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Alstom

  • Rétablir la vérité sur ALSTOM

    L'occupant actuel de l'Elysée l'a dit et redit il "aime les usines", parce que "les usines, c'est mon truc" s'empresse t-il d'ajouter lors de sa visite chez Alstom la semaine dernière lors du lancement de l'AGV. Nous aurons l'occasion de revenir sur cette affirmation du président des yachts, des top-models, des jets et autres fouquet's... Non, aujourd'hui revenons sur cette assertion cent fois martelée : "j'ai sauvé Alstom".

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    Nous décrivions, il y a quelques jours, l'intox à grande échelle qui s'est finalement introduite dans l'esprit des français :

    L’investigation exigeait seulement un peu de temps et de sérieux pour démontrer la mégalomanie démagogique de l’affirmation mensongère rappelée lundi de celui qui se prétend le « sauveur » d’Alstom !

    Le plan initial élaboré en fait par son prédécesseur à Bercy, Francis Mer ( « Une fois qu'il a renoncé à utiliser Areva, le ministre de l'Économie et des Finances, Francis Mer, monte un plan de sauvetage prévoyant, entre autres, l'intervention immédiate de l'État au capital d'Alstom » -  Le figaro 15/10/2007), les conditions de cession des chantiers navals à un groupe norvégien (Aker Yards), qui un an plus tard s’en désengageait au profit d’un constructeur sud-coréen en faisant à la fois une plus-value non négligeable ( voir par exemple ici) tout en empochant entre temps de juteux dividendes et, enfin, l’inquiétude actuelle des ouvriers de Saint-Nazaire (ici)et l’embarras manifeste des autorités ( voir ici ) concernant le secteur sensible de la construction navale militaire sont autant d’éléments facilement consultables par tous ceux qui entendent décortiquer la réalité d’une instabilité méthodologique, économique et stratégique.

     

     

     

    Pour compléter nos propos, voici l'article de Eric Le Boucher, paru ce week-end dans Le Monde

     

    Nicolas Sarkozy en a fait son pont d'Arcole. "J'ai sauvé Alstom". Dans ses discours et livres (Témoignage), tout du long de la campagne électorale, lors de chacune de ses visites de sites industriels, le chef de l'Etat fait référence à cet épisode qui l'a vu en 2004, comme ministre de l'économie, faire accepter par Bruxelles un plan de recapitalisation de ce groupe.

     

    Le président a raison de se féliciter de ce fait d'armes. Alstom se porte aujourd'hui très bien. L'Etat qui a participé à ce sauvetage s'en porte lui aussi très bien, puisque les 725 millions injectés à l'époque au capital ont été revendus deux ans plus tard à Bouygues pour 2 milliards. Joli coup !

    Le malheur pour le président est qu'aucun de ses conseillers n'ose lui expliquer que les conditions ont fait de ce sauvetage un cas exceptionnel et qu'il se fourvoie à en faire un cas général.

    "Je crois aux usines, c'est mon truc", a dit le président en retournant chez Alstom, à Aytré, en Charente-Maritime, mardi. La drôle de formule livre une sincérité, et on le suit sans hésiter : la France n'a pas la City, elle a une tradition industrielle, des savoir-faire, des ingénieurs, des ouvriers pour la faire perdurer. Mais on aimerait que "son truc", ce ne soit pas des Alstom copiés-collés à répétition mais une politique industrielle moderne, économe, crédible.

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  • SMS et SARKOZY, Boomerang et Maskirovka

    A l’origine un exemple ( argh !) de travail journalistique sur le site du Nouvel Observateur (ici). Dans le sillage de ce pitoyable exercice sans aucune plus value ni en terme d’investigation ni en matière intellectuelle, l’ensemble de la profession prenant son courage à deux mains relaye la matière (nous ne pouvons écrire « l’info »), voir ici, et encore ici suivie par la multitude de blogs qui espèrent sans doute bénéficier du buzz pour accroître leurs statistiques de fréquentation et leur rang dans les différents annuaires.

