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jean-pierre jouyet

  • 18 mois de gouvernement : le palmarès

    NKM 2.jpgComme nous vous le disions dans un précédent billet, nous nous sommes consultés pour dégager le palmarès des ministres du gouvernement Fillon. Vendredi prochain en effet, cela fera exactement 18 mois que le second gouvernement Fillon est en place puisqu’il fût mis en place le 19 juin 2007.

    Le premier gouvernement Fillon ayant eu une existence éphémère exclusivement destinée à mener les élections législatives de juin 2007, nous n’avons pas retenu cette période dans nos évaluations. Nous avons tenu, par souci d’objectivité à ne juger bien sûr ni Patrick Devedjian ni Bruno Le Maire, leur nomination étant trop récente.


    Nous vous livrons d’ores et déjà les 6 meilleurs puisqu’il est peu probable que les deux jours qui viennent modifient ce classement tant l’écart avec ceux qui suivent est net:


    1 Nathalie Kosciusko-Morizet avec 17,70/20
    2 Jean-Pierre Jouyet avec 17,30/20
    3 Hervé Novelli avec 14,80/20
    4 Éric Woerth avec 13,70/20
    5 Valérie Pécresse avec 12,50/20
    6 Martin Hirsch avec 12,30/20


    Pour les mêmes raisons nous vous livrons également les 7 plus mauvais résultats :


    31 Xavier Bertrand avec 6,67/20
    32 Nadine Morano avec 5,50/20
    33 Roselyne Bachelot-Narquin avec 5,17/20
    34 Hervé Morin avec 4,67/20
    35 Roger Karoutchi avec 4,50/20
    36 Rachida Dati avec 3,34/20
    37 Bernard Laporte avec 1,34/20


    A noter que la moyenne générale de l’ensemble du gouvernement n’est pas si dramatique : 9,48/20. Ce résultat brut est sans doute du d’une par aux très bons scores des 3 premiers et aux notes plutôt magnanimes que nous avons attribuées en matière de compétence à la majorité des acteurs.


    Pourtant 11 seulement des 37 notés ont la moyenne. Le premier des ministres (nous préférons cette dénomination pour celui qui a réussi pendant 18 mois à délégitimer la fonction de Premier ministre) obtenant une modeste 18ème place avec 9,5/20 ex æquo avec Anne-Marie Idrac et Alain Joyandet.


    Vendredi, nous vous donnerons l’intégralité de nos résultats, mais vous proposons dès maintenant de livrer vos propres estimations ici en marge gauche ou ici.


    Précisions méthodologiques :
    Pour cette évaluation, nous nous en sommes tenus à des critères de jugement excluant notre appréciation politique des personnes concernées. Ainsi, par exemple, Brice Hortefeux à nos yeux est en charge d’un ministère très contestable, que politiquement nous combattons. Mais nous avons voulu juger de son action sans tenir compte du préjugé défavorable dû à la politique suivie. Il s’agissait donc de dresser le bilan en faisant abstraction de notre désaccord général vis-à-vis du gouvernement et du programme présidentiel.
    Pour ce faire, nous avons retenu 5 critères d’appréciations :

    La compétence : Il s’agissait d’apprécier tant les aptitudes ministérielles préexistantes des acteurs mais aussi la capacité qu’ils ont eu depuis leur nomination à s’imprégner des dossiers dans le cadre de leurs fonctions.
    L’écoute et le dialogue : Il s’agissait ici de mesurer leur capacité de comprendre les différents acteurs de leur secteur ministériel et de négocier avec eux.
    L’efficacité : Nous avons ici voulu juger des conséquences de leurs actions ministérielles tant pour améliorer les choses pour nos concitoyens que pour avoir su ou non créer une synergie avec les acteurs clefs du secteur ministériel concerné. Toujours en excluant nos propres préférences politiques. C’est ce qui explique notamment le très bon classement d’Eric Woerth qui mène globalement une politique avec laquelle nous sommes en désaccord mais dont l’action est créditée d’une excellente note d’efficacité.
    La langue de bois : Il s’agissait ici de noter la capacité de chacun de masquer ses vraies aspirations au fil des explications publiques ou de nier la réalité des faits.
    Le sectarisme : Ce critère nous apparaissait indispensable à mesurer pour un gouvernement du XXIème siècle. Il tient compte de la volonté manifestée par chaque acteur de s’inscrire plus dans un combat idéologique que dans leur tâche ministérielle.

    Pour finir,l’efficacité ainsi définie, est affectée d’un cœfficient 2 et les autres critères d’un coef 1.

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  • Merci Jean-Pierre Jouyet

     

    -Jean-Pierre_Jouyet.jpgSécrétaire d’Etat aux Affaires Européennes jusqu’à vendredi dernier, Monsieur Jouyet a eu un mérite colossal à nos yeux : avoir pu rattraper les gesticulations brutales du président auprès de nos partenaires européens. Grâce à lui, le pire fût évité. Il a su colmater le manque d’enthousiasme européen de départ de la sarkozie triomphante incarné par les propos et positions souvent blessants d’un Henri Guaino.

     

    D’un naturel opposé au bling-bling du pouvoir actuel, Jean-Pierre Jouyet, tout en discrétion et en simplicité, a, par exemple, été fort utile pour rattraper le coup de l'Union pour la Méditerranée avec les Allemands comme il le fût sur l'adhésion de la Turquie à l'UE, ou les relations avec la Banque centrale européenne (BCE). Cet homme de dossier, ainsi que tout le monde le reconnaît, a été une vraie chance pour la présidence française et son expertise financière n’est pas pour rien dans l’inflexion des Conseils successifs liés à la crise économique.

     

    Ce grand commis de l’Etat, ancien directeur du cabinet de Jacques Delors, lorsque ce dernier était président de la Commission européenne de 1991 à 1995, par sa connaissance des acteurs, des mécanismes et des grands enjeux de la construction européenne, a dû développer des trésors de diplomatie pour modérer les  excès sarkoziens d’autoritarisme et de nombrilisme durant la présidence française de l’Union. Nous espérons que son successeur, Bruno Le Maire aura le même talent et pourra retisser l’axe franco-allemand qui est le seul point sur lequel Jean-Pierre Jouyet, malgré tous ses efforts, n’aura pu tempérer le fond et la forme de l’antagonisme affiché par le pouvoir français.

     

    Nous aurons l’occasion bientôt (nous avons patienté tout de même plus de 18 mois NDLR) d’exposer ici notre jugement sur les ministres du gouvernement Fillon. Monsieur Jouyet restera, en tout cas, dans le haut de notre classement avec Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Novelli, Valérie Pécresse et (cela va surprendre nombre de nos lecteurs sans doute) Éric Woerth.

     

    Vous ne serez pas surpris en revanche du peloton de queue de notre palmarès gouvernemental qui comprend Bernard Laporte, Roger Karoutchi et Rachida Dati

     

    Nous souhaitons bon vent à Jean-Pierre Jouyet et le même succès dans ses nouvelles fonctions à la tête de l’AMF ! Mais nous disons aussi à ce GRACQUE… à bientôt en politique!

     

    Liens utiles : le blog européen de Jean-Pierre Jouyet et portrait sur canal+

     

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