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emploi

  • Pauvre Laurent Wauquiez, le Huron qui se bat contre des moulins!

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    Alarmés par des exemples vécus multiples (Anne ici, Laure là et tant d'autres sur la toile!...) de la désorganisation croissante des services de l'emploi et de la raréfaction des moyens réels dévolus à la formation, nous sommes tristes de constater le fossé une fois de plus entre les déclarations et la réalité sur ce dossier!

     

    S'il y a bien un ministre qui est anachronique dans ce gouvernement Sarkozy (Oui puisque l'omni-potentat prétend qu'il faut rompre avec l'hypocrisie pourquoi continuer à appeler ce gouvernement du nom du Premier ministre?) c'est bien Laurent Wauquiez.

     

    Ce jeune brillant énarque et cacique (entendez premier) à l'agrégation d'histoire, est finalement sympathique mais totalement en décalage dans le gouvernement le plus ouvertement anti-social.

     

    Faisant preuve d'une réelle bonne volonté, il a su, pour l'instant, se garder du hautain mépris commun à la plupart des tenants de la Sarkozie triomphante.

     

    Il fait ce qu'il peut sincèrement mais il oublie qu'il est en charge de l'emploi dans un gouvernement qui n'en a que faire. Il oublie trop souvent, plongé qu'il est dans les dossiers pourris qu'on lui refile volontiers, que ce gouvernement n'a été mis en place, à la suite d'un subtil casting que pour glorifier sans cesse l'œuvre, la vie, les amours, les amis puissants et chaque propos de celui sur lequel jusqu'à présent reposent toutes les carrières à droite : le président de la "décomplexion" assumée!

     

    Dernière preuve en date de son authenticité, hier, Wauquiez a poussé un logique coup de gueule concernant le "raket" de certains opérateurs de téléphonie mobile quant aux coûts qu'il pratiquaient pour l'accès au 3449 de ce nouveau pôle emploi qu'on nous a vendu comme la panacée en matière d'accompagnement aux demandeurs d'emploi. 

     

    Nous lui tirons vraiment un coup de chapeau! Mais ses efforts louables de tous les jours sont vains, car les dés sont pipés dès le départ. Les grands axes du programme élyséen sont des rouleaux compresseurs servant à éradiquer cette masse encombrante qui vient gâcher les statistiques du chômage… On a connu un précédent notable en matière statistique. Le savoir-faire de l'équipe au pouvoir n'est plus un secret. A l'intérieur déjà avant 2007, la recherche du chiffre à tout prix instituée uniquement pour l'annonce trimestrielle faisait qu'on inscrivait dans les statistiques 25 affaires résolues lorsqu'un chéquier volé était retrouvé… Efficacité réelle sur le terrain? Zéro!

     

    Lui, ce jeune homme si dévoué  n'est dans le dispositif qu'un cautère sur une jambe de bois! A lui de défendre l'indéfendable. A lui de se débrouiller et de résoudre les disfonctionnements nombreux.

     

    Jusqu'à quand ce brillant esprit (que nous savons d'une simplicité rare) acceptera-t-il de servir de caution à une politique générale qui n'a eu de cesse depuis la loi TEPA de l'été 2007, alors que la croissance était encore là, de leurrer les salariés pauvres avec la perspective d'un maigre gain à court terme (Heures supplémentaires moins coûteuses que des heures normales) détruisant de fait les perspectives d'emplois stables?

     

     

    Ce pôle-emploi, fusion de l'ANPE et de l'ASSEDIC, qui n'a cessé d'être présenté pendant la campagne présidentielle comme l'alpha et l'oméga, la solution évidente de l'efficience suprême pour résoudre le décalage entre les offres non pourvues et le nombre de chercheurs d'emploi, n'est rien d'autres qu'une réorganisation structurelle de plus permettant peu à peu de supprimer de nombreux sites, éloignant ainsi ceux-ci toujours plus des ayants droits. "On passerait de 1 542 sites au 31 décembre 2008 à 956. En moyenne, 38 % vont fermer".

    Jean-Louis Bianco y voyait même une " affaire de famille"(entre les lignes donc un conflit d'intérêt?) pour le dirigeant de la mutuelle complémentaire prévoyance ayant été choisie par le nouvel organisme pour ses agents et qui se nomme... Guillaume Sarkozy! Ainsi, aù delà de l'effet d'annonce et de l'ouverture possible à de futurs cabinets de placements sous-traitants à l'anglo-saxonne, casant "à la hache" les demandeurs pour remplir les sacro-saintes statistiques, quelle efficacité?

