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apathie

  • Vive les sarkozystes!

    Au terme de cette semaine, nous sommes bien obligés d'en convenir : les sarkozystes sont vraiment formidables! 

    Les principaux supporters de l'égocrate suprême ont en effet vraiment tout fait cette semaine pour ridiculiser leur leader et son camp. Jugez plutôt :

     

    Il faudrait se cotiser pour lancer une chaine de télévision dédiée exclusivement à Frédéric Lefebvre.

     

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    Ce parlementaire non élu (rappelons encore que ce suppléant des législatives 2007 dans les Hauts-de-Seine n'est, pour l'instant,  député qu'à la faveur de la nomination d'André Santini au gouvernement) fait l'unanimité contre lui! Cet ancien lobbyiste s'est apparemment spécialisé dans l'invective, la provocation et le dénigrement gratuit. A tel point que Marc Vasseur propose à ceux qui cherchent un pittbull d'adopter un Lefebvre.

    Non vraiment! Plus ce type s'exprime, plus il décrédibilise, à base de rictus malsains et de démonstrations d'agressivité dignes de la guerre froide, tout ce qu'il est censé défendre (le président, le gouvernement, le parti). Tous les opposants au clan provisoirement au pouvoir dans notre pays devraient lui céder leur place devant les caméras tant 10 secondes de Lefebvre peuvent ruiner les sondages pour le pouvoir.

    Aussi, nous nous élevons vigoureusement contre ce "FrenchAnonymous" qui promet de le "bouter" hors de la Toile. Ce groupe anonyme fait fausse route et n'a pas compris que "faire taire" le porte-parole de l'UMP et vouloir livrer une longue bataille contre son "comportement outrancier" est contre-productif! Rien ne peut mieux dégouter du sarkozysme et de sa rupturologie inefficace que Lefebvre lui-même, ses gaffes, ses outrances et la faiblesse d'argumentation qu'il a tant de mal aujourd'hui à masquer!

     

    Allons, ne perdons pas de temps à créer des jeux vidéo le mettant en scène, ne lésinons pas sur les moyens! Il faut lancer une grande campagne pour lui offrir sa LEFEBVRE TV 24H/24 en dolby suround stréréo THX avec Haute définition, odorama et compatible 3D si possible (plus on arrivera à restituer techniquement la réalité du personnage, mieux cela vaudra!) pour faire chuter plus encore les futurs scores électoraux du clan au pouvoir!

     

    Nadine Morano en fait tellement trop qu'elle parvient à faire douter les journalistes, analystes et chroniqueurs les plus bienveillants à l'égard du pouvoir.

     

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    Ces derniers jours furent un véritable festival pour la "castafiore" du sarkozysme. En multipliant lors de ses interventions médiatiques les allusions à ses hautes aspirations ministérielles profondes elle parvient à donner publiquement la confirmation que cette cour n'a en tête que ses prébendes et que chacun, autour de l'Iznogoud parvenu à l'Elysée, n'a de cesse de copier ce qui lui a si bien réussi (et c'est le Figaro qui l'écrit) : Si Morano assume pleinement sa démarche, c'est parce qu'elle la juge comparable à celle qui a permis à Sarkozy de se hisser au plus haut niveau. «Être sincère en politique, explique-t-elle, c'est ma marque de fabrique. Je suis comme le président. Il a toujours dit ce qu'il voulait.»

    Ce mimétisme forcené est parvenu, en ces temps de crise, à choquer jusqu'à l'idole élyséenne puisque le grand vizir devenu calife à la place du calife, lui-même, a jugé « Ridicules et décalés aux yeux des Français. » les membres de son gouvernement qui ont fait ouvertement part de leurs ambitions de promotion lors du prochain remaniement ministériel. « Le président de la République a tenu à dire aux membres du gouvernement que les Français traversaient actuellement une période difficile et que le rôle du gouvernement dans cette période, c'était d'être concentré sur les préoccupations des Français », a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, ajoutant que le chef de l'Etat avait demandé à ses ministres « du sang-froid, du calme, de la maîtrise ».

    En clair : Faites ce que je dit mais ne faites surtout pas ce que j'ai fait toute ma vie!

    Pour finir cette semaine en beauté, Nadine Morano, décidément très en forme dans le sabotage de son propre camp, invitée lundi du grand journal sur Canal + n'a pas hésité à s'en prendre violemment à Laurent Joffrin dont le journal, Libération, avait osé rapporter puis critiquer le style et les propos du chef de l'Etat : "le journal libération n'a pas le droit d'être engagé à ce point à salir l'image de la France" avait cru utile de marteler Madame Morano sur le plateau.

