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verts

  • Chroniques à nulle autre pareilles

     

    C’est souvent acide, parfois sanglant. Voilà quelques temps déjà que sévit un blog dans le plus pur style journalistique des romans épistolaires : Chroniques Vénitiennes. Les lettres persanes de Montesquieu revisitées à la sauce contemporaine.

    chroniques vénitiennes.JPG


    Avec, parmi les rôles principaux :


    Doge Nicolo Da Ponte.JPGNicolo da Ponte : Doge de Venise en exercice

     

     

     

     

     

    Francesco Braïni,.JPGFrancesco Braïni : Chef de la guilde des fabricants de masques de carnaval

     

     

     

    Solène LaReine.JPGSolène La Reine : Actrice Française, joue Colombine

     

     

     

     

     

    Enfin précise la présentation, « Venise est une ville de l’écrit et du récit ». Pour preuve les correspondances abondantes que s’échangent nombre de « correspondants » notamment :


    Fabio Lauresti, gentilhomme, rédacteur de notes d’information au palais du doge,
    La Comtesse Lucia di Ridero, Conceptrice de masques,
    Angelo Lauresti, conseiller de l’ambassadeur de Venise à Paris et frère de Fabio,
    Lucas Quidami, Fabricant de masques,
    Tomassone et Norina Cortegiano, courtisans notoires,
    Melina Silva, sorcière magicienne
    Le Comte Marco di Ridero, grand voyageur devant l’éternel.
    Il Baronne Del Torchetti qui n’est pas sans nous rappeler un historien blogueur de la sphère démocrate

    Et enfin le rédacteur de libelle Gianfranco Canio

    Gianfranco Canio.JPG

     

    Des billets tout en finesse. Un plaisir à ajouter de toute urgence à votre blogroll ou google reader!

  • Modem présent aux journées d'été des Verts ? A priori, non !

    C'est vraiment dommage. Rappelons nous que François Bayrou s'était invité en son temps à un meeting UMP pour dire tout le bien qu'il pensait de la diversité et des apports différents des uns et des autres

    Hier soir, au journal de TF1, François Hollande arrive aux Journées d'Eté des verts et embrasse Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. Cette nuit, nous avons fait un rêve curieux, François Bayrou arrivait à Toulouse aux Journées d'été des Verts et serrait la main à Cécile Duflot.

    Alors que nous avons repris notre liberté politique en quittant le carcan de l'union avec la droite depuis 40 ans, pourquoi s'interdire de dialoguer avec les Verts ? Pas certain que nous ayons beaucoup de points de convergence, mais pourquoi ne pas être présent à de telles manifestations pour échanger, dialoguer et comprendre ?

    Les démocrates sont libres d'ouvrir le champ politique maintenant que ce courant de pensée est indépendant, alors ne manquons pas l'occasion de discuter avec Daniel Cohn-Bendit, avec des représentants de Nicolas Hulot et même avec José Bové, tous présents lors de ces journées d'été des Verts.

    Et il n'y pas de raison de laisser les socialistes monopoliser les discussions électorales avec les Verts, nous avons aussi dans certains cas vocation à faire un bout de chemin avec eux.

    Dialoguer, discuter et être ouverts, voilà notre ardente obligation !!!

  • 24 mai 2007 au Zenith : Le MoDem de Bayrou, " c'est le coeur et la raison"

    bdd69ff7d3eddf4d65e84867722f15fd.jpgCe ne fût pas un meeting habituel, ça, c’est sûr !

    Il est courant dans un meeting politique (et nous en avons tous connu ici des centaines au Mouvement Alcibiade - Rappel ici de qui nous sommes -) d’accueillir les spectateurs par ce qu’on nomme en général « La chauffe ». En clair, une ou plusieurs personnalités politiques ou médiatiques chauffent la salle pour le leader qui n’intervient qu’au final.

    La forme inattendue :

    Hier soir au Zénith, l’ordre s’inverse : C’est François Bayrou qui accueille lui-même les participants. Une standing ovation de près de 5 minutes (et 5 minutes c’est long pour un homme tel que lui et son désir de parler) l’empêche de finir son deuxième mot.

    Puis après une introduction il cède immédiatement la parole à une succession de témoins : Les anciens parlementaires UDF qui sont restés fidèles à leurs idées, de nouveaux candidats aux législatives, de nouveaux adhérents du MoDem dont beaucoup n’ont jamais adhéré à une formation politique auparavant.