     

     

    Pauvre Laurent Wauquiez! Son abnégation de Huron va-t-elle tenir longtemps? Trop longtemps, et cet ancien collaborateur de Soeur Emmanuelle pourrait y perdre son âme...

     

     

     

     

  • Les très petites entreprises plébiscitent Bayrou

    Ce n'est pas un journal que l'on peut taxer de "bayrouiste" qui l'annonce puis qu'il s'agit de LA TRIBUNE! Voir ici

    Les entreprises de moins de 20 salariés selon une enquète réalisée par l'institut Fiducial assurent que les mesures proposées par François Bayrou permettront de créer rapidement de nouveaux emplois. En effet, 64% des patrons de TPE estiment que cette mesure les inciterait à embaucher. Cette proposition est particulièrement accueillie dans l'hôtellerie (77%) et dans l'industrie (74%).

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    Loin des mesures exclusivement favorables aux entreprises (et surtout aux très grandes) que peut invoquer le candidat de l UMP, les propositions de François Bayrou séduisent parce qu'elles sont justes. Ainsi les heures supplémentaires payées 35% de plus sans que cela ne coûte plus cher ou moins cher à l'entreprise permettent de ne pas tout miser sur le "bourrage d'heures supp" ne créant aucun emploi du candidat UMP.

    Avec Bayrou, on sort du dogme des 35 heures sans léser personne. Les créations d'emplois sont favorisées et les PME retrouvent une compétitivité grâce au volant fiscal!

    Autre mesure spécifique au programme de François Bayrou : Un plan spécial pour les PME qui leur garantit une part des marchés publics... finis les marchés réservés aux proches! Rappel ici

  • Un système de "Bonus-Malus" pour protéger l'emploi !

    medium_2_avril_chausson_outillage.jpgLors de son déplacement dans le Pas-de-Calais, le 10 avril, François Bayrou s'est prononcé en faveur de l'instauration d'un système de "bonus-malus" à l'avantage des entreprises "qui ne licencient pas et qui font tout pour défendre les emplois". Un système de pénalité "rendra le chômage moins agréable financièrement, aux entreprises qui considèreront qu'il est plus facile de se débarrasser des salariés" a-t-il énoncé.

    "Il n'est pas juste de faire payer le même prix d'assurance-chômage aux entreprises qui font tout pour défendre l'emploi, et aux entreprises qui au contraire considèrent que l'emploi est une variable d'ajustement" a-t-il insisté.
    Le candidat à la présidentielle souhaite ainsi contribuer au changement "d'état d'esprit autour de la création et de la destruction d'emplois dans notre pays".
    Il a prédit que s'il était élu, avant même les élections législatives, un "dialogue social avec les organisations syndicales et patronales" sera ouvert en direction de la sécurisation des parcours professionnels.
    Sur l'ancien site de Metaleurop, liquidé en 2003 avec 830 licenciements et laissant un désastre environnemental et sanitaire, François Bayrou a tenu à ne pas "abandonner des Français à la désespérance", et a dénoncé le comportement de certains "patrons-voyous" qu'il faut "poursuivre et punir".

    Comme chaque fois que François Bayrou avance une proposition qui sort des normes entendues, les milieux qui s'autorisent", vous savez ceux qui savent tout, qui ont un avis sur tout et qui surtout ne veulent pas entendre autre chose que ce qui est déjà inscrit dans les "gènes" économiques, s'écrient "halte à la mesure démagogique!"

    Ces doctes penseurs gardiens des usages qui ont tant apporté aux français ces dernières années se voient immédiatement relayés ou précédés par les appareils des deux candidats dans leurs définitive sentence : "Non, ça, il ne faut pas! non!"

    ... et puis quelques semaines plus tard, on entend ces mêmes "leaders" d'opinions se relayer sur les plateaux et dans les hémicycles pour dire tout le bien qu'il y aurait à mettre immédiatement en place comme "priorité, chevillée au corps" cette mesure indispensable que jadis François Bayrou proposait de tester, d'expérimenter pragmatiquement sans en faire lui l'alpha et l'omega. Vous avez dit "réforme de la République" désormais au hit parade de la candidate du PS?... "TVA sociale" au hit parade du candidat de l’UMP?...