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subprimes

  • Les subprimes expliquées à l'électorat de Nicolas Sarkozy

    Bien que simplifié par rue 89, le mécanisme des subprimes est ici expliqué pour l'électorat de Nicolas Sarkozy qui avait cru au père Noël avec ses propositions de doper le crédit hypothécaire en France.

  • Incroyable : Trois bombes ont explosé à Wall street le 17 octobre

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    Une hallucinante révélation parue vendredi dans le Financial Times n’a pas été relayée en France par les grands media :

     

     

     

    Andrew Lahde était, jusqu’au mois dernier, un gérant de fonds spéculatifs basé à Santa Monica, en Californie. En 2007, il faisait l’admiration de tout Wall Street pour avoir réalisé des taux de retour sur investissement de 1000% à ses clients !!! Si, si, vous avez bien lu : 1000% (« Andrew Lahde : Le directeur de fonds spéculatif avec un 1000% de retour », Portfolio.com du 26 novembre 2007) . Ses fonds spéculaient en fait sur les défauts d'hypothèque de subprimes aux États-Unis (« avoir un Lahde », blog d’Alphaville sur le site du Financial Times du 18 octobre 2008). 

    .En septembre 2008, Lahde a fermé ses fonds, indiquant à ses investisseurs que les problèmes de crédit - la base de son profit - étaient susceptibles de continuer, mais que la possibilité de faillite des contreparties (en clair les banques qui détenaient les titres) était trop haute.

     

     

    Coup de tonnerre vendredi dernier. Lahde rend publique une lettre de remerciements sarcastiques à tous ceux qui ont participé à sa fortune et à celle de ses clients . Le Financial Times la publie d’abord et elle est reprise par tous les media financiers outre atlantique (« Lahde stoppe ses hedgefunds, et remercie des idiots pour son succès », Bloomberg.com du 17 octobre 2008).

    Sa diatribe est une triple bombe pour Wall Street.

     

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    Bombe sociologique : En effet,  Lahde par cette missive, nous instruit tous sur le bénéfice qu’il a su tirer des « idiots » contre lesquels il pariait. Lahde lance ainsi un pavé dans la mare financière en se répandant en sarcasmes sur la stupidité d’un univers qu’il méprise copieusement. Vengeur, il lâche alors toute l’amertume accumulée durant ses jeunes années pendant lesquelles il s’est senti exclu n’ayant ni les relations ni les ascendants qui lui auraient permis de prétendre, comme eux, sans forcer à une place au soleil de la haute finance. Fort de sa réussite, il n’a que plus de facilité à décrire une caste trop prévisible, sans imagination, sans réflexion, qui s’est engouffrée par pur mimétisme dans un engrenage vicié : celui des prêts hypothécaires.

    D’une part, il communique sa vision vécue de l’intérieur d’un « capitalisme ayant fonctionné pendant deux cents années : « Les périodes changent, et les systèmes deviennent corrompus. »

    Après tout, Lahde, cynique, n’a fait qu’exploiter avant l’heure la bêtise des financiers en pariant sur le fait qu’ils allaient y laisser leur slip. Et c’est ce qu’il advint !

    « Ce que j’ai appris du business des hedge funds, c’est que je le hais » écrit-il. « Je ne pourrais partager davantage cet avis. Les fruits pendants, c’est-à-dire ces idiots dont les parents ont payé la prépa, Yale et le MBA d’Harvard étaient à ramasser. Ces gens qui étaient la plupart du temps indignes de l’éducation qu’ils ont (supposément) reçue se sont élevés jusqu’aux sommets de firmes comme AIG, Bear Stearns et Lehman Brothers et à tous les niveaux du gouvernement. Toutes ces choses qui soutiennent cette aristocratie n’ont abouti qu’à rendre plus facile pour moi de trouver des gens assez bêtes pour être de l’autre côté de mes transactions. Dieu bénisse l’Amérique ».

