dans sa démarche politique.

    Le relais médiatique se fera naturellement par l'intermédiaire des radios, de la PQR, des blogs et sites Internet...nous ne sommes plus dans la France d'hier avec 3 chaînes de télévision et quelques radios, aujourd'hui il est possible de communiquer le plus directement possible avec les français.

    Le "Shadow Cabinet" permettrait d'avoir l'opinion du Modem sur la situation en Géorgie même s'il faut sans doute se féliciter de l'action de Nicolas Sarkozy, il permettrait aussi de retrouver Rama Yade qui à l'heure des Jeux Olympiques à Pékin n'a rien à dire sur les droits de l'homme, il permettrait encore de faire le bilan des Ministre de gauche débauchés par le Président Cathodique...

    Oui, il faudra dire par exemple si Martin HIRSCH a eu raison de rentrer au Gouvernement pour créer le RSA, le rendez-vous sur ce dossier est dés septembre. L'heure des premiers bilans arrive.

    IL FAUT QUE LE MODEM FASSE ENTENDRE SA VOIX !

  • Résistance constructive! Non aux députés-robots!

    Nous voulons ici garder l'extrait du discours d'hier de François Bayrou le plus poignant. C'est celui pendant lequel il évoque la position des élus UDF qui ont signé une "charte" pour bénéficier de l'étiquette "majorité présidentielle".


    François Bayrou.
    Uploaded by UDF

    Cette charte, imposée par l'UMP les engage sur quatre points :

    - Le premier peut encore se comprendre c'est : "Je voterai la confiance au Gouvernement qui se présentera à l'Assemblée Nationale".

    - Le deuxième c'est : "Je ne voterai jamais la censure". Or un député digne de ce nom ne peut pas s'engager à ne jamais voter la censure, parce qu'il peut y avoir des circonstances graves pour le pays dans lesquelles il considère que c'est son devoir de voter la censure. Le nier à l'avance ainsi c'est trahir le mandat qui est confié à un député.

    - Les troisième et quatrième engagements disent, à eux seul, l'allégeance dans laquelle il faut s'engager, puisque le troisième et quatrième engagements, c'est : "Je m'engage à voter tous les budgets qui seront présentés à l'Assemblée Nationale et tous les budgets de la Sécurité Sociale qui seront présentées à l'Assemblée Nationale".

    Comment peut-on être un député digne de ce nom, si on est lié par un engagement d'avoir, à l'avance, à voter le budget et le budget de la Sécurité Sociale ?!...

    On demande donc aux candidats pour bénéficier de l'appelation "majorité présidentielle" d'être des robots!

    Cela en dit long sur les pratiques à venir... Les citoyens vont-ils voter pour des robots?