Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

préfet

  • Vous avez dit crispation? Le pouvoir est en train de se braquer

     

     

    Sarko13.JPGLa lecture des derniers billets de Napakatbra, blogueur vigilant, nous éclaire sur la métamorphose du pouvoir à laquelle nous assistons depuis quelques semaines et qui est plus qu'inquiétante.

     

    Il ne s'agit plus ici des fanfaronnades d'un président égocentré, des déclarations à l'emporte pièce d'un Lefebvre, des justifications mielleuses d'un Bertrand, d'une Dati ou des attaques hargneuses d'une Morano ou d'un Copé pressé.

     

    Déjà étaient contestables les fondements de la politique sarkozienne, sa rupturologie aveugle, l'injustice etl'inégalité croissantes qu'elle véhicule.

     

    Déjà la forme prise par l'exercice de la fonction présidentielle, le phénomène de cour, le favoritisme et la pipolisation érigés en pratiques constantes d'une nouvelle forme dépravée de promotion des plus zélés thuriféraires étaient en porte à faux par rapport à l'essence de la République et des valeurs profondes que sont fiers encore de porter collectivement les français.

     

    Mais il y a une marge entre la mauvaise foi politique, la présentation tronquée des faits et réformes en cours et ce qui est sur le point de se concrétiser dans notre pays.

     

    lefebvre.jpg

     

    Ne sentez vous pas comme une odeur particulièrement nauséabonde?

     

    Lorsqu'on ne considère que les derniers développements et qu'on se borne à les mettre en perspective avec la dérive depuis déjà de nombreux mois, on ne peut qu'être inquiet :

     

    Au Parlement, sous couvert d'une réforme constitutionnelle aussi inutile, bâclée que dangereuse, le pouvoir a fait avaler aux parlementaires dans la pratique une mise sous coupe réglée au seul profit de la majorité présidentielle.

     

     

    copé.jpg

     

    Le mépris affiché et assumé à l'égard de l'autorité judicaire n'a eu de cesse de limiter les derniers degrés de liberté que celle-ci pouvait manifester, de brimer les réfractaires, de limiter les moyens disponibles . Il ne reste plus que l'indépendance du juge d'instruction. Qu'à cela ne tienne, le pouvoir a déjà prévenu de sa suppression.

     

    Les mises au pas des préfets (Saint-Lô, Corse), les dénigrements et déstabilisations des responsables militaires, les pressions sur les administrations hospitalières, tout s'oriente peu à peu vers le verrouillage de tous les acteurs clefs de la puissance publique que renferme la haute administration.

     

    LCP_2008-06-03_15_10_19_0281.JPG

     

    L'attaque en règle (réforme en cours des collectivités territoriales) des seuls pouvoirs politiques jugés non-conformes parce que majoritairement détenus par l'opposition est appuyée par la diminution prévisible des moyens qui leur seront attribués.

     

    La nomination d'un proche conseiller à la tête de ce qui constituera le deuxième établissement financier du pays sans respecter la procédure d'avis préalable de la commission de déontologie administrative est si symptomatique d'un mode de gestion autocratique.

     

    Enfin dans les media, tout le monde peut constater:

    • Les liens particuliers avec nombre de dirigeants des grands media
    • La mise sous tutelle des directions de l'audiovisuel public
    • La dernière volonté de contrôle d'internet en contradiction avec les principes fondamentaux et les textes européens.

     

    Force est de constater que tout converge vers une volonté de contrôle absolu de tous les contre-pouvoirs.

     

    X bertrand.JPG

     

    Mais cela se voit! Cela ne passe plus! L'opinion publique ne cautionne plus et s'aperçoit de la supercherie. La tension monte.

     

    Et comment réagit le pouvoir?

     

    Il se braque,

     

    il se renferme,

     

    il se bunkerise.


    Etat de siège dans l'Ain : Sarkozy visite Plastic-Omnium...  (reportage Arte Info)
    envoyé par Napakatbra

     

    Chaque déplacement est maintenant l'occasion d'un bouclage total du périmètre comme le mentionne le blog "Les mots ont un sens". Eviter tout contact avec la France réelle, prévenir tout dérapage verbal fâcheux pour l'image et ne permettre qu'aux militants de l'UMP d'approcher pour donner l'illusion d'accueil chaleureux semblent devenir les règles des dernières sorties présidentielles.

    Toute contestation est niée, toute règle de Droit est contournée, tout échec est censuré.

    Où va-t-on? Déjà la démocratie était mise à mal depuis deux ans. Mais ne sommes-nous pas en train d'assister à une escalade à marche forcée vers une nouvelle étape? Un absolutisme présidentiel? Et après?...

     

     

    A lire également sur le blog "Les mots ont un sens" :

     

     

     

     

  • Un nouveau préfet éjecté pour un caprice présidentiel

     Un autre préfet vient de faire les frais d'un nouveau caprice du prince

     manif St Lo 120109 OUEST FRANCE.JPG

    Six mois après sa nomination, le préfet de la Manche, jean charbonniaud est mis au placard.

     

    Sa faute? Ne pas avoir su faire preuve (contrairement à son collègue du Gard le lendemain) de suffisamment de zèle pour encadrer l'opinion publique au bénéfice médiatique du déplacement présidentiel  à Saint-Lô le 12 janvier dernier.

     

    Ouest France  rappelle que "Nicolas Sarkozy aurait souhaité un bain de foule : mais seule une vingtaine d’aficionados avaient pu franchir le cordon de sécurité des 500 CRS. Il ne voulait pas être dérangé par les manifestants : la place du centre culturel, lieu de son discours, en était pourtant cernée. Et des chaussures et autres projectiles ont volé au passage du cortège présidentiel. Furieux, le Président avait marqué à plusieurs reprises son énervement hors caméra".

     

     

     

    Même les élus de la majorité présidentielle s'indignent de cette décision « très sévère et plutôt injuste » à l'image de François Digard, maire UMP de Saint-Lô. Le député UMP de Saint-Lô, Philippe Gosselin, lui aussi dit ne pas être étonné car il a vu le président « très énervé », le jour de la visite. Mais il regrette que le préfet paye les pots cassés. « Ce sera perçu comme le fait du prince », souligne-t-il à juste titre. Enfin, le président du Conseil général de la Manche et sénateur UMP Jean-François Le Grand, parle de « décision disproportionnée » et estime que c’est « très contre-productif sur le plan politique ».

     

    Pas faux Messieurs! Mais votre leader n'en a cure car… tel est son bon plaisir!

     

    Après l'audiovisuel, les juges, désormais, après l'épisode de la villa en Corse de son ami acteur, il pense avoir fait un exemple de plus pour exiger le zèle indéfectible du corps préfectoral. Michel Gaudin sait à quoi s'en tenir aujourd'hui sur Paris...