Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mediapart

  • Maintenant est-ce le jugement?....

    Désormais, le pouvoir a changé!


    Le slogan de campagne du nouveau président était "Le changement c'est maintenant!". Très bien! Et Maintenant est-ce l'heure du (des) jugements?...

     

    L'obstruction permanente depuis 5 ans à toute enquête indépendante concernant de nombreuses zones de doutes (pour ne pas dire plus), concernant le financement politique d'un petit clan de parvenus affairistes prêts à tout va-t-elle être levée?

     

    La justice impartiale va-t-elle enfin reprendre ses droits?



    Mediapart 2012 - Sarkozy-Kadhafi : notre enquête... par Mediapart

     

  • Soutenez Mediapart face à l'acharnement juridique!

    mediapart.pngLancé, lundi 4 mai, par 77 personnalités du monde politique, par des intellectuels et des journalistes, l'appel de soutien à Mediapart a déjà recueilli près de 5000 signatures de soutien devant l'offensive judiciaire dont Mediapart est la cible de la part des Caisses d'épargne et de François Pérol. Parmi les nouvelles prises de position, à signaler celle de l'Association des journalistes de la presse judiciaire ou encore celle du club Droits, justice et sécurités, qui regroupe des juristes et spécialistes du droit connus. Une première audience doit avoir lieu devant le Tribunal de grande instance de Paris, mardi 12 mai à 13h30.

    Nicolas Sarkozy a promu l’un de ses plus proches collaborateurs, François Pérol, à la présidence des Caisses d’épargne et des Banques populaires. Pour avoir révélé cette information, le 21 février, et s'être interrogé sur le sens de cette promotion, Mediapart fait aujourd’hui l’objet d’une citation directe à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Paris du chef de diffamation de la part de François Pérol.

    L’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée poursuit le journal en ligne pour avoir affirmé coup sur coup les jours suivants :

    – que cette nomination était entachée d’illégalité ;

    – que François Pérol avait déjà par le passé méconnu un avis de la Commission de déontologie, en date du 22 décembre 2004, lui interdisant de participer à la création de la banque Natixis ;

    – que la banque Rothschild lui avait versé un bonus fin 2006 du fait notamment de cette opération Natixis. 

    Cette action fait suite à dix autres, déposées par l’ancienne direction des Caisses d’épargne et par la personne morale, et maintenues jusqu’à ce jour par François Pérol. Pour avoir donné l’alerte sur la crise de la banque mutualiste, bien avant que la crise financière ne s’accélère, dans le cadre d’une longue enquête mise en ligne au début de 2008, les journalistes Edwy Plenel et Laurent Mauduit ont tous deux été mis en examen à dix reprises et renvoyés devant le Tribunal correctionnel, le premier en qualité de directeur de la publication de Mediapart et le second en qualité d’auteur des articles.


    Les soussignés :

    – estiment que dans les deux cas, celui de l’affaire des Caisses d’épargne, comme celui de l’affaire Pérol, Mediapart a rempli sa mission, celle d’une information libre et honnête à propos d'un sujet relevant de l'intérêt général ;

    – s’indignent que François Pérol, au travers de ces onze plaintes, cherche à intimider ou à faire taire le journal dont la mission d'information est de rechercher s'il a été fait fi d'obligations légales lors de sa nomination ;

    – s’inquiètent de l'acharnement des dirigeants de la Caisse d'Epargne et d'elle-même à utiliser la justice contre un média indépendant, tandis que dans le même temps l’Elysée faisait peser de lourdes menaces sur le pluralisme de la presse ou l’indépendance de la radio et de la télévision publiques ;

    – rappellent avec force que la liberté de la presse est une liberté fondamentale dans une démocratie, comme l’énonce régulièrement la Cour européenne des droits de l’homme ;

    – assurent les deux journalistes visés par ces actions judicaires de leur plein soutien et de leur solidarité ;

    – invitent, enfin, tous les citoyens attachés au pluralisme et à la liberté de la presse à soutenir financièrement Mediapart pour que le journal, encore jeune et donc fragile, puisse faire face à ces procès qui l'opposent à un géant financier.

    Parmi les dirigeants ou élus politiques :

    Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS aux Droits de l'homme
    Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste

    Denis Baupin (maire adjoint de Paris, Verts)
    François Bayrou (président du Modem)
    Daniel Bensaïd (philosophe, NPA)
    Olivier Besancenot (porte-parole NPA)
    José Bové (syndicaliste paysan)
    Jean-Marc Brûlé (maire Vert de Cesson)
    Marie-George Buffet (secrétaire nationale du PCF)
    Daniel Cohn-Bendit (co-président du groupe Verts au Parlement européen)
    Olivier Dartigolles (porte parole du PCF)

