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soudan

  • Du nouveau pour le Darfour : La Chine fait pression sur Khartoum

    "Est-ce le retour vainqueur de la diplomatie?" s'interroge le Temps en Suisse (voir l'article ici). Le Soudan a fait volte-face en acceptant le déploiement au Darfour d'une police militaire de 3000 hommes de l'ONU qui viendra en soutien à la force de l'Union africaine (UA) avec des hélicoptères d'attaque et des avions. C'est la mise en application de la deuxième étape d'un plan de l'ONU sans cesse repoussé, prévoyant le déploiement d'une force de 21000 hommes en remplacement des 7000 soldats de l'UA actuellement sur place. C'est un premier pas. Mais il est important.

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    Et le journal suisse de conclure : "L'histoire ne dit pas si la menace de François Bayrou de boycotter les Jeux de Pékin pour protester contre l'attitude du régime chinois vis-à-vis de Khartoum a aussi joué un rôle."


  • Le darfour, François Bayrou est le seul des candidats a y avoir mis les pieds en 2005

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    Voici un article paru en mars 2005, après le déplacement de François Bayrou dans cette région qui mardi dernier mobilisait à juste titre tout ce que la France compte de leaders d'opinion. Seuls trois candidats étaient présents à cette réunion à la mutualité: Dominique Voynet, Segolène Royal et François Bayrou.

     

    Darfour : « Les plus graves crimes contre l’humanité se répètent sous nos yeux au Darfour. Il faut un engagement international pour imposer la paix. »

    Les coprésidents du Parti démocrate européen, François Bayrou et Francesco Rutelli, se sont rendus au Darfour en février 2005 – malgré un premier refus de visa par le gouvernement du Soudan. François Bayrou a mesuré l’ampleur du drame, et appelé à un engagement international pour imposer la fin du conflit.

    « Plus de 200 000 civils morts, 2 millions de personnes parquées dans des camps à l’intérieur du Darfour, 200 000 hommes, femmes et enfants réfugiés au Tchad ! Deux millions et demi de personnes dépendent de l’aide internationale pour l’alimentation et les soins médicaux !

    C’est une obligation humanitaire, politique et morale pour les gouvernants français, européens, de faire cesser le martyre du Darfour.

    Le refus par le gouvernement soudanais d’accepter l’intervention de soldats de l’ONU, et la poursuite d’opérations militaires extrêmement dures, exigent que la France agisse.

    Il faut faire véritablement respecter l’exclusion aérienne (des attaques aériennes précèdent souvent les raids djandjawids). Des appareils radars Awacs et quelques chasseurs y suffiront.

    L’Europe doit aussi accroître significativement son aide humanitaire et permettre aux ONG de travailler librement et en sécurité dans les zones de conflit. Elle doit obtenir du gouvernement soudanais qu’il cesse son offensive armée et accepte le déploiement d’une opération de maintien de la paix de l’ONU, afin de mettre un terme à la violence.

    Et elle doit obtenir la réouverture en urgence de négociations afin d’aboutir à un accord politique. Cet accord devra prévoir la représentation des Darfouriens aux différents niveaux du gouvernement soudanais, une garantie réelle de désarmement, et une garantie de sécurité au retour, pour les déplacés et les réfugiés.

    Nous avons le devoir de faire quelque chose pour mettre fin à cette horreur. »

    Interview dans Le Figaro, 5 mars 2005.

    On apprend aujourd'hui que la France, début mars, a pour la première fois depuis l'opération de Kolvezy, conduit une importante action aéroportée en Afrique aux portes du Darfour (cf article de Libé )