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Légidlatives

  • Le président de la République et le premier Ministre ne font pas ce qu'ils avaient dit

    Après 3 semaines seulement de pouvoir, ceux qui avaient dit qu'ils feraient tout ce qu'ils disaient et s'y tiendraient, montrent maintenant qu'ils ne tiendront pas leurs promesses.

    Grace à Jean Veronis, et l'Université de Provence, retrouvez ici l'ensemble des discours du candidat Sarkozy dans lesquels il promettait de réduire la dette : http://www.up.univ-mrs.fr/veronis/Discours2007/concorde.php?e=dette&n=Sarkozy&action=Chercher

    L'exemple flagrant est la nécessité de réduire la dette du pays! Ca y est c'est fini! terminé! Le "paquet" fiscal est en route pour le Conseil d'Etat et il comprend :

    - réductions ou crédits d'impôts des intérêtes d'emprunts.

    - non imposition des heures supplémentaires

    - dé-fiscalisation des successions

    - plafond fiscal à 50%

    Total des coûts pour les finances publiques : 11 milliards de plus de déficit!

    On proclame publiquement maintenant qu'on laisse filer la dette. Rejoignant en ce sens la tactique économique keynésienne chère à la vieille gauche on en revient à l'illusion de laisser filer le déficit en espérant que la croissance résoudra plus tard la dette!...

     Nous reproduisons ci dessous notre note de février 2007 :

    Il faut que tous ceux auxquels "on" promet demain de raser gratis sachent que RIEN N'EST POSSIBLE ENSEMBLE si on ne règle pas le problème de la dette

    Guerre aux déficits et à la dette, pour pouvoir investir dans l'avenir, dans la connaissance, dans un développement durable : c’est la stratégie de François Bayrou.

    « Le général de Gaulle, Pompidou, Giscard, Barre, n'avaient pas laissé de dettes aux Français : la dette de la France était en 1981 plus faible que celle d’aucun autre grand pays développé. Depuis 25 ans, les gouvernements successifs ont accumulé les dettes. C’est une forme d'irresponsabilité politique.
     
    Tous les jours, l'État dépense 20% de plus que ce qui rentre dans ses caisses ; on a dépassé mille milliards d'euros de dette ; c’est insupportable. Il faut que nous diminuions ce déficit de près de moitié les trois premières années - donc de 20 milliards par an - pour stabiliser durablement la dette.
     
    Et selon l’association qui fait le compte des promesses des partis politiques, les candidats UMP et PS en sont chacun à plusieurs dizaines de milliards d’euros de dépenses publiques supplémentaires ! Nous, nous avons choisi un autre chemin.
     
    Il faut inscrire dans la Constitution l’interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement. En clair, l’Etat ne pourrait plus emprunter pour ses dépenses de fonctionnement - ce principe s’applique déjà pour les collectivités locales. On doit exiger de l’administration un effort de productivité de 2 % par an pendant six à huit ans - c’est ce que font toutes les entreprises françaises. Cela entrera dans un plan décennal de réduction de la dette publique.
     
    Il faut faire ces économies, baisser la dépense publique, avant de prétendre baisser les impôts ou multiplier les avantages fiscaux. Il y a cinq ans, on nous promettait de baisser les impôts de 30%, j'avais dit : ‘promesse mirobolante’. Et on l'a vérifié : d'abord, on n'est pas à 30% ; ensuite les prélèvements obligatoires ont augmenté de plus d’un point du produit national !
     
    Je veux réhabiliter un principe de bon sens : l'équilibre des finances. Que l'Etat soit géré comme un ménage normal, en équilibrant ses dépenses et ses recettes.
     
    Avoir un Etat plus économe, c’est aussi la condition de plus de justice sociale. »

     



    Lien(s):
    Interview dans Les Echos, 6 novembre 2006 : "Ma stratégie économique pour la France"
    Discours de Lille, 14 décembre 2006
    Discours à l'université d'été de la Grande Motte, 2 septembre 2006
    "Face à la presse" sur Public Sénat, 12 janvier 2006