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  • Voilà pourquoi aucun débat entre les candidats n’aura lieu

    Nous l'avions annoncé lors d'une note récente (voir ici), de nombreux acteurs du Web et des media s’étaient mobilisés et les derniers jours ont été assez frénétiques d’échanges dans tous les sens, avec des refus et des acceptations toutes les demi-heures...

    Pourquoi le débat n’a pas lieu, malgré une mobilisation incroyable de la part de nombreux acteurs (blogueurs, médias citoyens, médias en ligne, opérateurs Internet, etc.):

    Nous reprenons ci-dessous le commentaire d’Agoravox publié également sur Yahoo actualité :

    1- Le refus de Nicolas Sarkozy

    Avant que ce projet sur Internet ne démarre, Nicolas Sarkozy avait déclaré le 20 mars au Figaro qu’il n’était pas hostile à un débat mais qu’il ne voyait pas comment le réaliser à la TV à cause des contraintes du CSA qui rendaient difficile son organisation. Le 3 avril, Nicolas Sarkozy répond à la proposition de F. Bayrou via une dépêche AP en précisant : « Un débat à quatre serait contraire à la règle d’égalité du temps de parole imposée par le CSA. » Le 4 avril, l’entourage de Sarkozy met l’accent dans une dépêche AFP sur les difficultés techniques liées à la réalisation d’un tel débat... Le lendemain, après qu’on les ait rassurés d’un point de vue technique et organisationnel, certains membres de l’UMP nous font courtoisement remarquer qu’AgoraVox n’avait pas la légitimité d’organiser un tel débat en pointant du doigt certains articles que nous avions publiés ainsi que notre ouvrage collectif sur la présidentielle 2007... Cette remarque, au demeurant assez curieuse, ne m’a pas gêné plus que ça, vu que nous avions décidé d’ouvrir l’organisation d’un tel évènement à de nombreux autres partenaires depuis le début, dans une optique de pluralisme.

    Cela dit, même si on sentait le vent venir, la réponse définitive de l’UMP est arrivée seulement samedi matin, comme l’explique un porte-parole de l’UMP à 20 Minutes  : « On a proposé que le débat ait lieu avant le début de la campagne officielle. Madame Royal n’a pas voulu. Maintenant qu’elle sait que le débat ne pourra pas se faire, à cause des contraintes d’égalité de temps de parole, elle dit oui. Hors de question pour Nicolas Sarkozy de se plier à l’agenda de madame Royal... »

    Un débat sans Sarkozy compliquait énormément la donne. D’un point de vue purement organisationnel, sans sa présence, aucun partenaire technique ne pouvait ou ne voulait plus assurer une diffusion en direct sur Internet, ni même garantir un vrai plateau de télévision... Pour cette raison, nous avons préféré miser dès les premiers jours sur une diffusion en différé avec enregistrement dans les conditions du direct dans les studios de LaTeleLibre de John Paul Lepers.

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    2 - La proposition du collectif

    Comme vous le savez, s’est constitué un collectif de médias citoyens, de médias en ligne, de blogueurs et d’acteurs d’Internet qui avaient tous pour seul but d’assurer une diffusion maximale à ce débat. J’ai été très heureux de rencontrer des personnes venant d’horizons divers et avec des opinions souvent intéressantes. Cela dit, qui dit collectif dit aussi intérêts divergents et points de vue très différents. La principale erreur du collectif, à mon sens, c’est d’avoir voulu proposer en priorité une formule que Nicolas Sarkozy avait déjà clairement refusée, en mettant en avant uniquement quatre candidats. Pour être sincère, je pense que Sarkozy aurait refusé également toute autre formule. Mais peut-être avec une formule plus originale et audacieuse aurait-on pu créer une dynamique différente, avec dix ou onze candidats.

    Par ailleurs, je pense également qu’une des causes probables de l’échec de l’initiative, c’est le manque de pression exercé par les médias, notamment dans leur version papier. Dans un laps de temps si court, c’était la seule solution pour qu’un buzz d’envergure prenne. Avoir autant de partenaires prestigieux, et avoir si peu de retombées presse demeure pour moi un mystère surtout dans une période si friande d’informations liées à la présidentielle. Comme le précise André Gunthert de l’EHESS, « Mis à part "20 Minutes", très actif dans cette séquence, les grands médias associés au processus se sont bornés à une attitude attentiste, sans relayer le buzz, qui est resté très faible tout au long de la semaine dernière. Sans une forte pression médiatique, il était impossible d’imposer cet agenda aux équipes de campagne. Celle-ci a fait défaut : l’AFP a notamment refusé de transmettre les informations qui lui étaient fournies par le collectif. ». Je rajouterai que non seulement l’AFP mais aussi AP et Reuters ont toujours refusé de reprendre les informations que nous leur communiquions. « Bizarrement, les médias papier et télé semblent eux aussi bouder le communiqué, malgré les prestigieux signataires du collectif » observe laconiquement Benoît Raphaël de Quelcandidat.com.

    En revanche, les versions électroniques des journaux ont souvent bien joué le jeu.

