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banque

  • 52 mn de vérités, de craintes ou d'espoir?

    Voici le week-end et vous avez bien 52 mn pour enfin comprendre grâce à cette video ("L'argent-dette") d'où vient l'argent?

    Cette version de Money as debt est une adaptation française du film original d'animation de Paul Grignon, réalisée par Bankster.tv.

    Dans notre système contemporain, les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas. Elles créent de l'argent à partir de promesses de remboursement, donc à partir de dettes. "Comment ce « miracle bancaire » est-il possible ?", s'interroge Grignon.


    L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

     

     

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    Dans une grosse première partie il s'attache avec pédagogie, en remontant aux origines de la monnaie à expliquer le développement du crédit et le rôle croissant des banques, pour parvenir à cette première conclusion : "L'argent est une dette" et " Sans dette pas d'argent"

    Dans la dernière partie, Grignon délaisse la pédagogie. Il dénonce! Le "pouvoir invisible" qui nous trompe : "ce qu'on appelle démocratie et liberté sont devenus en réalité une forme ingénieuse et invisible de dictature économique."

    "Presque tout le monde sur la planète est enchaîné à un dette grandissante", constate Grignon, juste avant de se poser la question ultime : "Est-ce que tout cela serait arrivé purement par accident, ou est-ce qu'il y aurait ... conspiration ?"

    Comme s'interroge Arrêt sur images ( A lire absolument), qui dissèque parfaitement cette video "L'argent-dette est-il un simple enfonçage de portes ouvertes sur l'histoire des banques, à la sauce conspirationniste ? La démonstration est-elle viciée, et sur quel point ? Le film révèle-t-il le mécanisme occulté du fonctionnement bancaire dans l'économie néo-libérale ? A vous d'entamer de juger!

  • Finance : Faites vos jeux… rien ne va plus

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    Nous n’avons que très peu évoqué sur ce blog les causes, enjeux et solutions de la crise financière actuelle. Nous avons entre nous déjà, il est vrai, des opinions et références si diverses que le défi de parvenir à une synthèse de fond nous avait paru au départ un exercice délicat.

     

    Pourtant, suite à une série de billets sur les blogs de Hervé Torchet (là et ), de l’Hérétique (ici et ) et de Christophe Ginisty (ce billet) et le débat qui s’est ouvert suite à quelques uns de nos commentaires (ici par exemple), nous sommes parvenus à rassembler nos idées sur quelques idées simples que nous avons voulu répartir dans les quelques billets précédents (un seul billet eut été indigeste pour beaucoup) :

     

    Crise financière : On nous a vendu de la poudre aux yeux

     

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    Les dix dernières années ont  été celles de l’euphorie marchande et du triomphe apparent de l’idéologie néolibérale décomplexée.  Ceux qui mettaient en garde l’opinion des risques d’éclatement étaient renvoyés d’un revers de main à leurs chères études. François Morin (pas Hervé !) entre autres avec « le nouveau mur de l’argent » (seuil 2006), Nouriel Rubini (qui avait alerté dès 2006 les autorités fédérales américaines sur le danger des subprimes) et même François Bayrou Lire la suite ici>>>

     

    Crise financière : Zorro est arrivé !

     

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    Comme toujours, Nicolas Sarkozy (qui voulait l’an dernier dépénaliser le droit des affaires… NDLR), après un silence pesant, s’est successivement mis en scène, la semaine dernière, à la tribune de l’ONU et devant un parterre de militants UMP médusés à Toulon dans le rôle qu’il affectionne tant : Celui du Zorro surgissant de la nuit courrant vers l’aventure au galop. Zorroooo Zorrooo Zorrooo !

     

    Soudain, celui qui se voulait l’avocat (le valet ?..) des puissants se mue en procureur médiatique des spéculateurs , des parachutés en lingots et des inconscients de la finance. Dingue ça ! Lire la suite ici >>>

     

    Crise financière : La stratégie CYA

     

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    « Cover Your Ass ! », planque tes fesses en français dans le texte fût bien le mot d’ordre de tous ceux (majoritaires) qui avaient en charge de gérer les actifs pourris dont ils avaient hérité aux fils de ces années. Alors on vit apparaître sur le marché des instruments financiers toujours plus nombreux, toujours plus complexes. Présentés officiellement sur toutes les places financières comme suffisamment sophistiqués pour garantir aux acquéreurs de tout risque, ils n’étaient pour la très grande majorité que des tours de prestidigitation. La manœuvre était simple, amalgamer de façon suffisamment opaque des titres déjà contaminés avec d’autres valeurs, elles-mêmes complexes pour qu’aucun acquéreur ne s’aperçoive de l’embrouille et le refiler ainsi maquillé le plus vite possible au voisin. Cette « titrisation par strates successives finit par créer ex nihilo une frénésie de valeurs dont même les créateurs finissaient par ne plus savoir exactement ce qu’elles représentaient. Lire la suite ici>>>

     

    Crise financière : Avec le Plan Paulson n°1, nous pissions dans un violon !

     

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    Le plan Paulson tel qu’initialement présenté et rejeté une première fois par la chambre des représentants n'aurait sans doute rien changé. Pour ceux qui lisent la langue de Shakespeare, nous vous suggérons l'analyse de Nouriel Roubini avec le lien ci après :

     

    http://www.rgemonitor.com/blog/roubini/253783/is_purchasing_700_billion_of_toxic_assets_the_best_way_to_recapitalize_the_financial_system_no_it_is_rather_a_disgrace_and_rip-off_benefitting_only_the_shareholders_and_unsecured_creditors_of_banks

     

    Roubini est le premier expert à avoir alerté l'opinion fin 2006 sur le risque de crise des subprimes (entre autres choses...)

