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xavier bertrand

  • Le remaniement ministériel inutile d'un obsédé de la rupturologie

     

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    Les remaniements ministériels sont toujours l'occasion d'un jeu de chaises musicales mais ils sont en général justifiés par une réorganisation structurelle rendue nécessaire pour donner une nouvelle impulsion à la politique gouvernementale à la suite d'une situation sociale, politique ou économique nouvelle.

     

    Le dernier en date, non seulement ne remplit aucune ambition nouvelle, mais en plus il consacre le régime courtisan en vigueur, manifeste un désordre anxiogène totalement en déphasage avec la situation économique et trahit finalement le seul et unique objectif présidentiel :  l'agitation perpétuelle au service de son ego.

     

    Lorsque les historiens se pencheront dans 10, 20 ou 50 ans sur la période actuelle ils auront bien du mal à faire comprendre à leurs contemporains l'illusion collective sarkozyste qui s'est installée depuis déjà 7 ans dans notre pays. Comme ils le font aujourd'hui pour comprendre les pires travers qui ont émaillé l'histoire des peuples, ils chercheront les causes sociologiques et culturelles qui ont, peu à peu, déstabilisé les consciences pour leur faire accepter trois mystifications : Le mythe de l'homme politique utilement hyperactif, celui de la rupturologie permanente au prix de l'acceptation tacite du renoncement au progrès social et enfin celui de tous les leviers de pouvoir (gouvernement, administration, justice, parlement, presse) obligatoirement vassalisés pour être efficaces.

     

    Ce dernier remaniement ministériel servira sans aucun doute leurs analyses. Car enfin, qu'a-t-on constaté?

     

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    • Un ministre du Travail, flatteur parmi les flatteurs, flagorneur en chef, indiscutablement le plus zélé thuriféraire du Chef de l'Etat, le douceureux Xavier Bertrand quitte le gouvernement pour prendre le secrétariat général du parti du président. Jugé particulièrement efficace à son poste ministériel par l'Élysée, pourquoi dans ce cas, le quitte-t-il? Pour recadrer, remettre au pas un parti qui commençait à manifester en son sein des désillusions, des velléités d'insoumission, de nouvelles ambitions iznogoudiennes faisant à terme courir de menus risques au calife actuel!

     

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    • Son remplaçant n'est autre que Brice Hortefeux,  le « meilleur ami » de trente-trois ans du président, aux fins manifestes de remplacer plus tard le premier ministre actuel François Fillon. En quittant, sans trop de regrets le très contestable ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration dont il a essuyé les plâtres, il compte bien se constituer dorénavant une image un peu plus flatteuse rue de Grenelle et récupérer au passage  le secteur de la Ville (on se demande encore bien la logique…) , ainsi que Fadela Amara pour laquelle il aura, très vite d'ailleurs, eu le réflexe de soupçonner une identité étrangère...
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    • Christine Boutin, justement peu en odeur de sainteté auprès du monarque républicain, est ainsi dépouillée d'une partie de ses prérogatives pour ne conserver que le Logement.

     

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    • Roselyne Bachelot et Bernard Laporte avaient subi un sort comparable au début de la semaine dernière en perdant la Jeunesse au profit du haut-commissaire Martin Hirsch par ailleurs toujours en charge à ce jour des solidarités actives contre la pauvreté. Jeunesse et pauvretés actives un amalgame douteux ou l'admission tacite d'un échec du régime à redonner confiance en l'avenir?... Où se situe la logique une fois de plus si ce n'est celle d'un coup médiatique de casting? N'eût-il pas été plus efficient de remplacer le plus notoirement incompétent des secrétaires d'État?

     

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    • Éric Besson, symbole public de la trahison, exhibé à foison comme l'illustration suprême de la rouerie manœuvrière du prine au service de la déstabilisation recherchée de l'opposition,  connaît une "promotion" en guise de nouvelle provocation envers ses anciens amis socialistes, en passant du secrétariat d'État à l'Économie numérique et à la Prospective au ministère occupé jusqu'à présent par Brice Hortefeux. Très en cour actuellement, Besson devrait aussi prendre du galon à l'UMP (qu'il va rejoindre) pour occuper un poste de secrétaire général adjoint.

     

     

    • Enfin, la seule surprise est une mauvaise surprise :

     

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    Nathalie Kosciusko-Morizet quitte le secrétariat d'État à l'Environnement et Jean-Louis Boorlo (avec lequel elle entretenait des relations difficiles) pour remplacer Éric Besson. Il n'y avait qu'à prendre connaissance des propos du premier commentateur sur ce point (Boorlo lui-même s'empressant de déclarer à l'AFP pour désamorcer toute interprétation différente : "C'est une fille de grande qualité. Je suis très content de l'avoir entendue heureuse lorsqu'elle m'a appelé après sa nomination") pour comprendre qu'il avait finalement obtenu gain de cause auprès de son maître en se débarrassant ainsi d'une gêneuse à ses côtés, plus efficace et talentueuse.