    Oui, parce que Nadine, elle est comme ça! La mesure, la tempérance, la modération, ça l'encombre aux entournures! Elle, elle se revendique cash, voire… trash! Au point que Jean-Michel Apathie, qu'on ne peut décemment pas qualifier de dangereux activiste de gauche, a attribué vendredi à la secrétaire d'Etat si caricaturalement sarkophile le prix du pompidolisme de la semaine sans que même Catherine Nay ne le contredise : "Dire que des journalistes salissent la France, franchement, c'est les années 60! A moins d'empêcher les journalistes de faire leur travail … "

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    Avec Rachida Dati, on sait maintenant pourquoi l'UMP veut, à tout prix faire oublier la campagne électorale pour les élections européennes.

     

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    Enfin, nous nous garderons de tirer plus encore sur l'ambulance en ce qui concerne le symbole revendiqué (mais passé de mode à la cour semble-t-il) de la sarkozie :Rachida Dati!

    Madame Dati, candidate UMP pour les élections européennes en Ile de France a outrageusement exhibé ses insuffisances concernant les dossiers sur lesquels on l'interrogeait lors d'un meeting des jeunes umpistes… Et alors?

    Son utilisation par l'omni-candidat comme symbole d'un autre dossier  ( minorités visibles) que celui du secteur ministériel qu'il lui a confié (la justice) relève précisément plus du casting personnel du prince que de la méritocratie habituelle pour un garde des sceaux. On ne peut en vouloir à cette jeune femme propulsée depuis plus de deux ans sur le devant d'une scène politique sans en maîtriser les fondements.

    La légèreté de ses réponses étale au grand jour, paraît-il, son mépris pour la charge de député européen à laquelle elle postule? Certains avaient encore des doutes sur ce point?...

     

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    Non, vraiment, cette semaine, les plus sarkozystes des sarkozystes ont tout fait pour miner leur clan! On pourrait presque croire qu'ils se sont lancés un défit entre eux: celui qui parviendrait à décrédibiliser le plus leur idole commune, son gouvernement, ses mesures, son parti!

    Allez, gageons que cette semaine qui vient, le gentil secrétaire général de l'UMP (il est interdit à ce parti de se doter d'un président NDLR), le dévoué Xavier Bertrand, aura à cœur de surpasser ses gentils collègues!... Vive les sarkozystes donc!...

  • NANARD, mais c’est qu’il s’emporte, le pt’it bonhomme !

    Ce matin, invité de Jean-Michel Apathie, Bernard Tapie a disjoncté. Non content de s’en prendre gratuitement à François Bayrou, le comédien s’en est ensuite directement pris à son interviewer, JMA.

     

     

    L’escalade des propos ne s’est effectivement pas limitée à l’interview radio diffusée mais s’est poursuivie comme l’explique le journaliste sur son Blog .

     

    Il ressort de cette passe d’armes manifestement quelques conclusions que les protagonistes devraient méditer :

     

    -          Il est de notoriété publique que Jean-Michel Apathie n’est pas du tout un « bayrouiste » et qu’il est loin, comme se plait à le suggérer Bernard Tapie de toujours soutenir le leader du MoDem. On l’a souvent vu critique voir acharné contre le président du MoDem !

     

    -          JM Apathie a, en effet été un peu vite suspicieux avec sa question sur les honoraires des 3 arbitres qui ont rendu leur sentence dans l’affaire qui opposait Monsieur Tapie au Crédit Lyonnais. La pratique des Cours Arbitrales, est en effet régie par des règles auxquelles, en l’occurrence, les arbitres n’ont pas dérogé. Laisser supposer au mieux que MM Pierre Mazeaud, Jean-Denis Bredin et Pierre Estoup aient été trop grassement payés, au pire qu’ils aient pu être ainsi « achetés », est d’une rare imprudence journalistique.

     

    -          Bernard Tapie devrait en revanche, particulièrement mesurer ses propos lorsqu’il dénie à JMA le droit, en tant que journaliste de s’interroger sur la somme finale qui sera réellement portée au crédit de son compte. Cette affaire, se soldera, si cette sentence arbitrale ne peut être revue (voir le questionnement de C-A de Courson), par le versement de plus de 400 millions par des établissements publics (CDR et EPFR) donc par des fonds publics. Il est dès lors tout à fait opportun, et c’est même son devoir, qu’un des journalistes les plus importants de France posent des questions.