     

     

    Bombe financière : Parce qu’au-delà des couplets acrimonieux et du réquisitoire un peu tardif contre un système dont il s’est goinfré, Lahde divulgue la rapacité, la fringale irréfléchie et l’endogamie propres au capitalisme financier. « je laisse à d’autres d’amasser des fortunes à neuf, dix ou onze chiffres. Les agendas remplis à craquer pour trois mois, ils attendent leurs deux semaines de vacances de janvier pendant lesquelles ils resteront collés à leurs Blackberries ou d’autres trucs dans le genre. Mais c’est quoi l’idée ? Tous seront oubliés dans cinquante ans. Balancez les Blackberries et profitez de la vie ».

    Naïvement, il plaide même pour qu’un Georges Soros « engage et finance un forum pour que les grands esprits participent enfin à créer un nouveau système de gouvernement qui représente vraiment l'intérêt de l'homme du peuple »

     

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    Bombe sectorielle enfin contre les firmes pharmaceutiques : Il profite de la portée qu’il pressent de son adresse, en demandant de légaliser le chanvre et la marijuana, s’appuyant sur le fait que chanvre est utilisé depuis au moins 5.000 ans pour le tissu et la nourriture, et donc tout aussi légitime qu’environ tout ce qui est produit à partir des produits pétroliers, et devrait participer, à ses yeux, d’États-Unis « vraiment devenus autosuffisants ». Enfin, il provoque l’industrie pharmaceutique en mentionnant que «  la marijuana est seulement maintenue illégale seulement parce que « l'Amérique des géants pharmaceutiques, qui possède en fait le congrès, préfère vous vendre les Paxil, Zoloft, Xanax et autres drogues provoquant une dépendance, que de vous permettre de cultiver une plante risquant de faire fondre leur magot.  »

    Alors, gamin cynique désabusé par son génie ?

    Navrant exemple d’un monde financier qui part en vrille ?

    Ou gourou tardivement auto-proclamé des financiers repentis ?

    Pourtant les bombes ont bien explosé et ce document restera dans les annales d’une financiarisation excessivement débridée mais agonisante !

    N.B. : Voir également sur le sujet, le seul blog français qui relate l’explosion, celui de l’économiste Frédéric Lordon, ICI (repris, il est vrai par betapolitique).

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  • Lorsque l'UMP et son président voulaient développer les subprimes en France

    Il y a quelques semaines, nous publiions un billet développant les conceptions diamétralement opposées entre Nicolas Sarkozy et celui qu'il désigne pourtant comme son "copain", Barack Obama.

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    Nous avions répertorié (grace, encore une fois, à l'excellent outils développé par Jean Véronis) un certain nombre de discours de l'époque en France du candidat Sarkozy qui rappelaient son engagement de développer le crédit hypothécaire dans notre pays :

    "Rappelons-nous également les nombreuses insistances du programme Sarkozy l’année dernière en matière de crédit hypothécaire pour l’accession à la propriété (voir son discours du 14/09/2006 lors de la « convention pour la France d’après », celui à Saint Quentin le 25/01/2007, celui du lendemain au futuroscope de Poitiers, ou celui de Nantes du 15/03/2007 ou enfin sa conférence de presse sur le programme présidentiel du 28/04/2007 soit quelques semaines avant l’explosion de la crise des subprimes) ! Ainsi, notre président cathodique, à l’époque, proposait de développer en France le refinancement hypothécaire inspiré du modèle américain, cela supposait la création de super(s) Caisse(s) des Dépôts et Consignations assumant un rôle comparable à celui des Governement Sponsored Enterprises qui s’écroulent justement aujourd’hui aux USA avec la crise des subprimes ( Fannie Mae et Freddie Mac )! Quelle prescience économique décidément…et dire qu'il était supposé avoir tout prévu avec son équipe... "

    Le Post, hier, à l'occasion d'un article (ici), a eu l'idée de monter les différentes séquences vidéos.

    Alors, nous nous souvenons de cette maxime lancée pendant la campagne par François Bayrou à propos de la posture fictive déjà de son adversaire qui s'était paré de références à Blum ou Jaures : "ce n'est pas parce que le renard se couvre de plumes qu'on va le prendre pour une poule"

    Alors, le PSEUDO-ZORRO-SARKO aura du mal à duper encore longtemps sur ce registre en se drapant aujourd'hui, concernant les causes du désordre financier mondial, dans les habits du vengeur mondial volant au secours de la planète contre ces affreux financiers et banquiers qui ont mis en oeuvre ce que, précisément, il s'engageait à mettre en place ici!