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  • Quand l'Etat de Sarkozy, Lagarde et Estrosi sponsorise des boites privées pour détruire des emplois

    estrosi.jpgIl va bien falloir que les français s'habituent à décrypter le language du pouvoir!... Cela fait maintenant depuis 2002 qu'un petit clan politique réussit à tromper l'opinion publique de droite, de gauche, du centre ou d'où vous voulez grâce à un vocabulaire, à des formules qui n'ont rien de naturel! C'est l'oeuvre controlée, travaillée en amont depuis des années de certains cabinets spécialisés proches des neo-conservateurs américains et de milieux d'affaires européens très particuliers. Hein?... vous avez dit Boston Consulting Group?...

    Eh oui, out la langue de bois du mitterrandisme, du jospinisme, du giscardisme, du gaullisme! fini! Ces gens là ont compris que cela ne passait plus! Aussi, ils ont créé des méthodes de communications et une mécanique ensuite de management général encore plus cyniques!

     

    Jugez plutôt : C'est à voir sur le blog Une Autre Vie (que nous ne saurions que trop vous recommander d'inscrire dans vos favoris...) :

    "l'argent public permet de payer des entreprises privées pour se substituer aux obligations de l'état, on y va franchement ! Aujourd'hui, deux ministres, Mr Estrosi et Mme Lagarde se déplacent à Lyon pour inaugurer l'entreprise INEXO centre de formation au lean management (mode de gestion pour réduire les pertes).
    Le "
    LEAN" est une méthode de management qui permet de dégager des gains de productivité en supprimant des tâches dites "non-productives" et des tâches dites secondaire. A la clef, ce sont des suppressions de postes, voire des licenciements ! (je travaille dans une entreprise qui a recours à ces méthodes de management, je sais de quoi je parle !) " LIRE LA SUITE IMPERATIVEMENT ICI >>>>

    N.B. :

     

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  • Avec Frédéric Lefebvre, … à vos pierres !

    Pour bien débuter cette semaine, notre traditionnel jeu du lundi (ici) devait, cette semaine, vous apporter également la réponse à cette question qui vous taraude :

     

     

    Qui sont les coupables

    de la crise financière ?

     

    En effet, vous l'avez sans doute compris, notre Pseudo-Zorro-Sarko a décidé de se lancer à la poursuite des coupables coûte que coûte! D'après notre enquête, il va bientôt pouvoir les ramener .... avec les dents (comme naguère il pensait le faire avec la croissance)! En effet, certaines informations ont filtré et bientôt, nous pouvons vous le révéler aujourd'hui, notre Torquemanda des temps modernes va pouvoir orienter sa colère et celle du bon peuple sur ces ignobles créatures de l'ultra-capitalisme débridé!

     

    Nous vous livrions un premier indice en rapport avec ces odieux profiteurs sanguinaires qui vont concentrer d'ici peu l'ire de la puissance publique. Vous deviez donc deviner ceux que le pouvoir va bientôt livrer à la vindicte populaire et exhibera sans doute en place de grève!

     

    coupables.JPG

     

    A midi, devant vos protestations, nous vous livrions un deuxième indice :

     

    indice2.jpg

     

     Enfin, à 19H00, nous vous donnions un dernier indice :

     

    L'individu ci-dessous faisait partie de la catégorie des coupables tout désignés :

     

    indice3.jpg

     

    LA rePONSE :

     

    Encore une fois, Olivier Montbazet, sans avoir trouvé exactement la réponse peut être considéré comme le gagnant du « Jeu du Lundi ».

     

    wanted écureuil.JPG

     

     

    Et oui, la première photo représentait le bout des oreilles et la queue d’un écureuil :

     

    ecureuil noisette.jpg

     

     

    Quant à la seconde, il s’agissait de Tchaïkovski (compositeur du ballet « Casse-Noisette » en 1862).

     

    Enfin le troisième indice n'était autre que Jérome Kerviel, trader de la Société Générale, ayant fait perdre à cette dernière ( seul d'après sa hiérarchie) 4,9 milliards d'euros.

     

     

    Les coupables sont donc les trois (ou quatre) traders indélicats et les dirigeants du groupe Caisse d’épargne !

