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dictature

  • " Un second quinquennat c'est certain et pour les suivants on fera une modification constitutionnelle ! "

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    Bien entendu c'est une fausse déclaration de Nicolas Sarkozy! Vous ne croyez tout de même pas qu'il nous livrerait ses pensées intimes comme ça?...

     

    Et pourtant…

     

    Contrairement à ce qu'il a pu déclarer lors de son dernier show télévisé, l'adepte de la rupturologie permanente, s'il a effectivement limité (pour l'instant) le nombre de mandats successifs du président lors de la réforme constitutionnelle de l'an dernier, cela est inutile, inefficace et même dangereux!

     

    surpris? Pourtant, nous avions déjà eu l'occasion de nous élever contre cette poudre aux yeux.

     

    Avez-vous un exemple, un seul, d'un précédent en France alors que cette limitation était absente?

     

    N'avez-vous pas de multiples exemples, a contrario, de régimes qui disposaient d'un artifice semblable et qui durent le supprimer pour de bonnes ou de moins bonnes raisons?

     

    Pensez-vous vraiment que cela freine les ambitions d'un Putine ou d'un futur candidat au consulat ou à la dictature (au sens qu'entendait la Rome antique : Imperium)

     

    Enfin, pourquoi courir les risques d'un cul-de-sac institutionnel si, dans l'avenir, les circonstances exceptionnelles et le peuple réclamaient un 3ème mandat pour un homme qui, seul apparaîtrait à même de servir efficacement l'Etat alors que la constitution désormais le proscrit?

     

    Plus grave encore, même si on entend "copier la démocratie américaine" (comme c'est le cas de l'hôte de l'Elysée), de nombreux think tanks américains remettaient précisément en question récemment la même limitation (instituée chez eux après les quatre mandats successifs de Roosevelt) parce qu’elle faisait du président, dés le début de son second mandat (et chaque année un peu plus), un pouvoir sans nouveau défi, un exécutif suprême amoindri parce que borné dans le temps.

     

    Voici à nos yeux un exemple frappant d'une reforme qui n'est démocratique qu'en façade mais qui conjugue en fait tous les attributs contre la liberté du peuple!

     

    N.B. : (source wikipedia) En 46 av. J.-C., Jules César se fit octroyer une dictature pour un an, puis pour dix ans, et enfin à vie. À sa mort, Marc Antoine promulgua la lex Antonia abrogeant la dictature et l'éliminant des magistratures romaines. Octave se garda de la rétablir : avec l'Empire, la dictature perd toute raison d'être, l'empereur accumulant l'imperium consulaire, la puissance tribunicienne, la charge de grand pontife et le titre de « prince du sénat ».

     

    Alors, cette fausse déclaration va-t-elle le rester longtemps lorsqu'on connaît la dialectique du "pragmatisme" chère à notre egocentré omni - potentat?...