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Tapie

  • Les positions des Alcibiade divergent sur le cas Tapie

    Il est juste de relayer ici les divergences de vues dans nos rangs sur le traitement relayé sur ce blog avant-hier de l'affaire improprement appelée "affaire Tapie" alors que nous devrions tous nous borner à évoquer "l'affaire de l'arbitrage".

    - Certains d'entre nous, avancent en effet, qu'à leur connaissance du dossier, il leur a toujours semblé évident que le Crédit Lyonnais avait un peu vite engagé une batterie suspecte de procédures (souvent baclées) à l'encontre de son ancien client Bernard Tapie.

    - Que Bernard Tapie a véritablement fait l'objet, d'un acharnement dès 1993 (année d'alternance politique) suspect et manifeste.

    - Que le montage financier choisi par le Crédit Lyonnais de Monsieur Haberer à l'époque pour l'achat et la revente d'Adidas, a, pour le moins été opaque (société offshore, réalité du mandat ou sauvetage?...) sinon illégal et qu'il n'est pas exclu que l'ancien ministre (et, dans ce cas le fisc aussi!) se soit, alors fait piégé par son "ancien ami" banquier.

    - Qu'enfin, le tapage médiatique suscité par ces multiples procédures juridiques à partir de 1994, même si Monsieur Tapie avait délibérément choisi l'exposition publique de par ses fonctions et son style, ont pu, à certains moments s'apparenter à un lynchage public.

    - Leur analyse n'est pas loin de la position d'Airy Routier (VOIR ICI)

    D'autres soutiennent une vue différente :

    - Que Monsieur Tapie dans cette affaire ait été comme il le prétend "roulé" ou non par le Crédit Lyonnais de l'époque, le problème aujourd'hui est de savoir si oui ou non les plus hautes autorités de l'Etat sont intervenues pour favoriser l'arbitrage au détriment de la poursuite de la procédure judiciaire.

    - Si oui pourquoi? En avaient-elles le pouvoir eu égard aux deniers publics en jeu?

    - Cette solution de privilégier l'arbitrage a-t-elle finalement défavorisé l'Etat, ses finances et donc les contribuables?

    -  Enfin, les constantes manoeuvres de coulisses depuis 18 mois entre d'un coté un Parti Radical de Gauche (du moins d'un Baylet...) et de l'autre un Bernard Tapie subitement devenu sarkozyste et son ancien avocat Borloo, président lui même du Parti Radical Valoisien  pour limiter l'émergence d'un centre indépendant (MoDem) notamment en vue de la constitution de listes communes aux prochaines européennes sont-elles entrées dans le calcul d'oportunité de ce choix de procédure?

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    Rassurez-vous, il ne s'agit que de divergences de vues sur ce point et nous savons que l'important, au-delà de cet épisode, reste de préparer une alternative lorsqu'enfin la parenthèse politique actuelle se refermera!

    -=-=-=-=-=-=-=

    Toujours est-il qu'hier, pendant quatre heures devant la commission des finances de l'Assemblée, l'homme qui n'a rien perdu de sa gouaille et de son mordant, a terminé son audition par une séquence émotion pour s'expliquer sur le préjudice moral retenu par la sentence arbitrale pour 45 millions d'euros :

     

     

     

     


  • Pour suivre sur le WEB les auditions de Jean Peyrelevade et Bernard Tapie devant la commission des finances de l'Assemblée

    Vous pouvez suivre les auditions de Jean Peyrelevade et Bernard Tapie sur la chaine parlementaire sur le web en cliquant sur le logo ci-dessous : 

    logo-lcp.gif

    A 9h30

    Audition de

     

    LCP_2008-09-10_09_48_35_0391.JPG

    Mr Thomas Clay

    , doyen de la Faculté de droit de Versailles,

    titulaire de la chaire du droit de l'arbitrage.

     

    A 10h30

    Audition de

     

    Peyrelevade.jpg

    Mr Jean Peyrelevade

    , ancien président du Crédit Lyonnais.

     

    A 15 heures

    Audition de

    Bernard_Tapie.jpg

     

    Mr Bernard Tapie

    , ancien président du groupe Tapie.

  • François BAYROU, le leader politique attendu par les Français

    C'est fou le contratse de ce week-end politique : d'un côté François Bayrou un leader politique responsable qui donne ses réponses aux différents sujets qui touchent les français tous les jours, de l'autre une Université d'été des socialistes plus mobilisés par les querelles de personnes et que les solutions à proposer aux français. Sur ce dernier point, le Parisien / Aujourd'hui fait état d'une déclaration de Pierre Mauroy, l'icône du Parti Socialiste " ...C'est la plus mauvaise université d'été à laquelle j'ai pu participer. Le PS se devait de donner une bonne image. C'est raté...."

    Pour François Bayrou, c'était une première, il était le premier invité du rendez-vous politique d'Europe 1 situé maintenant le matin. Pour les nostalgiques, nous étions loin de l'historique "Club de la Presse". Ce qui est prioritaire maintenant pour Europe 1, c'était de se positionner par rapport à Dimanche +, l'émission politique du dimanche midi.

    François Bayrou a été clair sur tout :

    - Sa position sur l'engagement des troupes françaises en Afghanistan

    - L'affaire Bernard Tapie

    - Le financement du RSA

    - La politique française et européenne dans le cadre du Conflit Géorgie / Russie

    Etc.

    C'est une très belle émission qui peut être écoutée en podcast sur le site d'Europe 1( ICI ).

    A l'opposé, François Hollande a fait son dernier discours de 1er secrétaire, l'heure du bilan et pas celui de l'espoir.

    Les futures années sont vraiment très intéressantes, ce sont celles qui permettront de construire l'alternance à l'expérience Sarkozyste. François Bayrou a raison, les français auront le choix entre un projet humaniste et un programme socialiste.

    Nul doute que nous sommes en route vers la sociale démocratie à la française.