    3- La position des autres candidats

    L’officialisation du refus de Nicolas Sarkozy a rendu plus complexes les réponses de Jean-Marie Le Pen et de Ségolène Royal. François Bayrou, de son côté, avait déclaré dès le début qu’il ne croyait pas à la participation de Sarkozy, mais qu’il serait venu dans tous les cas de figure. Avec le refus de Sarkozy, l’agenda de M. Le Pen devint vite très chargé de rendez-vous, et on nous proposa éventuellement de faire venir Bruno Gollnisch à sa place... Ce que le collectif refusa à l’unanimité.

    La réponse de madame Royal tardait à venir. J’ai passé le samedi après-midi avec John Paul Lepers et d’autres partenaires pour organiser le débat, et surtout pour avoir une réponse officielle du PS. Au fil des contacts auprès des différentes personnes de son entourage proche, la réponse était parfois oui, parfois non, parfois peut-être, et très souvent « on ne sait pas encore »... Les récentes prises de position de Rocard et Kouchner n’ont pas dû faciliter cette décision. Exaspéré par tout ça, John Paul Lepers décide de partir à un meeting de Ségolène Royal, pour lui poser la question, samedi soir. Après quelques heures d’attente, John Paul réussit à approcher finalement madame Royal pour lui demander : « Alors, vous venez au débat de lundi sur Internet ? ». Réponse étonnante de Mme Royal en s’éloignant : « Quel débat ? ». Sur ce, John Paul essaie de la suivre, mais un coup bien placé (exactement là où vous pensez) par une personne de la sécurité calme toute velléité de poser d’autres questions. J’ai beaucoup rigolé. John Paul nettement moins...

    Finalement, on aura la réponse officielle dimanche, peu avant 14 heures, alors que tout était prêt et que de nombreuses personnes s’étaient mobilisées bénévolement tout le week-end... Et là, du coup, j’ai beaucoup moins envie de rire...

    Je rappelle que tant M. Le Pen que Madame Royal avaient déjà accepté le principe de ce débat tout en étant conscients du refus probable de M. Sarkozy.

    Conclusion

    Chacun d’entre vous tirera les conclusions qu’il souhaite. D’autres comptes rendus viennent de sortir et pourront également vous aider à vous forger une opinion (Christophe Carignano, Thierry Crouzet, 20 Minutes, André Gunthert ou Quelcandidat.com) . Un non-débat à une semaine du premier tour peut être plus riche d’enseignements qu’un débat, parfois...

    TOUS LES PRETEXTES ONT ETE BONS POUR REFUSER UN DEBAT

     SEUL, FRANCOIS BAYROU N'A PAS VARIE DANS SON ACCORD QUELLEQUE AURAIT  ETE LA FORMULE

     

    ALORS QUI EST VRAIMENT DEMOCRATE?

  • La rencontre spontanée entre un candidat et Marseille

    François Bayrou Hier, a pris un bain de foule dans les rues piétonnes de Marseille. Azouz Begag parle d'une "rencontre à la marseillaise" avec enthousiasme et sourires. L'ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances explique que les gens sentent bien que François Bayrou "a le souci de faire se rencontrer les gens et de ne pas provoquer les guerres entre les différentes catégories de populations qui composent la diversité française". Pour Azouz Begag, "François Bayrou est devenu un vrai méditerranéen, aujourd'hui, à Marseille".

     

  • La gauche crie, l’UMP aboie, et François Bayrou avance !

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    A près l'annonce du montant des indemnités versées à Noël Forgeard depuis son départ d'EADS, François Bayrou a annoncé mercredi 11 avril à Tours (Indre-et-Loire) qu'il ferait voter "une loi de moralisation économique" lorsqu’il sera élu.
    "Il n'y a pas un jour sans qu'on apprenne des informations troublantes sur la manière dont les hauts dirigeants d'entreprise se voient attribuer des sommes incroyables, qu'aucun salarié ne peut même imaginer dans ses rêves les plus fous. Il n'est plus possible de voir se multiplier les scandales, les indemnités qui peuvent atteindre des millions d'euros ».
    "Cela choque infiniment et nuit à l'image de l'entreprise", a-t-il déploré, avant de préciser: "cette loi obligera à la transparence dans la vie économique, à la prise de décision en assemblée générale, au lieu d'avoir ce capitalisme de connivence, d'opacité où tout se décide au sein d'un petit groupe".
    François Bayrou a estimé que "beaucoup de chefs de grandes entreprises n'acceptent pas encore cette idée" mais "ils se trompent car ce qui est en train de se passer nuit considérablement à l'image de l'entreprise". "Il faut que l'Etat fasse ce qu'il faut pour que la vie économique de notre pays ne soit plus ainsi constamment soupçonnée", a-t-il conclu !

     

    Notons que tous les patrons de PME s’indignent de leur coté de telle disproportion et de l’amalgame facheux qui les assimilent à ce types de « profiteurs »

    N'en déplaise au PS qui a été sans réaction à ce sujet quand il était au pouvoir car ce parti, en tant que parti, a mis un mouchoir  sur son idéal depuis fort longtemps et n'en déplaise au PC également en tant que Parti, qui a participé 5 années durant au gouvernement Jospin !

    N’en déplaise également au candidat de l’UMP qui s’est lancé hier dans une des diatribes dont il a le secret en caricaturant la position de François Bayrou (voir ici article du nouvel obs) comme gauchiste !

    François BAYROU s'avance sur un terrain, lui centriste, sur lequel ces messieurs dames se sont bien gardés de FAIRE quoi que ce soit.