     

    - 0o0o0o0 - 

     

    LA Majorite

    va exploiter

    le filon

     

     

    pulp lefebvre.jpg

    Vous l’aurez compris, le pouvoir ne va pas lâcher des coupables aussi faciles !

     

    Déjà, vendredi de Québec, notre vengeur suprême préparait les esprits et ne cachait pas sa volonté de déclencher les foudres à l’encontre de ces écureuils boucs émissaires tout désignés.

     

    Au karcher qu’il va nettoyer cette vieille institution ! Comptez sur lui.

     

    Alors, certes, il y a eu des fautes internes ! Et sans aucun doute, les dirigeants ne pouvaient que démissionner comme ils l’ont fait hier soir.

     

    Comme le précise ce billet, de Nicolas Cori, la valeur de risque maximale ayant été dépassée, cette équipe de trading n’a pas respecté les consignes.

     

    Il est juste que les responsables paient. Reste que, vous allez voir, dès à présent et pendant plusieurs semaines, on va nous en faire des tonnes dans le style « Vous avez vu, on a commencé à nettoyer ! »

     

    Prenez les membres du gouvernement. Comme leur maître a déclaré à Toulon qu’il ne laisserait aucun épargnant perdre un euro, dès la recapitalisation de Dexia, ils n’ont eu de cesse de marteler sur tous les plateaux TV : « Mais vous avez vu ! Le président dans la nuit, à 4 H 00 du matin, n’écoutant que son courage, a sauvé Dexia ! ».

     

    Pendant des semaines, ils vont décliner cela sur deux thèmes :

     

    « Le président a eu raison d’être impitoyable ! Et, comme il l’a annoncé, vous avez vu, il a obtenu des sanctions ! »

     

    Cela commence à se voir trop en effet. L’opinion est de moins en moins dupe et s’aperçoit que le chef de l’Etat s’agite, se dépense en tous sens mais qu’on n’en voyait aucun résultat. C’est une aubaine pour la communication de l’Elysée. Sauf qu'il n'y est pour rien! Comme pour le plan de sauvetage européen des banques, initié en fait par Gordon Brown!

     

    « Le président a parfaitement compris que les spéculateurs fous étaient responsables de la crise que nous connaissons ! »

     

    Comme pour ceux qui se « lèvent tard » ou ceux qui égorgeraient « des moutons dans les baignoires », il lui faut stigmatiser, diviser, jeter la suspicion sur une catégorie d’individus. Après les chômeurs et les immigrés musulmans, c’est décidé, ce seront donc les traders !

     

    Maskirovka encore et toujours ! En sonnant l’hallali désormais sur cette profession, ceux qui nous gouvernent espèrent fermement qu’on oubliera bien vite, entre autres, l’inefficacité totale de la Loi TEPA de 2007 qui renforçait le bouclier fiscal pour les plus aisés et instaurait des heures supplémentaires moins coûteuses que des heures normales à un moment où, au contraire, il aurait fallu dynamiser l’emploi.

     

    sarkozy-robespierre.jpg

     

    Pratique cette crise. D’un coté on lui mettra sur le dos toutes les difficultés de l’économie française réelle ! D’un autre, on va pouvoir enfin livrer des têtes à la vindicte populaire !

     

    Notons que Jean-François copé, se démarquant manifestement chaque jour un peu plus de l’exubérance sarkozienne, a tenu ce matin à modérer ses propos. C’est bien… mais jusqu’à quand va-t-il résister à la facilité?...

     

    Ce n’est, en tout cas, pas le cas de l’inénarrable porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre qui donne le ton pour ses troupes : "le problème reste entier", et il va falloir, selon lui, "s'attaquer à l'irresponsabilité des traders fous qui par inconscience font prendre des risques inconsidérés aux banques".

     

    -          Le chômage augmente dans des proportions jamais atteintes depuis 30 ans ? "C’est la faute aux traders fous !"

    -           Le pouvoir d’achat est en chute libre ? "C’est la faute de la finance internationale !"

    -          Les comptes publics sont dans le rouge ? "Pas not’ faute ! Il a bien fallu éponger les dettes des spéculateurs américains et des traders français !"

