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  • The Speech!

    obama speech.jpgDans la nuit, Barack Obama a livré devant le Congrès américain sans doute son meilleur discours depuis qu'il est élu. Déterminé, ne cédant aucunement sur les objectifs de sa réforme d'une couverture maladie pour tous, il a martelé ses arguments et tenu a rétablir la vérité de son programme.

     

    Son projet, avait en effet subi une vague d'attaques farouches et démagogiques de la part de la frange la plus réactionnaire des républicains.

     

    Incroyablement volontariste face à ses contradicteurs présents dans l'hémicycle il a d'emblée tenu à affirmer : « Je ne suis pas le premier à m'attacher à cette cause, mais je suis déterminé à être le dernier ».

     

    Très caustique vis-à-vis de son opposition conservatrice qui, pendant tout l'été s'était crue pouvoir se refaire une virginité à peu de frais en recourant à tous les mensonges possibles, il a su éclairer l'origine "lobbyiste de ces mensonges" tout en dénonçant la facilité et le cynisme de ceux qui, de toute façon ne seront jamais concernés par les difficultés d'une couverture santé insuffisante ou inexistante, à critiquer que l'Etat puisse justement penser à ceux qui en sont dépourvus.

     

     

    « Le temps des disputes est révolu. Le temps des petits jeux est terminé », a-t-il eu soin de conclure sur la polémique passée, ajoutant « Je ne perdrai pas mon temps avec les calculateurs qui préfèrent tuer ce plan que de l'améliorer ».

     

    Il a néanmoins tenu à saluer l'esprit de collaboration de certains et demandé à ses « amis républicains » d'exprimer leurs préoccupations légitimes afin de parvenir à un compromis tout en citant la position de son adversaire républicain John McCain pendant la campagne.

     

    Barack Obama au cours de ce qui restera comme l'un des plus grands discours prononcé devant le congrès a voulu rappeler les trois principaux objectifs de sa réforme:

     

    • fournir plus de sécurité et de stabilité à ceux qui disposent déjà d'un régime d'assurance;
    • offrir une couverture aux Américains qui n'en ont pas;
    • freiner la croissance des coûts du système de santé.

     


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    Le temps presse, a-t-il affirmé. "Si Washington ne fait rien pour changer un système qui laisse 47 millions d'Américains sans protection, le déficit sera plus important et plus de familles seront acculées à la faillite. Plus d'Américains perdront leur couverture quand ils sont malades et en ont le plus besoin et, en conséquence, plus mourront."

     

    S'offrant le luxe de donner une leçon de liberté aux tenants du libéralisme dogmatique il a insisté sur le choix qu'il y aurait pour ceux qui bénéficient déjà d'une couverture privée de choisir la couverture publique! Ce "choix" c'est cette liberté qui s'offrirait aux assurés qu'a tenu à réaffirmer le président. "Parce que la liberté de choisir existera!" et malicieux de suggérer que ce ne pouvait être ce choix qui affolait les détracteurs du projet!... puisque si les assurances privées étaient si performantes!... (CQFD).

     

    Vicky Kennedy, la veuve du sénateur démocrate Ted Kennedy, était présente aux cotés de Michele Obama ainsi que les enfants de l'ancien sénateur du Massachusetts. Son mari, décédé le mois dernier sans voir se concrétiser son rêve de connaître enfin les États-Unis dotés d'un système de santé universel; Aussi, à la fin de son discours, Barack Obama, dans un moment d'émotion considérable, a rappelé l'attachement du "lion du Sénat", Ted Kennedy, quant à cette réforme et de conclure en lançant : " Et vous croyez, vous qui le connaissiez -citant certains membres républicains du congrès -, vous qui étiez ses amis, qu'il soutenait un tel projet par pure idéologie?"

     

    ted kennedy.jpg

     

    Et après un silence lourd de signification de terminer : "Non, vous savez que si cela lui tenait tant a cœur, c'est qu'il avait eu l'occasion de croiser la maladie tant pour lui que pour plusieurs membres de sa famille et que face à la dureté de cette situation d'avoir un proche ou soi-même malade il s'était tout simplement imaginé la souffrance supplémentaire que cela pouvait représenter pour un compatriote qui n'avait pas sa situation financière d'être incapable de tout mettre en œuvre pour soulager ou guérir un enfant, un conjoint ou un parent! Ca, vous le savez!"

