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folie

  • Conseil Constitutionnel, Bah alors casse toi pauvre con!... Folie !

    D’autres avaient émis l’hypothèse que l’occupant actuel de l’Elysée avait un grain. Nous ne  disons pas encore cela ! Mais force est de constater qu’il s’engage dans une FOLIE manœuvrière. FOLIE institutionnelle !

     

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    Chercher à rendre immédiatement applicable la "rétention de sûreté" malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel ce ne peut plus être qualifié d’erreur ou de maladresse. Non ! C’est s’engager dans la folie !

     

     « Les décisions de ce Conseil ne sont susceptibles d’aucun recours » (article 62 de la constitution) 

     

    Alors que le Conseil constitutionnel a censuré le caractère rétroactif de la loi sur la rétention de sûreté, Nicolas Sarkozy a chargé le Premier président de la Cour de cassation de lui faire des "propositions" pour atteindre "l’objectif" d’une "application immédiate" de cette peine "aux criminels déjà condamnés".

     

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    Dans ce cas, saisir la cour de cassation pour contourner la censure constitutionnelle partielle de la loi sur la rétention de sûreté est UNE FOLIE anticonstitutionnelle !

     

    Mais cela va plus loin !

     

    C’est engager le Pays vers la contestation de tout. C’est désirer changer les règles du jeu pour mettre en place des mesures qu'il a lui même décidé.

     

    Le Premier président de la Cour de cassation ne pourra bien sûr que renvoyer le Chef de l’Etat à ses chères études. Que se passera-t-il après ? Va-t-il réviser la constitution à sa convenance ?

     

    Dans ce cas effectivement, « Tout devient possible » et surtout le pire ! Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Rétablissons la torture ! « M’enfin, qui nierait que le recours à la torture a des vertus dissuasive pour les criminels ? ».

     

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    Et ensuite ? Le droit de se faire justice soi-même ? « Nous ne voyons pas ce qui nous interdirait de passer outre la pensée unique ! Nous ne nous interdirons rien !... même d’étrangler les femmes de nos voisins qui nous ont volé nos poules ! »…

     

    Lorsqu’on touche à ce genre de principe respecté par tous au seul prétexte de rupturologie à tout va pour quelque raison même l’émotion, alors on plonge le pays dans la folie de l’instabilité

     

    Car bien entendu il n’a pas manqué d’en rajouter comme toujours dans la gamme émotionnelle : « Ce qui est important pour moi, c’est qu’on ne laisse pas des monstres en liberté après qu’ils ont effectué leur peine », pendant que ses partisans répondant aux indignations de tous les juristes constitutionnalistes retrouvaient leur rengaine post Gare du Nord de la campagne présidentielle assimilant les critiques du monde politique à des protecteurs d’assassins !

     

    Même le président de l’association des avocats pénalistes, le très peu suspect d’opposition, Yves Le Borgne, apparaît prendre conscience du risque: « Il n’est pas choquant que le chef de l’Etat puisse réclamer un avis consultatif de la Cour de cassation, dit-il… sauf s’il s’agit d’utiliser une grande institution contre une autre. Dans ce cas, ce serait de la folie. »

     

    On nous parlait de politique de « civilisation » il y a peu.... Si on laisse poursuivre cette dérive, c’est une gigantesque porte ouverte vers la dé –civilisation ! vers la Barbarie !

     

    Un homme, fût-il le président ne peut piétiner ainsi les règles suprêmes admises par tous ! Sinon, c’est la remise en cause permanente de tout, l’instabilité chronique, le Chaos et à terme la Barbarie !

     

    Mais, le principal intéressé s’en soucie-t-il ? N’a-t-il pas tout simplement voulu dire à la plus haute juridiction du Pays avec toute la dignité qu'il pense imprimer à sa fonction  : « bah, alors casse toi alors pauvre con ! »