     

    On va même pouvoir, un jour, parler de « Kervielisation » lorsqu’on expliquera dans quelques années la poudre aux yeux et la lapidation médiatique qu’on nous impose.

     

    A Vos piERRES Donc,

     Braves Gens!

     

     

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    Car Nicolas-Quillès-Robespierre-Sarkozy le sait mieux que d’autres : "Il ne faut pas seulement dire que des têtes vont tomber, mais dire lesquelles et quand!"

     

     

     

  • Crise financière : On nous a vendu de la poudre aux yeux

    Les dix dernières années ont  été celles de l’euphorie marchande et du triomphe apparent de l’idéologie néolibérale décomplexée. 

    bling bling.jpg

    Ceux qui mettaient en garde l’opinion des risques d’éclatement étaient renvoyés d’un revers de main à leurs chères études. François Morin (pas Hervé !) entre autres avec « le nouveau mur de l’argent » (seuil 2006), Nouriel Rubini (qui avait alerté dès 2006 les autorités fédérales américaines sur le danger des subprimes) et même François Bayrou pendant sa campagne n’étaient considérés que comme des Cassandre mal embouchés qui venaient troubler la fête. Il fallait faire taire ces messagers de mauvais augures qui osaient remettre en cause cette main invisible du marché qui allait conduire les peuples vers la prospérité et autoréguler naturellement les déficiences de nos vieilles économies.

    L’Etat devait s’effacer en tout et partout. Les mots d’ordre étaient déréglementation, fluidification, désengagement de l’Etat. L’orthodoxie ultralibérale nous exhibait alors les visages rayonnants de ces golden boys audacieux et de ces génies de la finance moderne qui inventaient chaque jour toujours plus de produits et mécanismes complexes. Le contraste était saisissant avec ces tristes agents de l’Etat qu’on présentait toujours dépassés, anachroniques, et attentistes.

    casino.jpg

     

    Le mirage de l’enrichissement exponentiel et généralisé faisait recette. Le bling bling s’affichait ! On nous abreuvait d’exemple et d’études censées illustrer les vertus d’un système qui en enrichissant toujours plus vite les plus audacieux et les plus aisés finirait (un jour) par profiter inéluctablement à tous. C’était d’ailleurs le fondement du programme de l’UMP dès 2005 : Christine Lagarde s’enorgueillissait même de le rappeler à la tribune de l’assemblée, il y a un an. L’objectif était de réconcilier les français avec l’argent:

     

    Souvenons-nous de son harangue de l’époque lorsqu’elle anticipait les pensées de son maître :

    « Il n’y a rien de honteux à vouloir gagner davantage d’argent. Cessons d’être aussi pudiques sur un

    désir qui rejoint bien souvent celui du groupe. (…) Ce qui importe, aujourd’hui, c’est de se battre pour s’imposer soi-même, et non pas de lutter contres les autres. « 

     

    Et ce qui suivait est encore plus énorme lorsqu’elle en appelle à la culture RnB :

     

    « Demandez aux jeunes, y compris et surtout ceux des quartiers difficiles : un riche, dans leur esprit, ce n’est plus un rentier exploiteur, c’est bien souvent un entrepreneur qui a réussi. Pour eux, l’argent n’est plus synonyme d’injustice, mais d’espoir. Nos jeunes, ils n’ont pas envie de renverser l’ordre des choses, ils ont envie de s’y afférer. Cet état d’esprit est bien reflété par la nouvelle tendance du rap et du R’n’B contemporains. Je vous invite à disséquer ces paroles. Vous y trouverez une vision de la société que ne renierait pas notre gouvernement, où créativité individuelle et solidarité collective sont intimement liées. Que la jeunesse de notre pays ait une telle envie de réussir, de "crier victoire", c'est, pour nous, le plus bel encouragement à poursuivre notre tâche. »

     

    C’était le temps, révolu désormais, de l’ultra-libéralisme débridé…

     

    Mais, les temps changent vite et les postures aussi pour la Sarkozie. Septembre 2008 et son avalanche de faillites et de « nationalisations » américaines de temples de l’économie libérale a bouleversé la donne et les discours du pouvoir.