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révolution

  • R' évolution, quand tu nous tiens!

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    Encore une fois, nous nous sommes faits taguer. Cette fois par Olivier Azeau dans le cadre d'une chaine lancée par notre bon Hervé Torchet.

     

    Le thème : Révolution, tout le monde connaît, mais R'évolution, que pourrait vouloir dire ce mot en 2009 :

    - dans nos institutions ?

    - dans notre porte-monnaie ?

    - dans l'Europe ?

    - dans la planète qui crève ?

     

    Une interprétation libre en quelque sorte!...

     

    La réponse est fort simple pour ce qui nous concerne.

     

    Tant que ce président et sa cour seront aux commandes de notre pays, les institutions vont perdre peu à peu les dernières traces d'équilibre des pouvoirs qu'elles garantissaient parce qu'ils auront réussi une maskirovka qui est déjà à l'œuvre pour limiter toute pratique des autres pouvoirs que l'exécutif dans les faits. Donc aucune révolution sur ce plan là! Aucune évolution non plus! Une régression.

     

    Pour les trois autres sujets, il en est de même : aucune évolution positive pour tous! Aucune révolution non plus!

    Et faut-il le regretter?...

    Les révolutions telles que nous les connaissons ont surtout tendance à se produire en période de croissance. C'est le choc précisément entre la croissance et une mauvaise répartition des fruits de celle-ci qui engendre les climats révolutionnaires. Mais ces périodes pré-révolutionnaires peuvent voir le jour parce qu'un espoir est largement partagé dans la population.

     

    Une catégorie de la population, consciente de sa force et de ses chances de changer à son profit l'ordre établi, prend alors l'initiative ou profite du mécontentement général pour "prendre le pouvoir". 

    Considérant la situation économique et le désespoir général actuel, tout conflit n'aurait-il pas pour conséquence de dégénérer?

    Les troubles sont possibles bien entendu. Mais les perspectives manquent.

    Y a t-il une aspiration coordonnée à changer de régime? Non.

    Un espoir fondé sur un modèle alternatif crédible? Pas encore.

    La rigidité du pouvoir et sa propension à utiliser la peur pour légitimer sa façon de s'arcbouter sur ses positions sont inquiétantes et laissent craindre le pire en matière de gestion de crise...

    Une révolution suppose le remplacement d'un ordre dépassé par un nouveau. Insurrections, émeutes, soulèvements n'ont pas la même portée. Aucune finalité ne s'y attache. Le simple assouvissement immédiat d'un ras le bol (insurrections), d'un besoin de prendre ou de détruire (émeutes), ou de refuser l'ordre établi (soulèvements) n'ont pas de finalité politique, pas pour objectif d'imposer une autre voie...

     

    Cela peut paraître pessimiste... mais nous avons bien écrit "tant que"...

     

     

    La seule évolution sensible tant qu'ils seront là, c'est un toujours plus ravageur cynisme affiché et assumé. Broyer tout ferment de concorde civile, stigmatiser des catégories d'individus successives (chercheurs, chômeurs, immigrés, enseignants…)  et susciter toujours plus les clivages et les affrontements entre les français. Donc toujours une régression!

     

    Par contre, la question initiale d'Hervé prend toute sa signification sur un autre plan : la conscience des citoyens! Ce pouvoir brutal, vexant, toujours déterminé à s'agiter et à livrer l'autre sur la place publique va probablement heurter les consciences de plus en plus de nos concitoyens. Plus encore qu'en 2007 et 2008, les français vont peu à peu s'interroger sur le sens profond du pouvoir actuel, puis analyser les résultats au regard de la débauche d'annonces, de soutiens médiatiques et d'appuis des puissants et finalement constater sa vacuité. Ils vont alors rejeter pour longtemps les femmes et hommes qui auront été les acteurs et complices du pouvoir actuel. Mais ils vont aussi se méfier désormais du simplisme des slogans et commencer à chercher des femmes et des hommes, des concepts qui rassemblent, qui innovent et qui sont simplement authentiques et tournés vers la progression réelle de tous.

     

     

    Solidarité, liberté, écologie appliquée, autant de notions déclarées ringardes par les tenants du winner bling-bling mais qui, aujourd'hui vont naturellement, comme un gigantesque boomerang revenir à la tronche de ceux qui ont favorisé la parenthèse politique en cours. Celle-ci, au yeux de l'histoire apparaîtra donc comme une souillure sur la pourtant longue évolution de notre pays en matière de libertés publiques et de démocratie républicaine. Mais l'histoire retiendra aussi, sans doute que c'est justement la crise qui fit tomber les masques plus facilement et recentrer les femmes et les hommes vers l'essentiel!

     

    Qui sait si les historiens incrédules dans l'avenir ne verront pas cette période que nous traversons comme celle d'une incroyable Régression nourrissant l'EVOLUTION à venir!...

     

    … La R'évolution!

     

    Allez, voyons maintenant comment s'en sortiront les blogueurs suivants :  Marie Laure (notre complice dans le buzz familial), Olivier (l'homme-clé de la future "plus puissante fédération MoDem" de France d'après un des nôtres), l'Hérétique (notre poil à gratter intellectuel) et (osons!) Christophe Ginisty (initiateur avec Antonin et tant d'autres des nouveaux outils Démocrates).