     

    -          Enfin, Monsieur Tapie, qui lui-même n’a jamais réalisé nationalement de score électoral supérieur à 12% avec moins de 2,6 millions de voix (européennes de 1994 ) et a perdu nombre d’élections lui-même (ex des régionales en PACA en 1992 ) apparaîtra particulièrement peu habilité à juger de l’audience politique de celui qui lui a pu rassembler près de 19% et près de 7 millions de voix lors de la dernière élection présidentielle ! Dire de plus, en parlant du MoDem, qu’il s’agit d’un « petit parti  pas été foutu d’avoir plus de 2 députés », c’est au combien risible lorsqu’on connaît les résultats qu’avaient apportés M. Tapie au seul parti politique à la direction duquel il ait jamais pu participer, le MRG ! Les principaux responsables aujourd’hui de ce parti, devenu depuis le PRG, s’ils sont honnêtes, pourraient le lui rappeler ! En tout cas, certains des Alcibiade, à défaut pourraient s’en charger !

     

    Mais au-delà de cette algarade, il nous paraît utile, à la veille d’une séance de la commission des finances de l’Assemblée, lors de laquelle nous espérons voir un ancien Ministre (M. Tapie fût, nous devions le rappeler, un des nombreux Ministre de la Ville qui s’était « promis de résoudre définitivement le problème des banlieues »…) garder la tenue qui s’impose lors de son audition, de préciser quelques points :

     

    -          Lorsque François Bayrou a dénoncé la sentence arbitrale intervenue, il n’a, à notre connaissance, pas attaqué M. Tapie. Il a publiquement dénoncé (comme Charles-Amédée de Courson, en sa qualité de parlementaire membre du Conseil d’administration de l’EPFR) le choix inapproprié,  exceptionnel et extravagant de la procédure privée d’arbitrage dans un contentieux qui touche aux deniers publics !

     

    -          Bernard Tapie, de son coté, n’a pas fait mystère de ses préférences électorales l’an dernier pour Nicolas Sarkozy (après avoir tenté négocier avec Bayrou pour le soutenir). Bernard Tapie s’est même vanté d’avoir servi d’intermédiaire pour la nomination de B. KOUCHNER ! La décision de recourir à l’arbitrage a été prise après instruction de Bercy aux administrateurs du CDR. C’est ce qu’a déjà permis de rendre publique l’audition la semaine dernière de Bernard Scemama, président du Conseil d’administration de l’EPFR devant la commission parlementaire la semaine dernière. Cette décision, du pouvoir donc, apparaît au fil des auditions de plus en plus anachronique eu égard aux chances manifestes qu’avait le CDR de gagner lors de la poursuite de la procédure judiciaire publique. Ne jouons pas avec les mots ! Il faut qu’on sache s’il y a eu ou non pression pour favoriser Monsieur Tapie avec cette procédure ! Ne tournons pas autour des mots : S’il advenait en effet que des pressions ont eu lieu pour favoriser un intérêt privé par un représentant de l’autorité publique au détriment de l’Etat, alors il y aurait juridiquement forfaiture ! Et il conviendrait alors de chercher quelle est cette autorité publique !

     

    -          Quant à Jean Peyrelevade, mis en cause continuellement par M. Tapie, il a eu, à la différence de bien des dirigeants d’entreprises issus de la haute fonction publique, le soin pendant son mandat à la tête du Crédit lyonnais d’apurer une situation qui était catastrophique pour la banque comme pour son actionnaire principal à l’époque, l’Etat. Et ce, sans marquer les gazettes de records en matière de stock options ! Il fait partie d’un lignée, en effet assez rare, de grands serviteurs de l’Etat qui lui donne plus qu’ils n’en retirent en prébendes ou retraite dorée. Il fût celui qui eût à gérer la dette du Crédit Lyonnais et avait pour mission de la résorber. C’est en tant que tel qu’il est, à juste titre, entendu demain. Il se trouve qu’il est au MoDem. Ce n’est pas le MoDem qui est la raison de son hostilité à la procédure inique qui fût choisie. Mais c’est au contraire, son appartenance au MoDem qui résulte de sa qualité. Nuance !...

     

    -          Enfin, que le Crédit Lyonnais ait eu vis-à-vis de Bernard Tapie auparavant des torts qu’illustrent d’autres contentieux (donc en dehors de l’affaire Tapie contre Crédit lyonnais concernant la vente d’Adidas) est possible… Le résultat d’un choix du pouvoir (pour ne pas dire du Prince lui-même) avéré aujourd’hui, en faveur de la procédure choisie, dérogatoire du Droit commun et des usages constants, revient à régler DISCRETEMENT et RAPIDEMENT aux frais d’un Etat dont on a de cesse de nous répéter que « les caisses sont vides » pour justifier toutes les ponctions possibles sur le pouvoir d’achat des plus démunis, quatre fois plus d’argent que la plus favorable hypothèse jusque là accordée à la liquidation Tapie. Comble de tout, elle fait droit à Monsieur Tapie du Bénéfice de 45 millions d’Euros au seul titre du « dommage moral » de ce dernier ! 1000 fois plus qu’un irradié de l’amiante !