    Cécile Duflot
    (secrétaire nationale des Verts)
    Laurent Fabius (député socialiste, ancien Premier ministre)
    Aurélie Filippetti (député PS, écrivain)
    Hélène Flautre (eurodéputée Verts)
    Michel Françaix, député PS
    Christophe Girard, adjoint au maire de Paris
    Benoît Hamon (porte-parole du Parti socialiste)
    François Hollande (ancien premier secrétaire du Parti socialiste)
    Eva Joly (ancienne magistrate)
    Alain Krivine (NPA)
    Corinne Lepage (présidente de Cap 21)
    Noël Mamère (député Verts)
    Ségolène Royal (présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charente)
    François de Rugy (député Verts)
    Michel Sapin (secrétaire national du PS à l’économie, ancien ministre des finances)
    Marielle de Sarnez, (député européen, vice-présidente du Modem)
    Djamila Sonzogni (porte-parole nationale des Verts, conseillère régionale Alsace)
    Anne Souyris (conseillère régionale d'Ile-de-France, Verts)
    Christiane Taubira (député, radicale de gauche)
    Henri Weber (sénateur PS)

    Par ailleurs Dominique de Villepin (ancien Premier ministre) a adressé un message affirmant qu’il « soutient Mediapart dans son travail d'alerte et d'information, et s'élève contre toute procédure qui pourrait limiter ce devoir d'information, nécessaire à toute démocratie ».

    Pour signez l'appel : cliquez sur ce lien

     

     

  • Le pouvoir se prend les pieds dans l’affaire Pérol

    sarkozy-promesses-bois-3.jpgNous ne pouvons que vous inviter à visionner l'émission d'hier de Riposte pendant laquelle le porte-parole le plus sarkozyste de l'UMP, Frédéric Lefebvre, mis en cause aussi bien par Corinne Lepage (MoDem), qu'Edwy Plenel (Mediapart) ou Marie-Pierre de la Gontrie (PS), a accumulé les bourdes, les aveux et les vaines dénégations de ses propos précédents (pourtant publiquement vérifiables héhé...) et dérobades qui ne parviennent plus à cacher aujourd'hui l'inconséquence du personnage.

    Rien n'y fît et ni Charles Pasqua, ni Maître Francis Szpiner, n'ont pu venir à la rescousse de sa débandade télévisuelle ! Un pur plaisir de voir publiquement démasqué la phraséologie Elyséenne dans l'affligeante tentative de nomination en force (sans avis de la commission de déontologie administrative NDLR) d'un prôche du chef de l'Etat, François Pérol, à la tête du deuxième groupe financier du pays.

    Durant ce débat, Edwy Plenel rappelait la dernière révélation de son site d'information, Mediapart, concernant une nouvelle affaire Pérol antérieure à cette nomination pour le moins contraire aux règles en vigueur.

    En effet, il y a plus de trois ans déjà, en 2006, François Pérol avait déjà quitté l'administration après avoir été directeur adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors à Bercy où il suivait notamment le dossier du rachat d'Ixis par la Caisse des dépôts et consignations, opération initiant la création de Natixis.  Devenu associé-gérant de Rothschild & Cie, la banque d'affaire chargée de fusionner les deux banques d'investissement des groupes Caisse d'Epargne et Banque Populaire, il fût l'un des deux banquiers chargés de piloter le dossier Natixis et aurait même touché pour cela une commission oscillant entre 1,5 et 2 millions d'euros, soit 10 à 15% du total perçu par Rothschild & Cie.

    Or, pendant trois ans, il n'avait pas le droit de travailler sur ce dossier. Comme l'a rappelé dans un entretien à La Croix Michel Bernard, ex-président de la Commission de déontologie : « La loi interdit à un fonctionnaire de travailler dans une entreprise privée qu'il contrôlait ou surveillait dans le cadre de ses fonctions précédentes. La commission de déontologie est chargée d'apprécier la compatibilité de toute activité lucrative dans une entreprise avec les fonctions exercées au cours des trois années précédant le début de cette activité. »

    Lorsqu'il a demandé sa mise en disponibilité pour rejoindre la banque Rothschild, ce point lui a évidemment été rappelé par écrit à l'époque puisque l'aval de la commission précisait expressément "sous réserve qu'il s'abstienne de traiter toute affaire dont il a eu à connaître dans ses fonctions à la direction du Trésor et au cabinet du ministre, ainsi que de conseiller la direction du Trésor". On voit ce que l'intéressé fît de cette réserve !...

    Alors où est dans ce cas l'application des règles de Droit et des codes de déontologie par les amis du pouvoir ?

    Si les informations révélées par Mediapart étaient confirmées, elles confirmeraient que la dernière nomination à la hussarde de Pérol avait, en fait, connu un précédent en 2006.et qu'il s'agit alors d'un véritable scandale d'Etat. Sans doute ce qui met si mal à l'aise les zélés défenseurs du Chef de l'Etat !

    Enfin, pour parachever le désordre le 13 mars 2009, Nicolas Sarkozy signait un décret pour protéger Pérol en feignant « d'accepter » a posteriori sa démission de la fonction publique ! Un aveu de faiblesse évident de la part du pouvoir et comme le dit Laurent Mauduit sur Mediapart :  "En clair, le décret vient nourrir le dossier pénal [...] Enfin, cette démission de François Pérol fonctionne aussi comme un aveu."