    Un kaléidoscope sociologique inhabituel dans le monde politique :

    L’impression générale qui se dégage de l’étude que nous avons volontairement portée (en vieux briscards de la vie publique que malheureusement nous sommes…) à ces travées bondées est unique dans nos annales respectives : L’intelligence serait-elle en train de revenir au galop dans l’engagement politique avec ce MoDem  ?

    Nous avons beaucoup circulé hier dans les travées et force est de constater que l’immense majorité des 7000 personnes avaient, en fait, un profil particulier, un gène particulier comme dirait un ancien candidat à la présidentielle. Cette particularité elle se retrouvait hier sur les visages éclairés mais sans la transe quasi- mystique ou fanatisée qu’on a coutume de trouver dans d’autres formations. Cette particularité elle se retrouvait hier dans l’attention portée aux mots utilisés par les orateurs. On n’avait pas, hier soir, cette claque systématique applaudissant frénétiquement à l’énoncé de slogans, mais bien l’écoute et la réflexion d’un auditoire ému et attentif. Lors de l’intervention finale de François Bayrou, beaucoup d’entre nous ont même noté le silence général  lors d’un passage très particulier, celui dans lequel il évoquait la gravité que représente pour beaucoup l’annonce Fillon de la mise en place d’une « franchise » de 75 euros non remboursés sur les frais médicaux.

    Les anciens responsables politiques que nous sommes savent jauger une foule. Hier la foule dans sa diversité d’origines sociales, ethniques, politiques philosophiques et sans doute religieuses avait une constante : La réflexion ! Oh, certes il y eu des moments de tumultes, des moments d’enthousiasme mais sur tous les visages ont sentait des participants qui pesaient chaque mot, qui étaient attentifs aux idées-forces. L’attention de cette foule c’est une première que beaucoup d’entre nous n’avaient jamais connue à tel degré dans un meeting de campagne.

    Hier soir c’était un peu une découverte réciproque. De nouveaux militants, beaucoup de nouveaux militants visiblement ! Sans complexe, fermement décidés à ne plus rien laisser passer au pouvoir en place et à l’opposition. Sans ce formatage inhérent à beaucoup d’autres partis ! Des gens modérés mais déterminés ! Et déterminés pour participer à un Mouvement qui les respecte, qui les écoute. Ils veulent être utiles. Ils sont venus comprendre ! Ils sont venus vérifier ! Ils sont venus découvrir quel sera leur futur Mouvement, quels seront leurs futurs responsables, quels seront leurs collègues militants.

    Une jeune femme d’une trentaine d’année est venue du Val de Marne et confie à l’un d’entre nous qu’elle n’a pas voté François Bayrou au premier tour, qu’elle a voté tant au premier qu’au deuxième tour pour Nicolas Sarkozy. Elle n’avait pas vraiment suivi la campagne jusqu’au débat entre François Bayrou et Ségolène Royal entre les deux tours et qu’elle a alors douté à ce moment là. Elle a eu peur, en fait,  d’avoir  raté le coche. Elle a ensuite cherché sur internet les propositions de François Bayrou.  Elle a découvert aussi des vidéos de son passé (2002, la motion de censure et des reprises d’émissions TV) et elle a peu a peu compris qu’elle avait « cédé à la facilité des simplifications médiatiques qu’on m’avait ressassé ». Depuis elle s’était jurée de se renseigner par elle-même et de juger en parfaite connaissance de cause. C’est ce qui l’avait conduit à venir hier pour la première fois dans une réunion politique. Nous la retrouverons à l'issue du meeting cherchant à prendre contact avec des responsables sur le 94 "pour agir et vite!"

    Autre témoignage d’un ancien vert qui confie « c’est dingue ! Je retrouve ici l’esprit participatif réel qu’on a connu au début des années 80 chez nous, le réalisme en plus, le clivage en moins. » Un autre nous livre «  J’ai voté pour Giscard en 74, pour Mitterrand en 81 parce que je voulais l’intelligence au pouvoir. Depuis je ne votais plus et cette année non seulement j’ai voté, mais j’ai adhéré à un parti, l’UDF, en décembre ! » Enfin cette enseignante qui nous explique, les larmes aux yeux, et la voix qui se casse sous l’émotion, qu’elle entend ici ce qu’elle a toujours espéré entendre d’hommes ou de femmes politiques ».