     

    Après un discours de cette qualité, une force de persuasion de cette importance, un orateur de cette trempe, l'issue semble aujourd'hui plus lumineuse pour un projet qui touche, comme l'a dit plusieurs fois ce président décidément si "révolutionnaire", le caractère propre de générosité de la nation américaine!

     

    Alors même que le pays le plus libéral de la planète se tourne vers plus de solidarité grâce au volontarisme sans faille d'un grand président outre atlantique, il est tout de même incroyable que chez nous, à contre courant, un petit politicien nous ait engagés depuis deux ans dans la voie de l'injustice et l'inégalité croissante!... Vous avez dit "franchises médicales", "forfait hospitalier" et "déremboursements"?...

     

    EDIT 12 SEPTEMBRE :

     

    Video intégrale du discours :

     

     

     

    C'est tout de même autre chose que l'Ersatz qu'on nous a servi à Versailles il y a quelques mois...

     

  • Le PS joue-t-il aux communiqués les plus cons avec l'UMP?

    pas digne.jpgLe parti socialiste est visiblement toujours hanté par ses vieux démons! Des "porte-paroles" dans la plus pure tradition stalinienne se sont exprimés hier dans un communiqué que nous voulons conserver dans les mémoires de tous les démocrates. Vous savez cette tradition stalinienne issue des procès du même nom en URSS qui, à l'époque, vous condamnait sur des accusations jetées sans référence ni preuve à l'opinion…

     

    Jugez plutôt : Voici le titre du communiqué signé par rien moins que Razzy HAMMADI, Secrétaire national aux services publics et Jean-Christophe CAMBADELIS, Directeur national de campagne pour les élections européennes

     

    "Le MODEM et les services publics au Parlement européen : le mensonge de F. Bayrou"

     

    Interloqués, nous lisons ce communiqué. De quoi s'agit-il? De quel mensonge Bayrou est-il coupable concernant les services publics? De n'avoir, par exemple, pas défendu suffisamment les sociétés nationales d'autoroutes dans notre pays en s'insurgeant à l'époque à la tribune de l'Assemblée troublant le coupable silence de la gauche ou en ayant justement été le seul parlementaire à acheter des actions de ces sociétés lors de leur privatisation pour introduire un recours juridique contre cela auprès du Tribunal administratif? Non, bien sûr.

     

    3 votes sont reprochés aux élus de l'UDF puis du MoDem. Ceux-ci auraient voté avec les élus issus de l'UMP contre les services publics.

     

    Nous avons vérifié la première date (d'autres blogueurs se chargeront sans doute des autres… sinon, nous y reviendrons histoire d'en rajouter une couche pour ridiculiser les 2 signataires de ce communiqué qui font honte à leur parti) mentionnée :

     

    "Le 16 février 2006, dans le cadre de la discussion relative à la Directive « services dans le marché intérieur » (dite « Bolkestein »), le Modem vote avec l’UMP contre l’adoption d’une directive cadre sur les services d’intérêt général garantissant la pérennité de leur mission."

     

    Si les journalistes, les lecteurs les observateurs ne vérifient pas, l'astucieux amalgame (le nom cité de Bolkestein et le vote UMP), laisse penser que ces élus ont eu de coupables faiblesses pour Bolkestein comme leur homologues de la Droite néolibérale.

     

    Alors, allez sur le site du Parlement Européen! Vous trouverez précisément l'explication de vote en faveur du rapport modifiant la directive Bolkestein! L'explication de vote du groupe ADLE a justement été faite par une certaine Marielle de Sarnez...

     

    marielle-de-sarnez.jpg

     

    "C’est une nouvelle directive en faveur de laquelle notre Parlement vient de voter ce matin. Un champ d’application restreint, le principe du pays d’origine enfin supprimé, le droit du travail préservé: nous avons transformé l’esprit et la lettre du projet qui nous était soumis et j’en suis heureuse.