     

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    Pas vraiment une promotion, à première vue d'autant que si l'on voulait la voir disparaître bientôt totalement du gouvernement on ne s'y prendrait pas autrement puisqu'on lui confie ainsi un secteur ministériel qui la mettra immédiatement sous la suspicion d'un conflit d'intérêt compte tenu des activités de son frère Pierre Kosciusko Morizet, Pdg fondateur de PriceMinister. Nul doute, que la partie la plus farouchement hostile à cette brillante jeune femme dans l'électorat et la presse conservateurs saura relayer les accusations et insister sur cette sororité ("soeur de Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur et directeur du site de vente en ligne PriceMinister.com et président de l'Association française pour le commerce et les services en ligne") pour finalement parvenir dans quelques semaines ou mois à ses fins et faire ainsi place nette pour un affidé pressé.

     

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    Notons au passage : Nathalie Kosciusko-Morizet, qui sera directement rattachée au Premier ministre (comme l'était Éric Besson), s'est réjouie de disposer d'une plus grande autonomie - ce qui est une manière de reconnaître qu'elle n'en avait guère avec Borloo. Le nom de son remplaçant n'est pas encore connu.« On cherche encore le profil », confie-t-on à Matignon, embarrassé par une précipitation aussi ostensible . Car après le Grenelle 1 que NKM avait su faire voter à l'unanimité, il y a le Grenelle 2 à faire voter, et Boorlo n'est pas particulièrement réputé pour se délecter d'interminables heures passées au Parlement.

     

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    Le pouvoir et l'UMP font ainsi coup double en maskirovka en déstabilisant également le concurrent MPF sur leurs terres électorales  en laissant quelques jours auparavant filtrer le nom du sénateur villiériste Bruno Retailleau soi-disant pressenti pour remplacer Éric Besson, histoire de jouer l'ouverture à droite après la gauche...

     

    En résumé :

     

    - Une totale désorganisation ministérielle au seul profit des plus assidus des courtisans.

    - Des coups tordus aux prétendants, gêneurs et opposants. Ne manquent à l'appel (mais pour peu de temps) que les nouvelles prises au MoDem auxquelles tout le monde pense...

    - Aucune avancée fondamentale pour améliorer le sort des français.

    - Une seule préoccupation majeure : remettre au pas le parti du président.

  • Xavier Bertrand à la tête de l'UMP, What Else ?

    Pour ceux qui n'avait pas pris connaissance de ce feuilleton, cliquez sur le lien suivant et vous prendrez connaissance de l'article qui va paraître sur ce sujet demain dans le Journal du Dimanche http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200902/bertrand-l-ambitieux-en-mission_178067.html

    Et en plus, nous vous en avions déjà parlé, le Président qui n'est pas un roi fainéant sera présent le 24 janvier au Conseil National de l'UMP. Il s'ennuie, c'est certain, il aurait pu aller au cinéma pour s'occuper.

    Cette présence à l'UMP provoque un rejet total chez les démocrates. L'UMP ou du moins ce qui reste de militants nous répète que c'est le Président de tous les Français...quant il est à l'UMP l'est-il vraiment ?

    D'autre part, le chômage repart, la réponse aux soucis de nos concitoyens est-elle bien dans la réorganisation du Parti Présidentiel ?

    Nous en doutons.

    Au boulot les Ministres et les députés et sénateurs UMP, vous êtes comptables de la détresse de nos concitoyens.

    C'est la crise, une profonde crise économique, alors l'UMP et son évolution, à part les quelques milliers d'adhérents, tout le monde s'en  fout !

    Attention, 1789 n'est plus très loin !!:!

  • Daniel Garrigue. Retenez ce nom; il est le premier d'une longue série

    Il est le premier député d'une longue série de cadres de l'UMP qui claqueront au fil des mois la porte de la Sarkozie! Ce député de la deuxième circonscription de la Dordogne et ancien maire de Bergerac, vient de quitter le parti majoritaire en accusant lourdement Nicolas Sarkozy.

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    "Au sein de l'UMP, les gaullistes sont de plus en plus marginalisés"; "Il y a de plus en plus de difficultés à avoir du débat, il n'y a plus de pensée politique", a-t-il jugé, regrettant avoir "perdu la supériorité intellectuelle d'Alain Juppé et le débat"

    Certes, la présentation contre lui d’un candidat élyséen (Jérôme Peyrat, conseiller politique du président de la République et prôche de Xavier Bertrand – aux élections internes du 11 décembre prochain où doit être élu le futur responsable de l’UMP en Périgord), a, sans été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Mais reconnaissons à Monsieur Garrigue un certain courage car il est toujours difficle d'être le premier à dénoncer la politique suivie par son camp « pas assez sociale », à oser rompre la loi du silence et à quitter la douce couverture du parti majoritaire.

    A l'heure où les grands media se gargarisent de l'émiettement du PS, des départ de Mélanchon de ce dernier et de Robert Hue du PC, après s'être gaussés des défections d'opportunistes de l'UDF, ils devraient maintenant se pencher un peu sur la vague de dispersions et de sauve-qui-peut que va connaître le parti monolythique de la majorité dans les prochains mois.

    En attendant, Daniel Garrigue siègera dès lundi sur le banc des non-inscrits aux coté de Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou, Jean Lassalle.