    Nous en profitons pour pousser un peu plus nos investigations et titiller nos interlocuteurs : Chaque fois que par provocation, volontairement, nous débordons un peu (« oui et puis la gauche est nulle tout de même bloquée dans ces  certitudes, non ? » à un ancien militant RPR, «  Enfin il y a quand même quelques types ici qui viennent de la droite catho-réac non ? »), ce sont nos interlocuteurs qui nous reprennent et jouent les modérateurs : « Faut arrêter avec ce genre de caricatures », «  On crève de ses débats sur ce qu’ont dit tel ou tel il y a dix ou 15 ans, faut voir ce qu’ils disent aujourd’hui » ou encore « mais on s’en fout d’où viennent les gens, ce qui est important c’est où ils veulent aller et qu’ils y bossent ensemble », et même cet ancien élu municipal de Riom en Auvergne  qui nous lâche "Ca me déculpabilise et j'adhère dès que je sortirai parce que pendant vingt ans je ne pouvais pas dire combien j'appréciais certaines propositions libérales parfaitement réalistes de mes adversaires locaux!" Surprenant, au-delà de nos espérances ! Non seulement le message est en phase mais on sent la profondeur de conviction chez tous et elle ne date pas d’hier !

    Enfin nous en interrogeons beaucoup sur les législatives en cours : « oui, enfin ça va être la bérézina hein ? ». Les réponses nous impressionnent par leur portée : «  Mieux vaut perdre avec ses convictions que gagner en le reniant », « Pas si sûr, nous sommes dans notre circonscription étonnés nous-même de l’accueil ! Rien à voir avec le scénario catastrophique des sondages et des media », ou encore ce trait d’humour d’un ancien giscardien : « Et alors ? Entre 81 et 88, on m’a même jeté des pierres, craché dessus physiquement, on n’avait aucun député quasiment à l’assemblé qui osait prononcer le nom de l’ancien Président… en 89, tout le monde se disait giscardophile et en 2002 tout le monde se revendiquait l’héritier de VGE ! ». Enfin ce playdoyer pour la "longue marche dans le désert qui nécessite de s'alléger des colis encombrants!" de la part de cet avocat de Bretagne venu à la politique avec Raymond Barre.

    Les discours, les mots :

    « Vous étiez un parti de notables, vous êtes en train de devenir un parti populaire » lance l’acteur Vincent Lindon. Ovation générale ! Ceux parmi nous qui viennent du PR de Léotard, du CDS de Méhaignerie, des Clubs Perspectives et Réalités de Lamassoure n’en reviennent pas : En effet plus rien à voir avec ce qu’ils ont connu ! Le Modem ne sera pas l’UDF. Le message est clair, les anciens adhérents de cette formation qu'on a pu trouver assument pleinement : "J'en avais marre d'être en fait toujours coincé, aujourd'hui je suis libéré de me sentir en parfaite adéquation avec ma conscience", "Si vous saviez combien je remercie les Morin et consorts d'être partis! Maintenant j'ai un poids en moins!"

    « Le Modem sera un parti qui saura dire oui aux bonnes mesures et non aux mauvaises mesures, quelle que soit la situation politique », martèle Marielle de Sarnez. Les applaudissements enflamment les travées ! « finis les beni-oui-oui! », lance à notre droite une femme âgée en tailleur strict impeccable qui (nous l’apprendrons plus tard) est d’Issy-les-Moulineaux et a toujours voté André Santini !...

    « Les premiers pas dans ce sens sont encourageants, s’ils se confirment, nous voterons pour » annonce Bayrou concernant la relance d’un traité plus clair, plus compréhensible, voulu a priori par un Nicolas Sarkozy revenu de son « mini-traité ».

    Enfin surprise suprême : Quand François Bayrou évoque le passage de Mr Solly, l’un des responsables de campagne de Nicolas Sarkozy à la direction TF1, quelques sifflets commencent à poindre dans le Zénith. Immédiatement François Bayrou rappelle à l’ordre et explique : « Essayons plutôt de réfléchir comme des citoyens et de ne pas jouer dans le registre éructif ». On a vraiment changé d’époque ! Ca change considérablement des meetings traditionnels dans lesquels les orateurs calculent au contraire comment provoquer les huées  d’un public galvanisé en citant le nom de l’adversaire. A coté de l’un d’entre nous un couple de quinquagénaires applaudit la méthode qu’il apprécie visiblement : «c’est le seul à faire systématiquement ce genre de choses : faire réfléchir les gens sur le fond plutôt que de les abrutir par des tirades venimeuses concernant les personnes ! » On n’est plus dans le militantisme politique simplificateur, réducteur manifestement !

    Un ancien Chabaniste nous glisse sa conclusion : Le MoDem c’est « le cœur et la raison » (allusion à un célèbre slogan de campagne de l’ancien premier Ministre).