     

     

    N.B. : Pour ceux qui sont trop jeunes ou ne s’en souviendraient pas, le titre du présent billet est une allusion à la célèbre réplique de B Tapie lors d’un débat télévisé l’opposant à JM Le Pen en 1990. Lorsque ce dernier l’avait menacé, Tapie, déjà doté du talent de comédien, lui avait rétorqué narquois : « Pov’ p’tit bonhomme va !... »

  • Sur RTL ce matin, François Bayrou et le MODEM

    François Bayrou était l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL ce matin (écouter la chronique ici). Il y est venu annoncer la nouvelle de la naissance d'un nouveau parti en France, le Mouvement démocrate. Un parti indépendant, fort, rassembleur, qui donne l'image d'une république apaisée.

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    François Bayrou ne ressent ni fatigue ni déception après sa fantastique aventure électorale lors de l'élection présidentielle. Il remarque qu'il est le seul à avoir réuni sur son nom sept millions de voix d'un vote qui ne s'inscrit pas dans la tradition française. C'est le signe, pour lui, qu'une force émergente a sa place dans le paysage politique français.

    Il ne souhaite pas polémiquer inutilement avec le président nouvellement élu. Simplement, il veut souligner les problèmes que soulèvent les collusions de Nicolas Sarkozy avec les puissances de l'argent, reliées au pouvoir médiatique. Ce n'est pas l'image que se fait François Bayrou d'un président de la République française. Nicolas Sarkozy fait ses choix, ce sont pas ceux de François Bayrou qui conçoit la fonction autrement.

    François Bayrou s'inquiète de la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme. Il disposera de toutes les majorités, au Sénat, à l'Assemblée nationale. Il aura la main-mise sur tous les corps de contrôle de la république, sur tous les corps constitués. Et en plus, on sait la connivence très grande qu'il entretient avec les acteurs de la vie économique française. Ceci, selon François Bayrou, ne donne pas l'image d'une démocratie équilibrée.

    C'est la raison pour laquelle François Bayrou veut insister sur la création du Mouvement démocrate, qui prendra sûrement le petit nom de Modem. Il présentera des candidats dans toutes les circonscriptions électorales de France pour constituer une force de contre-pouvoir à l'Assemblée nationale. L'enjeu énorme de ces législatives sera de pouvoir dire effectivement oui, lorsque les mesures seront jugées bonnes et aptes à apporter les remèdes suffisants à la maladie endémique du pays. Et non quand les lois iront dans le sens contraire de l'intérêt général.

    C'est là la nécessité absolue du Modem. Être entre ceux qui disent toujours oui, le parti de la majorité, et ceux qui disent toujours non, le parti de l'opposition. Le centre sera une force de construction et d'avancée. Il faudra des élus représentant le peuple qui auront la liberté de vote en conscience. François Bayrou affirme que le Modem ne s'alignera sur les décisions de personne. Il gardera la ligne qu'il s'est donnée lors de sa création : peser suffisamment sur la vie institutionnelle française pour contre-balancer les pouvoirs exorbitants alloués au président qui prendra ses fonctions le 17 mai prochain.

    François Bayrou confie à Jean-Michel Aphatie qu'on a commencé à parler du mouvement démocrate simplement sur le site Bayrou.fr. Pas de publicité. Pas de ramdam. Eh bien, d'ores et déjà, depuis dimanche soir jusqu'à hier soir, jeudi, en quatre jours avec un jour férié, on a enregistré près de 33.000 pré-adhésions de Français qui veulent accompagner la naissance de nouveau mouvement. Ils souhaitent que ce Mouvement répondent à leurs attentes, nombreuses.

    Le Modem, qui sera vraisemblablement le petit nom du Mouvement démocrate, est un appareil qui relie les internautes entre eux. L'ambition de François Bayrou est d'en faire une grande formation politique qui relie les Français entre eux, alors que les liens se sont tellement distendus dans la société. Le vote à l'élection présidentielle en fut l'expression. François Bayrou se refuse par ailleurs de dire pour qui il a voté au deuxième tour de cette élection.

    Ce qui l'intéresse maintenant, c'est l'avenir. Défendre avec vigilance et intelligence les Français devant tous les dérapages qui pourraient survenir si tous les pouvoirs restaient ainsi concentrés dans une seule main. Il veut remarquer en conclusion que beaucoup de Français ont voté contre l'un des deux candidats. Toutes les enquêtes d'opinion l'ont abondamment démontré. François Bayrou souhaite que l'on puisse désormais voter pour.