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  • Seuls Mme Voynet et François Bayrou sont allés à La Courneuve à l'invitation de SOS RAcisme

    Alors que le candidat de l’UMP a de plus en plus de mal a sortir de Paris comme le montre son déplacement très encadré à Meaux vendredi (voir résumé ici), que l’extrême droite a tenté une fugace apparition en catimini à Argenteuil, deux candidats seulement parmi les 10 invités par SOS racisme à La Courneuve hier : Madame Voynet et François Bayrou.

    C’est au pied de la cité des 4 000 où Nicolas Sarkozy avait évoqué son intention de nettoyer au "kärcher", que François Bayrou a pu dialoguer avec les habitants.

     

    Il a repris plusieurs des propositions du "Manifeste pour l'égalité" présenté par SOS Racisme. Dans le domaine du logement, il s'est engagé à faire respecter l'obligation légale de 20% de logements sociaux dans chaque commune en prévoyant que tous les programmes immobiliers comprennent au moins 25% de leur surface en logements sociaux. Et il a affirmé vouloir retirer aux maires qui ne respectent pas le quota de logement social imposé leur pouvoir d'attribution de permis de construire, une mesure très applaudie par l'assistance. Sur la question de l'emploi, il s'est prononcé pour une expérimentation du CV anonyme afin d'éviter les discriminations à l'embauche et a proposé que les entreprises candidates à des marchés publics souscrivent un contrat de lutte contre les discriminations.

    Nicolas Sarkozy, tout comme Ségolène Royal d'ailleurs, avait décliné l'invitation de l'association. Cependant le nom de l'ancien ministre de l'Intérieur était dans toutes les bouches à la Courneuve, où les excès de langage du candidat sont visiblement restés en travers de la gorge des habitants. "Nous on ne peut pas supporter le communautarisme que Sarkozy est en train d'installer ici depuis des années", a déclaré une femme d'origine mauritanienne.

    Les évidences sautent aux yeux : François Bayrou en réunion publique le soir même a insisté :
    "Ce matin, j'étais à la Cité des 4.000 à la Courneuve, j'étais seul. Hier, Nicolas Sarkozy était à Meaux, la ville de son ami Jean-François Copé, pour une réunion de 100 personnes dans une salle fermée, et il y avait 326 policiers et CRS. Quand on en est là, je ne sais pas si on se rend compte de ce que ça veut dire de l'état réel du pays après cinq années de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Où cela va-t-il nous mener?"