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    Voici un exemple parfait du néant de l’investigation au profit d’une superbe maskirovka . C’est aussi l’exemple même de la facilité ambiante de beaucoup à un moment justement où l‘opinion aurait, au contraire, besoin d’une information documentée, étayée, argumentée sur des sujets autrement plus déterminants pour l’avenir du Pays et pour l’amélioration des conditions de vie des français !

     

    Il y a de quoi être furieux que les principaux relais d’opinion ne voient pas qu’en publiant de tels éléments invérifiables et futiles, ils font précisément le jeu de celui qui semble l’objet de leurs sarcasmes inutiles. Sauf à pouvoir exhiber le message original sur le portable de la destinataire en effet, sur quel élément peut reposer une telle polémique ?

     

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    L’effet boomerang ne se fera pas attendre. Il ne faut en effet pas être grand clerc pour prédire que celle-ci sera facilement utilisée par notre omni-candidat à son plus grand profit pour retourner l’opinion en sa faveur en montrant aisément combien les opposants éventuels en sont réduits au caniveau des allégations caricaturales. La rhétorique présidentielle aura beau jeu, dans un raccourci dont elle seule a le secret, d’amalgamer tous ceux qui critiquent ses méthodes et ses réformes en une masse inquiétante de dangereux radicaux prêts à toutes les bassesses pour contrer son « génial volontarisme ».

     

    Double bénéfice pour le pouvoir avec cette polémique stérile : Un élément de plus pour la victimisation à venir et surtout, pendant que tous les commentateurs se focalisent sur les échanges de textos, ils ne se consacrent pas à l’analyse des insuffisances, des mensonges éhontés et des erreurs grossières des affirmations présidentielles et des réformes politiques du gouvernement.

     

    C’est en effet une constante depuis le 6 mai : La presse et les commentateurs sont dépassés par l’avalanche de messages contradictoires sur autant de sujets lâchés par le pouvoir (rappel). Pressés par le flux de chantiers, les observateurs n’ont déjà pas le temps de creuser le fond des annonces superficielles d’une « rupture » permanente ! Etait-il donc si utile de se laisser aller sur un tel sujet ? Les animateurs de blogs qui se sont eux aussi laissés piéger dans une telle manœuvre n’ont pas à en être fiers ! Alors qu’ils revendiquent perpétuellement sur le web leur indépendance et la complémentarité de leurs écrits avec un système médiatique insuffisant, ils participent justement de la cacophonie ambiante et justifieront bientôt, s’ils persistent, la méfiance voire les mesures de contrôle du « media libre ».

     

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    Et pourtant les sujets ne manquaient pas cette semaine de s’intéresser à autre chose qu’aux échanges sentimentaux du président à commencer par son re-positionnement factice de « seul défenseur des usines et des ouvriers ». L’investigation exigeait seulement un peu de temps et de sérieux pour démontrer la mégalomanie démagogique de l’affirmation mensongère rappelée lundi de celui qui se prétend le « sauveur » d’Alstom !

     

    Le plan initial élaboré en fait par son prédécesseur à Bercy, Francis Mer ( « Une fois qu'il a renoncé à utiliser Areva, le ministre de l'Économie et des Finances, Francis Mer, monte un plan de sauvetage prévoyant, entre autres, l'intervention immédiate de l'État au capital d'Alstom » -  Le figaro 15/10/2007), les conditions de cession des chantiers navals à un groupe norvégien (Aker Yards), qui un an plus tard s’en désengageait au profit d’un constructeur sud-coréen en faisant à la fois une plus-value non négligeable ( voir par exemple ici) tout en empochant entre temps de juteux dividendes et, enfin, l’inquiétude actuelle des ouvriers de Saint-Nazaire (ici)et l’embarras manifeste des autorités ( voir ici ) concernant le secteur sensible de la construction navale militaire sont autant d’éléments facilement consultables par tous ceux qui entendent décortiquer la réalité d’une instabilité méthodologique, économique et stratégique.

    卡拉·吕尼

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