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Bordeaux

  • La loi du plus juste comme modèle républicain

     

    voir la video complète du discours de Bordeaux du 7 février 2007 : http://bayrou.fr/evenements/bayrou-bordeaux-070207.html

    François Bayrou était à Bordeaux le 7 février. Au cours du déjeuner avec la presse, il a exposé son idée de la fonction de président de la République : "une puissance de résistance aux réseaux d'influence et d'intérêts". Il a ensuite rencontré le personnel de l’hôpital psychiatrique Charles Perrens. La journée s’est terminée par une grande réunion publique réunissant 4000 personnes au Palais des congrès : François Bayrou a présenté le volet social d'un projet où "la loi du plus juste remplacerait la loi du plus fort".

    La journée s’est conclue par une grande réunion publique au Palais des congrès. Devant 4000 personnes, François Bayrou a présenté les orientations de son projet social. Il a proposé un pacte républicain dans lequel la loi du plus juste remplacerait la loi du plus fort. Le candidat a fixé trois priorités : l’école, les "quartiers" et l’exclusion. Il a notamment proposé un sous-préfet pour chacun de ces quartiers, avec obligation de résidence ; l’unification de toutes les aides sociales en une allocation unique, cumulable, de manière dégressive avec la reprise d’emploi ; une réforme du Conseil économique et social pour lui donner plus de poids dans la préparation des prises de décisions. Il a par ailleurs rappelé sa volonté de créer un service civique obligatoire de six mois pour tous les jeunes.

     

     

  • un sous-préfet dans chaque quartier

    medium_demonstratif.jpgFrançois Bayrou s'est attaché mercredi soir, lors d'une réunion publique à Bordeaux, à se démarquer de ses rivaux Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, proposant un modèle de société qui ne soit pas basé sur "la loi du plus fort, mais la loi du plus juste".Le candidat UDF à la présidentielle, qui effectue actuellement une percée dans les sondages (13% d'intentions de vote selon IPSOS à paraître jeudi) et devance Jean-Marie Le Pen dans plusieurs d'entre eux, a affiché sa confiance devant environ 3.000 personnes réunies au Palais des Congrès de Bordeaux-Lac.

     

    "Un mouvement est parti, cette vague-là ne s'arrêtera pas", a-t-il dit.

    "Au-delà des différences de personnalités" avec ses rivaux, "il y a une question de société", a-t-il déclaré. Le modèle que porte le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, "c'est une société assez dure pour les faibles, assez douce pour les puissants", a-t-il affirmé.

    "Ce n'est pas parce que le renard se couvre de plumes qu'on va le prendre pour une poule", a ajouté le candidat centriste, raillant l'emploi par Nicolas Sarkozy de "citations de gauche, Jaurès, Blum, Marx, Engels".

    Quant à la candidate du PS Ségolène Royal, elle défend "un modèle de société que nous avons essayé, qui a largement échoué, ou l'Etat s'occupe de tout, où on augmente les impôts", a ajouté M. Bayrou.

    "Je ne veux ni de la société de l'un, ni de la société de l'autre" et les Français non plus, a-t-il affirmé. "Nous portons un autre modèle", qui ne soit "pas la loi du plus fort, mais la loi du plus juste".

    "Nous voulons une République honnête, une télévision loyale, un Etat qui ne soit pas aux mains des réseaux, des clans, un président de la République qui ne soit pas en relation de connivence avec les puissants", a-t-il ajouté.

    "Je ne veux pas de l'Etat UMP, de l'Etat PS, je ne veux pas non plus de l'Etat UDF, je veux un Etat impartial", a-t-il affirmé.

    Au cours de la réunion, M. Bayrou a repris plusieurs de ses propositions en matière sociale (activité rémunérée pour les bénéficiaires de minimas sociaux, unification de toutes les aides en une allocation sociale unique, cumulable de manière dégressive avec la reprise d'emploi).

    Il a aussi proposé "une nouvelle démocratie sociale", afin "qu'il ne puisse plus y avoir de décision en matière sociale sans négociation, sans préparation", et pour "une réforme du Conseil économique et social", qui servirait à "organiser le dialogue de la société civile en face de l'Etat".

    M. Bayrou s'est par ailleurs prononcé pour une réimplantation de l'Etat dans les banlieues, proposant qu'il y ait "un sous-préfet dans chaque quartier".

    "Et je suis prêt à recruter ces sous-préfets, qui entreront ainsi dans la fonction publique, parmi les hommes et les femmes des quartiers, qui les connaissent, qui les comprennent", a-t-il dit.

    Cette réunion publique était le premier de cinq rendez-vous où M. Bayrou a prévu de révéler les "principaux chapitres" de son projet présidentiel, avant la parution de son livre-programme fin février.

    Après les questions sociales, il parlera d'Europe le 12 février à Strasbourg, puis d'économie, d'éducation et recherche, et enfin des "obligations internationales de la France", y compris en matière de climat et de bio-diversité.