    La seule institution européenne qui aura été capable de porter ce changement profond d’inspiration, c’est notre Parlement. Sans doute parce que nous avons été à l’écoute de nos concitoyens, de leurs craintes et de leurs peurs; sans doute parce que nous sommes avant tout attachés à la défense d’un modèle européen de valeurs communes et que nous préférerons toujours l’harmonisation par le haut au dumping par le bas. Nous avons fait du bon travail et il faudra bien que la Commission et le Conseil tiennent enfin compte du signal politique fort que nous envoyons aujourd’hui, qui traduit notre volonté d’achever le marché intérieur, tout en préservant notre modèle social. Pour notre part, nous y veillerons."

     

    Donc c'est justement l'inverse de ce qui est reproché aux élus bayrouistes qui s'est produit ce jour là! Les élus ADLE ont justement voté ce texte qui venait combattre les dérives de la directive Bolkestein.

     

    Alors, c'est devant une telle contrevérité et ces méthodes d'un autre temps que les socialistes du Mouvement Alcibiade ont commencé à réagir voilà déjà plusieurs années! Et visiblement on a encore du pain sur la planche!

     

    Plutôt que de s'en prendre à la racine du mal au pouvoir en France, les tristes sires, Hammady et Cambadelis ont décidé, semble-t-il, de concourir avec Frédéric Lefebvre pour l'UMP dans la catégorie des porte-paroles les plus affligeants d'inepties!

     

    En tout cas, à ce jeu des communiqués les plus cons, l'UMP et le PS se trouvent curieusement un bouc émissaire commun!..

     

    A moins, que tout ceci s'explique par l'affolement dans les 2 états majors si les sondages "privés", justement, commencent à chuter pour les 2 plus grands partis...

     

     

  • Bayrou dénonce un climat propice aux dérapages

    résistance bayrou.jpgLe Président du Mouvement Démocrate était l'invité politique de Jean-Michel Apathie, hier, mardi 2 décembre à 7h50 sur RTL. Il a qualifié mardi de "dérapage" l'interpellation controversée du journaliste de Libération Vittorio de Filippis, estimant que le pouvoir en place a créé "un climat propice à ce genre de dépassement des bornes"... 

     

    "Je trouve que c'est un dérapage qui prend désormais l'allure d'une habitude. On a l'impression que ça se multiplie, on a l'impression que ça s'aggrave", a déclaré sur RTL François Bayrou, dénonçant "des atteintes à l'Etat de droit élémentaire". "On a créé un climat propice à ce genre de dépassement des bornes et je crois que c'est grave". 

    "il n'y a aucune proportionnalité entre le fait que quelqu'un soit accusé parce que, sur son site, un internaute a dit quelque chose qui portait atteinte, semble-t-il, à quelqu'un, et puis le fait qu'on vienne l'arrêter au petit matin dans ce déploiement de violence, de brutalité, en tout cas d'irrespect".

    Puis commentant  l'idée, relancée par l'UMP, de détecter les troubles du comportement chez l'enfant dès le plus jeune âge pour prévenir la délinquance est "extraordinairement choquante", François Bayrou a déclaré  : "C'est une idée naturellement qui est extraordinairement choquante pour quiconque considère que l'enfance doit être respectée : on ne peut pas prétendre qu'à trois ans la vie d'un enfant soit ainsi jouée". 

    "Si l'on doit faire attention aux troubles de comportement, ça veut dire que l'école maternelle doit jouer le rôle principal dans cette attention à l'enfant, et c'est précisément à ce moment-là que l'école maternelle est mise en cause par le ministère de l'Education nationale", relevant là "une extraordinaire contradiction". Cette politique de prévention, "c'est beaucoup de soupçon et en même temps pas de réponse", a-t-il dit.

    Lire et écouter l'intégralité des propos du Président du MoDem >>> ICI

     

    En attendant, François Bayrou est ici trop gentil avec le pouvoir, lorsqu'il parle de "dérapages"! Lorsqu'on voit que se multiplient depuis plusieurs mois des descentes spectaculaires dans des établissements scolaires, à l'aide de chiens policiers, sans aucun résultat tangible, on ne parle plus de "dérapages" isolés mais d'une dérive organisée, préméditée!