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primaires

  • ETATS-UNIS : LA LEGITIMITE DES PRIMAIRES EN QUESTION

    Hier, avait donc lieu la plus importante journée de consultation interne pour la désignation des candidats des deux grands partis politiques américains. Depuis le 5 janvier dernier la course est lancée au rythme des primaires et caucuses dans chacun des Etats qui suit un calendrier propre à chaque parti.

     

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    Les primaires et caucuses suivent des règles compliquées propres à chaque formation. L’enjeu n’est pas le score obtenu par chaque candidat mais le nombre de délégués démocrates ou républicains que chacun d’entre eux engrangera dans chaque consultation locale. Ce long parcours connaîtra son apogée lors des deux conventions de l’été prochain réunissant respectivement les délégués démocrates  à Denvers (du 25 au 28 août) et républicains à Mineapolis (entre le 1er et le 4 septembre).

    Des consultations aux règles confuses et compliquées :

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    Les votants eux-mêmes, dans chaque Etat, méconnaissent très largement les règles applicables pour chaque formation. La difficulté est d’autant plus grande que ces consultations peuvent en effet être tantôt ouvertes à l'ensemble des électeurs qui le souhaitent, semi-ouvertes (vote pour un seul parti) ou fermées, réservées aux membres du parti. Il est ainsi possible à des sympathisants républicains de se prononcer lors d’une primaire démocrate et de fausser en quelque sorte le jeu en favorisant le candidat ou la candidate du camp adverse susceptible de perdre facilement contre le candidat républicain. Ajoutons à cela la pratique des caucuses dans certains Etats… Un caucus est une réunion issue souvent de la coutume indienne de désignation publique où les votes se font ouvertement, à main levée par exemple après débat.. Enfin, alors que la répartition des délégués pour chaque candidat se fait à la proportionnelle chez les démocrates en fonction des scores obtenus dans chaque Etat, c’est généralement la règle du « winner take all » (celui qui arrive en tête rafle l’intégralité du nombre de délégués de l’Etat en question) chez les républicains. En principe les délégués obtenus par chaque candidat lors des primaires se sont engagés à désigner celui-ci… mais au fur et à mesure des primaires, plusieurs candidats jettent l’éponge et les délégués qu’ils avaient obtenus peuvent donc changer leur choix !

    Des consultations tempérées par le jeu opaque des délégués non élus :

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    Chaque parti en effet détermine au préalable un nombre de délégués « de droit » ou de « super-délégués ». Ces derniers ne dépendant d’aucune consultation électorale  participeront au même titre que les délégués issus des primaires au choix du candidat (en fait du ticket  président et vice-président) investi par le parti. Ainsi on compte pour le parti démocrate 796 super-délégués sur un total de 4 049 délégués,. Le parti républicain quant à lui désigne 463 délégués non élus sur un total de 2 380.Tout ceci représente tout de même près de 20% des membres de chaque convention chargés d’investir in fine les candidats ! Ces délégués privilégiés, dans chaque parti ne sont pas tenus en principe de faire connaître leur choix avant la convention contrairement à ceux qui (théoriquement du moins) ont résulté des primaires. Toute latitude est donc laissée aux candidats pour convaincre ces délégués un peu spéciaux issus pour l’essentiel des élus (sénateurs, représentants et gouverneurs) ou des cadres des deux partis. Le jeu des alliances, des combinaisons et des tractations de coulisses peut ainsi porter ses fruits. Ainsi, il y a fort à parier que l’influence du camp Clinton sur l’appareil du parti jouera un rôle non négligeable en cas de coude à coude…

    Des consultations onéreuses :

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    L’étalement de ces consultations sur plusieurs mois, les modalités de désignations complexes entraînent des frais de campagne considérables pour les candidats. A grands renforts de publicité sur les chaînes nationales et locales, d’encarts sur la presse écrite, de spots de plus en pus sophistiqués, aucune limite ne semble plus freiner les participants. La course à l’investiture est donc avant tout une course financière, au moins pour pouvoir participer véritablement à toutes les étapes. Ainsi, plusieurs candidats, faute de moyen et de puissants lobbies ont du renoncer à faire campagne dans certains Etats.

    Des contestations multiples :

    Des modalités particulières de vote dans chaque Etat pour chaque parti conduisent régulièrement à des contestations. Ce mardi, par exemple, dans certains bureaux, les bulletins démocrates devaient obligatoirement mentionner l’appartenance ou non au parti démocrate pouvoir être valides (Californie).

    Les machines à voter, tant critiquées déjà en 2004, ont également  posé cette fois encore de nombreux problèmes et pourraient être à l’origine de recours quand les pannes n’ont pas tout simplement conduit les votants à renoncer à patienter pour exprimer leur choix.

