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  • Affaire des sondages de l'Elysée :Le cran d'Accoyer face à Copé

    Accoyer.jpgDire qu'on les définissait encore, il y a quelques mois, comme des godillots, justes bons à venir au château prendre leurs consignes, à courber l'échine lorsque les conseillers surpuissants du prince les rabrouaient ou à gémir et demander pardon lorsque, n'ayant malgré tout pas compris le message, ils avaient provoqué la colère suprême et que leur idole les traitait comme de la piétaille de pacotille.

     

     

     

    Même les courtois partisans peuvent se rebiffer à force d'humiliations.

     

    Voilà que les élus de la majorité présidentielle font craindre une fronde. Chaque jour, on apprend en effet que des élus nationaux ou dans les collectivités tant à l'UMP qu'au Nouveau Centre décident de se dresser devant les décisions du pouvoir. Raffarin sortirait-il de sa léthargie pour dénoncer la suppression de la Taxe professionnelle? Idem pour nombre d'élus quant aux Modalités de la Taxe Carbone, et maintenant création d'une commission d'enquête sur les sondages commandés par l'Elysée. C'est une révolte? Non pas encore, mais c'est sans doute le fait qu'on ne marche pas avec des gros sabots impunément sur tous les élus et les institutions de la République. Au bout d'un temps, même les plus courtois des alliés, lorsqu'on les méprise si ouvertement et qu'on use et abuse de subterfuges manifestement de nature à tromper l'opinion, peuvent avoir du mal à mettre un mouchoir sur leur conscience républicaine.

     

    Mais sachons bien discerner entre les vrais résistants et les pleutres calculateurs.

     

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    Oh, avec cette fronde, il n'est nullement question dans notre esprit des pathétiques gesticulations de Jean-François Copé et tous ceux qui ont surtout cru prudent de rejoindre sa "Génération France", histoire de ménager leurs intérêts au cas où le sarkozysme triomphant connaîtrait des revers. Ces élus là, typiques  casse-croutes de la vie publique, sont, à quelques rares exceptions près (c'est-à-dire les 3 ou 4 vrais amis de Monsieur Copé), des laquais prudents, ayant très tôt conçu leur engagement politique comme un investissement au NASDAQ. Copé ainsi devenait peu à peu la compagnie de réassurance de la droite sans tripe. Car ces pieds-tendres se sont toujours gardés d'élever la voix lorsque les aberrations de leur maître devenaient incontrôlables. Aucun panache, aucun courage donc pour ce groupe qui n'a fait depuis deux ans et demi que prendre conscience, chaque jour un peu plus, que le sort de chacun d'eux serait assimilé dans l'opinion aux errements et la mascarade de l'Egocrate et ont alors souhaité se couvrir (vous avez dit "courir"?) en misant sur le nouvel Iznogoud au sein du camp majoritaire.

     

    Car enfin, même lorsqu'il s'agissait de prendre une position a minima critique lors de la première période bling-bling, lors de la mascarade de la Loi TEPA, de la Loi Hadopi (dont la déroute du groupe UMP lui valut sans doute, d'après ses dires, l'explication la plus "musclée" avec le Chef de l'Etat), lors de l'affaire EPAD, et devant les gabegies économiques récentes et à venir, à quel moment ce Monsieur a-t-il fait preuve de la moindre indépendance d'esprit? De la moindre différence même constructive à l'égard du locataire de l'Elysée? Jamais! Rien! Pas d'envergure, pas de charisme, pas d'originalité  ni de vision. Décevant de la part d'un des membres de l'UMP, que beaucoup d'entre nous considéraient encore il y a trois ans comme un talent en devenir lorsque, ministre du budget il avaient su peu à peu montrer une réelle force de caractère et de travail. Aujourd'hui tout cela a fait "pschittt!" comme dirait Chirac. La facilité l'a emporté sur le talent et le travail. A croire que ce Monsieur n'a cultivé depuis que sa capacité à singer le brassage d'air et l'agressivité insupportable de l'agité qu'il compte bien remplacer en 2017.

     

    Accoyer mérite aujourd'hui son nom dans la liste des démocrates débout.