    Pour résumer, Roubini analyse en détail pourquoi le plan de sauvetage des 700 milliards prévu était une erreur:

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    Crise financière : Virtualité de la finance et crise économique

     

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    On nous a objecté (ici) "Non, la finance n'est pas déconnectée de l'économie réelle, en fait mis-à-part la fantastique connerie du mark-to-market (l'enregistrement comptable à la "valeur de marché"), la finance ne créé par de richesse à partir de rien (à une exception près, qui est la création par les banques centrales, qui prêtent aux banques de l'argent -qui n'existe pas, donc qu'elle créé- qu'elles réinjectent dans l'économie, mais rappelons que ces prêts ne se font pas n'importe comment, sinon, on aurait une inflation délirante de la masse monétaire mondiale). "

     

    ET LES WARRANTS, LES ASSET SWAPS ET LES TRACKERS?? Ca part de quelque chose de réel! NON!


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    Crise financière : Lorsqu’on vous parle de « couverture » de risques, méfiez-vous !

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    Si la titrisation se bornait à ce qu’on annonçait partout comme la panacée en matière de couverture explicable de risques clairement définis, la vie financière serait merveilleuse! Mais c’est feindre d'ignorer ici ce que regroupe en pratique ce vocable : Il s'agit dans 80% des cas d'amalgamer dans un seul titre négociable une foultitude de valeurs (actions, obligations, options diverses, et sous-titres même). Si bien que même ceux qui créent ces instruments ne savent pas en réalité avec précision ce qu'ils représentent!


    Non la finance n'est pas LA MECHANTE FINANCE

     

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    Oui la finance est utile!

    Oui c'est une activité indispensable pour le développement d'autres activités humaines!

    Et de la même manière qu’il convenait de se montrer plus circonspect lorsqu’on nous faisait naguère l’éloge du marché autorégulé, l’apologie de la réussite facile et de la nécessaire valeur bienfaitrice de l’argent-roi, il faut aujourd’hui se méfier des parures torquemadesques d’un Sarko-guevara presque prêt à légitimer demain l’établissement de Kolkhozes et Sovkhozes financiers !

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    Précision : Bien qu'ayant, pour quelques uns d'entre nous, suivi des études assez poussées en économie, bourse ou finance, aucun d'entre les Alcibiade n'exerce de profession dans le secteur bancaire, boursier ou même dans un des pans du secteur public chargé de contrôler (wouarf!) le secteur financier. Cela ne nous rend pas plus objectifs ou crédibles... mais pas moins!

     

     

     

  • Quelle est la banque française qui risque de faire faillite monsieur Sarkozy ?

    "Je n'accepterai pas qu'un seul déposant perde un seul euro", titre en pages 2 et 3 du Parisien/ Aujourd'hui de ce jour et surtout déclaration de Nicolas Sarkozy lors du meeting de Toulon d'hier après-midi. Notre question est donc claire : Qu'elle est, ou qu'elles sont les banques visées par cette déclaration ?

    En effet, ce n'est pas anodin comme déclaration et c'est surtout anxiogène, il faut donc dire la vérité aux français !

    Pour le reste, ce discours est un mélange de mesures inapplicables ou sans rapport, il n'est pas convaincu et il n'a pas été à la hauteur des questions que nous nous posons tous.

    Le Parisien/ Aujourd'hui dégage 9 mesures proposés par le Président Cathodique :

    - L'Etat garantira la pérennité du système bancaire. Encore heureux ! Mais où sont les risques ?

    - Encadrer la rémunération et les avantages (stock options) des grands patrons. Plaisanterie ! Chiche !

    - Moraliser le capitalisme. Nous proposons dans le même genre d'apporter le linge à la blanchisserie ou de enettoyer les Ecuries d'Augias. A marquer sur le frigo avec un post it pour ne pas oublier.

    - Assurer le financement des PME. Plaisanterie, les banques sont libres chez elles et malgré le discours de politique générale de Fillon (pour faire plaisir à l'époque aux centristes ayant rejoint la majorité présidentielle qui y ont cru... NDLR), il y a déjà 1 an 1/2, aucun small business act à la française n'est encore en vue!

    - Pas de hausse d'impôts. C'est loupé avec le financement du RSA, cela fait déjà quatorze taxes et impôts nouveaux depuis qu'il est là.

    - Lutter contre l'euro fort. Il est temps ! Mais comment ? Par des postures anti-BCE seulement? Dans ce cas, cela n'a aucun intérêt si ce n'est comme toujours de désigner des coupables à la vindicte populaire (alors que la BCE a joué parfaitement son rôle pour limiter l'inflation!). Et pourquoi pas avant ?

    - Supprimer le département. Quel est le rapport avec la crise financière ?

    - Reformer la taxe professionnelle. Depuis le temps qu'on en parle ! Les promesses de ce genre, ça fait longtemps qu'elles n'engagent que ceux qui y croient!

    - Mise au point sur le bonus-malus. Il était temps devant la cacophonie gouvernementale.

    Moralité, ce n'est pas encore aujourd'hui que la confiance va revenir, Nicolas Sarkozy est un mauvais Président de la République !