    Enfin des consultations non indispensables…en théorie :

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    Rien n’oblige en effet un candidat à se plier à cette pratique s’il ne souhaite bénéficier de l’investiture officielle d’un des 2 partis. C’est ainsi que lors de chaque Election Day une douzaine de candidats sont déclarés mais pour beaucoup, des considérations financières, une fois encore les obligent à ne se déclarer que dans certains Etats. Dans la pratique seuls les candidats indépendants bénéficiant d’une fortune personnelle peuvent obtenir un résultat significatif. Ce fut le cas de Ross Perot en 1992 et 1996, et de Ralph Nader en 2000 et 2004. Mais le système du bipartisme, in fine, est affirmé par la concentration médiatique et le peu de règles d’équité qui régit l’élection.

    On voit donc que ce système est loin d’être parfait et que la sélection qui en résulte est souvent incomprise par les militants ou même par les media qui se bornent à décrire les rebondissements de ce show budgétivore pendant cette course au long cours. L’opacité de certains votes et le système indirect de sélection par Etat en un seul tour ne sont donc pas forcément un exemple à suivre… Mike Gravel, notre candidat préféré (rappel ici), anime depuis longtemps une fondation pour la démocratie directe aux Etats-Unis ( The National Intiative For Democracy ).

    Cela nous conforte toujours plus dans notre préférence vis à vis du seul candidat vraiment démocrate : Mike Gravel qui n'a toujours aucun délégué... mais faut-il vraiment s'en étonner avec de telles règles du jeu?...

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    NOTA : Ce n’est finalement que  le mardi 4 novembre 2008 que se déroulera l’ « ELECTION DAY ›› , jour du vote national. Là encore, à la différence de chez nous, c’est un scrutin indirect qui dans chaque Etat désignera les participants locaux à un collège national de 538 grands électeurs chacun d’entre eux représentant un des candidats encore en lice; le candidat arrivé en tête dans chaque Etat engrangeant alors généralement la totalité du nombre de grands électeurs de l’Etat en question.

     Mise à jour du 9 février A Lire Absolument pour comprendre les détails des primaires : un article de référence de Arnaud sur le Super Tuesday

  • Suivez en Direct sur le web la soirée électorale aux USA

    Ce soir a lieu la plus grande soirée électorale des primaires tant chez les démocrates que chez les républicains américains. Rappelons que 3 candidats sont encore en lice chez les Démocrates et 4 chez les républicains.

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    Parti Démocrate :

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    Hillary Clinton
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    Mike Gravel
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    Barack Obama
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    Parti Républicain :
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    Mike Huckabee
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    John McCain
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    Ron Paul
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    Mitt Romney

    Pour suivre en direct cette confrontation nous vous recommandons les liens suivants :

    flag usa - Live TV Online TV watch tv free tv adult tv

    United States LIVE ONLINE TV


    Live TV Online TV watch tv free tv adult tv CNN | ABC News

     

    ou sur

     

    NY1 (USA)
    NBC News (USA)
    CNN International (USA)

     

     

     

     

    Pour les chaines françaises :

    France 24 French (France)
    BFM TV (French)
    i>TÉLÉ (France)

     

     Enfin, deux sites :

    celui de CNN politics qui en continue donne des estimations : http://edition.cnn.com/POLITICS/index.html  

    ET celui des blogueurs de 20 minutes : http://usa2008.20minutes.fr/

     

    卡拉·吕尼  谢谢您

     

  • PRESIDENTIELLES US : IL NE RESTE PLUS QUE 3 CANDIDATS DEMOCRATES DONT … MIKE GRAVEL !

    7bcecc92bd3d88759335420bd9b76fe8.jpgEh oui, après les désistements de John Edwards et Dennis Kucinich, ils ne sont plus que 3 candidats participants aux primaires du Parti Démocrate : Hillary Clinton, Barack Obama et Mike Gravel. Souvenez vous :

    Billet du 24.08.2007 : Primaires américaines, Mike Gravel for President!

    A part évoquer des parties de pêche et autre pique-nique, vous aurez remarqué comme nous que les media français ne s'intéressent que très peu aux primaires démocrates et républicaines qui font pourtant rage aux Etats Unis. Oh bien entendu, vous avez en tête quelques noms et comme nous on vous aura largement convaincus que chez les démocrates Hillary Clinton est largement favorite.

    C’est tout juste si nos chaînes de télévision ou de radio évoquent le nom de Barack Obama, pourtant son principal challenger dans les sondages ou celui  de John Edwards (qui fût pourtant le candidat à la vice présidence de John Kerry). Quant à évoquer le moindre candidat républicain en dehors peut-être de l’ancien maire de New Y ork, le  très médiatisé Rudolph Giuliani, nos grands media sont muets…. (cliquez pour lire la suite)