     

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    Non, pour ce qui nous concerne, lorsque les temps seront venus, nous saurons rappeler, puisque plusieurs d'entre nous auront vécu cette pathétique parenthèse historique de l'intérieur de certains partis de la majorité (voir ici pour rappel), quels sont les parlementaires, même de la majorité, qui sont restés debout et ont courageusement résisté à la médiocre lâcheté servile que tant d'autres ont pratiqué pour de piètres prébendes. A l'image d'un François Leotard, qui, le premier (mais lui dégagé des nécessité de la vie publique désormais) avait alerté sur la tournure que prenait le quinquennat, un Nicolas Dupont-Aignan bien sûr, un Hervé Mariton, un François Goulard, un Jacques Le Guen, un Daniel Garrigue, un Jean Dionis du Séjour, un Charles de Courson (par exemple lors des auditions de l'affaire Tapie mais aussi récemment en s'opposant à la taxation des indemnités d'accidents du travail) et même un Hervé de Charrette, se sont élevés à un moment ou un autre pour signifier leur opposition;

     

    Toujours est-il qu'une fois de plus, la couardise avait un leader dans l'hémicycle pour s'opposer à la décision du président Bernard Accoyer. Ce dernier a en effet su résister à la pression des conseillers élyséens (Guaino en tête, qui y était si violemment opposé), puis à la morgue de roquet du président du groupe UMP en validant la demande de création d'une commission d'enquête sur ce que d'aucuns commencent à intituler l'"OPINIONGATE".

     

    Désormais c'est Jean-Luc Warsmann et la commission des Lois qui ont les cartes en main.

     

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    Sur la forme reste désormais à savoir si M. Jean-Claude Warsmann, président de  la Commission des Lois, aura la même dignité que le président de l'Assemblée et non la triste soumission du président de son groupe. C'est la commission en effet qui sera chargée de vérifier in fine si les conditions requises pour la création de la commission d'enquête sont réunies et qui se prononcera sur son opportunité.

     

    Rappelons sur le fond, que, depuis longtemps déjà, de nombreuses voix à gauche comme au centre, s'étaient élevées sur l'utilisation peu académique et si onéreuse des commandes de sondages par l'Elysée (et auparavant par un ministère de l'intérieur par exemple?...) et la publication quasi systématique de tout sondage favorable par plusieurs media proches du pouvoir. D'aucuns aujourd'hui, dans la majorité, ne peuvent peut-être plus supporter d'incessants manquements aux pratiques démocratiques normales et veulent maintenant se démarquer d'un exécutif aussi brouillon qu'inefficace et brutal…

     

  • Loi HADOPI rejetée : Sarkozy va piquer une crise!

    0000S.JPGUn séisme! Un coup de théatre incroyable!

    Un poisson d'avril?... Non, non!

    Il semble que l'information vient d'être confirmée : L'assemblée a rejeté la Loi HADOPI

    autres liens : Arrêt sur images , JDD , Anime Fans, Korben

    Le texte de la Commission mixte paritaire vient d'être enterré pour de bon! Les députés centristes se sont enfin rebellés! Toujours est-il que les Sarkozy, Albanel, Copé et Lefebvre vont bouffer leur chapeau! Ça va secouer au château!

    EDIT DE 17H40 : Les VIDEOS du vote historique! Merci MM. Jean Dionis du Séjour et Nicolas Dupont Aignan!

     

  • Pour une Vigilance Républicaine

    07aade6e40b899d48f6ab125049cb8cd.jpg« Il se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée.
    Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.
    Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.
    Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.
    Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.
    Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.
    Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.
    Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.
    Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.
    La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle. Ce nouveau cours suscite donc des inquiétudes, une anxiété même. C'est cette anxiété, qui risque bien de s'amplifier dans les semaines et les mois à venir, que traduit l'appel républicain de dix-sept hommes et femmes politiques que nous reproduisons ci-dessous. On ne doit pas se tromper sur sa signification : si des personnalités politiques de premier plan qui ont l'habitude de s'affronter sur la scène publique depuis des années, prennent le risque de s'afficher au bas d'un même texte à quelques jours d'un scrutin dont le président lui a annoncé qu'il serait politique, si cet appel a recueilli la signature de plusieurs hommes et femmes politiques de la droite républicaine, c'est bien que le contexte politique créé par huit mois de sarkozysme est totalement inédit.
    A lire. A méditer.
    Avant d'agir ?
    Pour une vigilance républicaine
    Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.
    - Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.
    - Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.
    - Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.
    - Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.
    Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.
    -          Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
    -          Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
    -          Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
    -          François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
    -          Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
    -          Corinne Lepage, ancien ministre
    -          Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne
    -          Bertrand Delanoë, maire de Paris
    -          Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
    -          Nöel Mamère, député de la Gironde
    -          Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
    -          Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
    -          André Gérin, député du Rhône
    -          Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
    -          Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
    -          Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
    -          Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes "
    .sources : Marianne Vendredi 15 Février 2008 - 15:59
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